23 mai 2009
Desperate Housewives: Bilan saison5
Le bébé de Marc Cherry continue de prêcher dans l’inégalité. Desperate Housewives me fait toujours autant rire qu’avant mais pourquoi s’obstine-t-elle à créer un arc dramatique à chaque saison?
Celui de cette année a plombé toute la saison. On a su rapidement qui était Dave, pourquoi il en voulait à un voisin en particulier et comment il comptait se venger, bien qu’il ait du changer ses plans, le meurtre est resté le seul moyen d’assouvir sa soif de vengeance. Puisque l’on sait le qui, le quoi et le pourquoi, il n’y a plus que le quand, quand Dave va-t-il être découvert ou quand va-t-il tuer. Avec un quand en suspend, beh on ne peut faire qu’attendre, et l’attente vu longue, très longue.L’intrigue, qui n’en était pas vraiment une, a tiré en longueur et c’est avec soulagement que je dis au revoir à Dave.
Par contre, c’est avec tristesse que j’ai vu partir Eddie. Sa mort a vraiment été mal traitée, j’aurais préféré quelques scènes supplémentaire pendant lesquelles elle aurait vasciller entre la vie et la mort. On a eu droit à une mort expéditive qui plus est n’était pas une surprise. Bien que ne lisant pas la presse people et les sites remplis de spoilers, j’avais par mégarde appris le départ de Nicolette Sheridan et au vu du comportement psychotique de son mari il était évident que son personnage n’allait pas simplement partir de Wisteria Lane mais y mourir. L’épisode très housewivien où chacun lui rendait hommage était trop facile. On fait un épisode pour Eddie et puis basta on n’en parle plus. De plus, j’ai toujours détesté ces épisodes en flash-backs comme celui de l’homme de main car tout simplement ça ne fait pas avancer le schmilblik et ils sont trop édulcorés.
Les dialogues entre Eddie et Susan représentaient une part importante des ressorts comiques de la série. Toutes les housewives sont manipulatrices et hypocrites et Eddie était le seul personnage franc. Elle ne cachait pas ses intentions au risque de paraître garce et à ce titre elle me manquera (ouf, je suis à deux doigt d’écrire une oraison funèbre).Je suppose que c’est maintenant Katherine qui servira de cinquième roue. Moins garce qu’Eddie mais tout aussi attachante par ses déboires sentimentaux et professionnels. Réussira-t-elle là où Eddie à échouer, garder le tant convoité Mike? Tel est le cliffhanger de cette cinquième saison. Le final avait furieusement des airs de final de saison3 dont le mariage n’était certes pas le cliffhanger mais était du moins le thème principal, avec à la clef le mariage de Susan et d’un certain Mike, tiens, tiens. Cette relation impossible était aussi à l’honneur du final de la saison précédente puisqu’on découvrait que 5ans plus tard, ils étaient divorcés. On commence donc à être blasé par ces amours impossibles.
Par contre du côté de Bree, les amours commencent à me passionner. Je ne sais pas si c’est parce qu’elle est castratrice mais les scénaristes lui ont toujours imposé des maris mous. Il était donc temps de mettre du piquant dans sa vie avec un homme qui a des couilles. L’ex de Susan avait déjà eu droit à une histoire avec Eddie mais celle-ci n’avait pas eu d’autre intérêt que d’alimenter les disputes entre d’une part Susan et Karl et d’autre part d’Eddie et Susan. Ici, le couple que forme Bree et Karl est en lui même intéressant. Enfin, un hommeà la mesure de la ménagère la plus guindée méticuleuse des suburbs . L’idée de confronter le flegme et les bonnes manières de Bree à la désinvolture de Karl est tout bonnement excellente et leurs répliques sont parmi les meilleurs de la saison.
Le retour de Karl avait déjà été apprécié plus tôt dans la saison lors d’une confrontation avec Susan à l’école de leur enfant repectif. Susan travaille enfin, cela rend son rythme de vie plus crédible et offre de nouvelles opportunités scénaristiques. Des épisodes avec la tante de Chuck (de Pushing Daisies), j’en redemande!
Il n’y a pas que Susan qui ait trouvé un job cette année, Carlos a retrouvé la vue et par la même occasion une place de cadre dirigeant. Une facilité scénaristique de plus après le bond de cinq ans opéré la saison précédente. Ce bond devait permettre de faire évoluer les personnages et en particulier celui de Gabrielle. Les scénaristes n’ont pas su soutenir le changement bien longtemps et après une petite dizaine d’épisodes Gaby est redevenue aussi riche, belle et superficielle qu’avant. Dommage, parce qu’elle était toujours aussi savoureuse en femme au foyer débordée en témoigne la scène où elle oblige sa fille à courir derrière la voiture. Juanita tout comme MJ est un nouvel atout pour la série, elle pousse sa mère à faire des introspections et elle exprime le regard critique du spectateur quant aux dérives égoïstes et narcissiques de Gaby. Pour la saison prochaine, la famille Solis sera encore agrandie avec l’arrivée d’Anna qui m’a rappellé celle de Kayla chez les Scavo. Une enfant ou ado difficile qui va poser problèmes et dont les scénaristes se débarrasseront dès que les ficelles auront été usées.
Le bond de cinq ans aura en fait permis de donner une nouvelle progéniture aux wives et de faire murir les anciens ados. Cela aura sans doute aidé à donner un souffle neuf aux histoires tout comme la nouvelle carrière de Bree. Par contre du côté des Scavo le tournant a été mal pris, Tom et Lynette continuent à alterner plein amploi et chômage et les story-lines autour de leurs ados sont bien moins intéressantes que celles d’Andrew et de Julie.
Je reste cependant accro à DH. La série garde malgrè ses faiblesses scénaristiques le ton léger et piquant qui a fait sa réputation. Surtout, elle a su présenter le quotidien des femmes au foyer comme plus mouvementé et passionnant qu’il n’y paraît. Les wives sont peut-être dans des schémas archaïques mais ce sont elles qui commandent à Wisteria Lane, leur intelligence sert les plus basses manipulations qui nous laissent penser que les femmes n’ont jamais eu besoin du féminisme pour diriger le monde.
Publié par bloubbloub at 10:35 dans Desperate Housewives Taggé abc, COMEDIES DRAMATIQUES, critique, Desperate Housewives, Marc Cherry, suburbs






























Belle conclusion. Je te rejoins sur certains points mais j’estime que la série est devenue totalement insipide ; elle n’est plus que le produit décongelé qu’on recongèle, propice aux microbes.
Je te rejoins pour Bree en fait mais c’est le même constat que pour les autres housewives. Finalement, elles ne dominent de par la faiblesse de leur mari respectif. En quelque sorte, ils sont là pour subir les sautes d’humeur de chacune sans dire un mot qui pourrait les contrarier. C’est pour cela que je vois d’un bon œil la relation très mal amenée mais intéressante entre Karl et Bree.
Mais la série est perdue pour toujours pour moi… Je sais bien que les scénaristes se reposeront sur leurs lauriers avant que l’audience ne descende en-dessous de la barre des 10 millions. et compte tenu de l’audience du season 5 finale, c’est un fait imminent.
C’est vrai que la machine est grippée (faute de respect de la chaîne alimentaire, lol).
Les maris de Bree ont toujours été à mes yeux de grosses râclures tellement que je n’avais pas réalisé que les autres housemen n’était pas bien plus consistants. Tom par exemple n’est que le cinquième ou plutôt le septième enfant soumis à l’autoritaire Lynette.
Il est difficile d’encore défendre la série, il y a l’habitude (on s’attache au bout de cinq années), l’espoir et puis voilà dans sa partie comédie elle reste efficace.
Tes pronostics sont justes, j’espère que les scénaristes les déjoueront en nous offrant une meilleure saison. Mais après six saisons il serait tout aussi honorable de faire arrêter DH avant de revoir un enième retournement de situation entre Mike et Susan et avant que Lynette nous mette au monde des quadruplés !!