United States of Tara: Présentation

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Une série c’est d’abord un titre et celui-ci est des mieux trouvé, un anglais élémentaire suffit pour comprendre en quoi le titre définit si bien le pitch. Car ensuite, il y a le pitch qui va vous pousser à regarder le pilote. United States of Tara c’est le quotidien d’une famille de banlieue de deux enfants, Kate et Marshall.Le père est paysagiste et la mère, Tara, est artiste peintre. Elle peint des fresques, plus précisément. Excitant, non? Ah oui, j’oubliais, le travail de la mère et sa vie de famille sont souvent perturbés par des comportements masculins où elle se soule de bières et jure comme un charretier quand elle ne s’habille pas comme une salope et aguiche pleine de vulgarité tous les mecs à la ronde. Elle souffre, en fait, de troubles dissociatifs de l’identité. Chaque ‘état’ de Tara a connaissance de l’autre mais s’en sent étranger. Elle n’a aucun moyen de contenir l’apparition de ses ‘alters’ et est inconsciente de ce qu’ils font lorsqu’ils prennent possessions de son corps. Voilà pour le pitch.


Pour ce qui est du pilote, il présente bien la série puisque l’on y fait la rencontre des deux des principaux alters de Tara, ainsi que des principaux protagonistes. Il y a le père qui est des plus patients avec les troubles de son épouse, la fille rebelle et le garçon plus consensuel (quoique…). Ils vivent aussi très bien la situation contrairement à la sœur de leur mère; La fameuse sœur cool incapable d’avoir une vie stable mais qui cette fois ne semble rien avoir à envier à la sœur qui a mieux réussi, la suite nous prouvera le contraire. Le jeu de Toni Colette (oui, oui, Muriel) est excellent, chapeau, parce jouer autant de personnages en une vingtaine de minutes ce n’est pas aisé, même s’il est vrai que les alters sont caricaturaux. Produite et créée par Spielberg et avec un scénario signé par Diablo Cody (Juno), la génialissime Showtime n’a rien laissé au hasard.


Enfin, la cerise sur le gâteau: le générique. La musique est très belle, à l’instar de celle de Juno, et bien choisie avec des changements de rythme qui arrivent comme des changements d’états (musique du groupe The Polyphonic Spree). Le générique commence sur un album photo qui s’ouvre comme ces cartes d’anniversaire qui lorsqu’elles se déplient, nous offrent une mise en scène de carton colorié. On découvre, alors, en carton animé les alters de Tara et Tara elle-même.


Je vous conseille vivement cette série qui est bien plus qu’un concept original. Assez étrangement, United States of Tara nous offre le tableau d’une famille parfaite, à mon sens. La maladie de Tara a forcé la famille à beaucoup communiquer, le couple semble incassable et les enfants en ont gagné en maturité. Ils s’entendent au mieux et leur tante Charmaine est toujours dispo pour filer un coup de main. J’ai rarement vu une telle osmose entre des parents et des ados. On rit souvent et on devient vite attaché à cette famille qui nous touche par ses problèmes d’un quotidien pas si loin du nôtre en fin de compte…


Bilan de la saison 1 à suivre prochainement

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