17 mai 2009
Dollhouse: Bilan saison1
A la mi-saison, Dollhouse s’était révélée et depuis ça n’avait été que crescendo. L’enquête de l’agent Ballard a enfin aboutit et on a enfin découvert le fameux Alpha. De bonnes pistes pour la suite semblent s’être profilées.
Il est agréable en tout cas de suivre une histoire qui avance. Whedon nous a fait attendre mais jamais tourné en bourique. L’agent Ballard a trouvé la Dollhouse, ce qui représentait à mon sens l’intrigue principale. J’ai toujours sous-estimé, et à tort, cette histoire d’Alpha.
Ensuite, Caroline s’est révélée aussi intelligente que prévu et la confrontation avec son esprit était originale. C’est un beau tour de main des scénaristes, car de la sorte ils ont pu faire parler Caroline et confirmer qu’elle est bel et bien volontaire. En effet, on assiste lors de ce dernier épisode à un beau twist. Ballard rentre à la Dollhouse, Caroline demande à y rester, Alpha était déjà mauvais avant la Dollhouse et Mellie va être libérée de son contrat sans regretter de s’être engagée. Il semblerait donc que pour la saison 2, le diable ne soit plus personnifié par Adelle De Witt mais par Alpha qui n’est plus une victime de l’institution mais son bourreau.
Autre point positif: les poupées et leur empreintes. D’abord, j’adore la personnalité récurrente que l’on donne à Sierra, l’image même de la femme fatale. Ensuite, comme Ballard l’a avancé, une personne est bien plus que sa mémoire, c’est une âme et ça on ne peut la changer. Ceci explique que les dolls s’attachent au fil du temps les unes aux autres et qu’elles savent aimer. Au moins la série peut avancer sur ce plan là et on n’est pas obligé de toujours leur faire faire un traitement pour qu’elles soient intéressantes. Enfin, on sentais que le dr Saunders était spéciale mais une poupée… j’avoue avoir été assez bête pour ne pas y avoir pensé. Par contre Mellie la doll ça sentait loin à la ronde.
Si je reste sur une bonne impression du final, c’est certainement parce que les dernières scènes ont réussi à me faire larmoyer. Ballard s’engage à condition de libérer Mellie tout en sachant qu’il ne pourra jamais vivre leur histoire d’amour. Oh, le “everybody’s got to learn sometimes” sonnait trop juste. La chanson est simple mais magnifique et c’est surtout la BO d’un film culte “Eternal Sunshine of the Spotless Mind”. Dans ce film, il est aussi question d’amour et d’esprit qu’on efface mais au final les sentiments triomphent des pensées et souvenirs. Ca colle avec le geste d’Echo envers Topher. Elle lui touche le coeur après son traitement comme pour lui rappeler qu’au-delà des machines, les poupées ont une âme, ce sont des humains. Toujours sur le même air de de the Korgis, Whiskey/Saunders donne une sucette à Victor pour le réconforter. On avait déjà pu remarquer auparavant son intérêt pour ce patient et maintenant ils ont bien plus en commun qu’au départ. Enfin, le plus déchirant, on assiste aux adieux de Ballard à Mellie. Espérons que pour elle aussi l’âme l’emportera.
La série présente aussi les poupées comme heureuses contrairement aux hommes qui les manipulent. Topher, Adelle et Ballard bien que libres ne sont pas épanouis. Ils se jettent corps et âme dans le travail pour oublier leur vide intérieur. Ce vide il le comblent avec des poupées ainsi Adelle entretient une relation avec Victor et Topher utilise une poupée pour fêter son anniversaire car il n’a personne avec qui le fêter. Finalement, le vide dans lequel vivent les actifs hors mission est bien plus attrayant. On en vient à se demander s’il ne vaut-il pas mieux vivre aveuglément un bonheur factice que posséder son libre-arbitre et être conscient de ses malheurs.
Publié par bloubbloub at 6:26 dans Dollhouse Taggé conspiration, critique, Dollhouse, Fox, Joss Whedon, SCIENCE-FICTION





























