octobre, 2009

Cougar Town: Présentation°°

La population vieillit et le public aussi. Les scénaristes l’ont compris et essaient de faire coller au mieux leurs héros à ceux qui les suivent de semaine en semaine. Après Eastwick, c’est donc au tour de Cougar Town de s’atteler aux problèmes des quadragénaires. Est-il plus difficile de vieillir quand on est une femme? La vie est-elle finie à 40 ans? A-t-on assez profité de ses 20 ans? Tant de questions auxquelles la série tente  de répondre par l’humour.


A la première de ces questions, la série répond par l’affirmative et il n’y a rien de nouveau. On dit du charme masculin qu’il se bonifie avec les années  tandis que les atouts féminins sont réputés se faner. Mais ce qui est certainement plus innovant c’est d’oser nous le montrer en nous mettant face à des mœurs qui nous dérangent. Que Hank Moody dans Californication enchaîne jeunes conquêtes sur jeunes conquêtes nous choque peu. On dira de lui que c’est un Dom Juan, un hédoniste. Maintenant si Karen adoptait le même comportement, il ne fait pas de doute que certains penseraient qu’elle est désespérée ou pathétique. On se rend donc compte que la série de Showtime qui se veut provocatrice ne l’est pas tant. Je n’irais quand même pas jusqu’à dire que Cougar Town l’est, car on est sur ABC et qui plus est en 2009, après le phénomène Sex and The City. Mais la série met le doigt sur ce qui pourrait gêner , surtout dans une Amérique conservatrice: voir des femmes divorcées de l’âge de votre mère chasser de jeunes proies, telles des cougars (terme américain qui désigne les femmes mûres qui sortent avec de jeunes hommes).


Le public visé est aussi féminin que le casting. C’est une série de femmes par des femmes  et pour les femmes. Je ne cherche pas ici à émasculer un public potentiel mais le ressenti est bien différent de part et d’autre. On peut rire d’être dans pareille situation, on peut rêver d’éviter de l’être ou l’on peut juste regarder cela comme un compte-rendu sociologique. Car la sitcom ne va pas vous faire mourir de rire , tout au plus sourire. Au mieux, elle vous conscientisera sur une réalité sociale à laquelle nos normes ne se sont pas encore adaptées.


*Pour un pitch parlant, vous pouvez cliquer dans la colonne droite ou sur le lien suivant

Eastwick: Présentation°°

Prenez Charmed mettez-y une dose de Desperate Housewifes et vous vous retrouvez avec trois quadras aux pouvoirs surnaturels toutes droites sorties d’Eastwick. La série vous l’avez compris n’a rien d’innovant et joue sur un thème qui commence à m’agacer celui de la femme forte et indépendante mais qui reste scotchée à un idéal petit bourgeois.


L’atmosphère d’Eastwick est elle-même assez banale. Les décors me rappellent ceux de nombreux films de sorcières se déroulant dans de petits villages avec des habitations de type manoir. Vous y ajoutez que le soleil y brille toujours et je pense que vous avez une bonne idée du tableau général. Tout le monde se connaît et comme à Wisteria Lane les bruits courrent plus vite qu’Usain Bolt himself. Bien sûr on a droit la blonde, la rousse et la brune qui sert en même temps de représentante d’une minorité.


Cependant, la série remplit son contrat d’entertainement. Elle a l’avantage d’avancer sur plusieurs fronts à la fois ce qui peut également devenir un point négatif si elle n’accélère pas sa vitesse de croisière. En effet, les problèmes de sexe n’y sont pas tabous, on y parle aussi des difficultés d’être mère, de mener sa carrière et de pouvoir à quasi 40ans encore trouver l’âme soeur. En toile de fond, les sorcières découvrent lentement leurs pouvoirs sans que cela ne les trouble plus que cela d’ailleurs. Il semblerait donc que dans un premier temps la série se focalise plus sur son côté DH que son côté Charmed. J’ai du mal à imaginer pour l’instant que des êtres fantastiques sortis de l’enfer débarquent sur la place du village.


Ce qui m’a dérangé pendant ces premiers épisodes, c’est le traitement de ce qui me semble être le fil rouge de la saison ou peut-être même de la série. J’aimerais que les scénaristes nous donne plus de pistes sur l’identité du nouvel habitant énigmatique d’Eastwick (sur ce coup on se croirait un dimanche sur ABC). Mais peut-être suis-je trop impatiente… Après tout c’est normal le beau et ténébreux Darryl Van Horne est le seul à connaître toute la mythologie des sorcières d’aujourd’hui et d’hier. Et c’est sur ce point que la série à selon moi un bon potentiel.

Glee: Présentation°°°°

Glee est une nouvelle comédie de la Fox qui a la particularité d’être musicale.  Mais cela ne doit pas vous rebuter car elle est bien plus que cela. Glee est l’illustration parfaite d’une nouvelle génération de teen movie. Elle reprend la tendance actuelle à Hollywood de faire des loosers des héros.


Dans chaque teen movie, il y a le bully, la cheerleader, le quaterback et l’intello ringard. Tous ces ingrédient sont repris dans Glee en y ajoutant l’homo et la black victimisante. Comme dans les récents Napoleon Dynamite ou Juno, ce sont les minorités, les reclus qui sont au centre du show. A vrai dire le thème de la série lui même appelle à tous les retrouver. Les winners se bourrent entre eux sur le gazon, leurs compagnes les encouragent à moitié à poil dans des figures acrobatiques et les autres se retrouvent au glee club.


Ce qui est intéressant ici c’est que les winners  pour différentes raison rejoignent aussi le glee club. Non seulement on apprend donc  à apprécier les loosers autrement que par la pitié mais on se plaît aussi à découvrir le quaterback et sa cheerleader autrement que comme les rois de la prom.


Mais ce qui constitue l’essence même de Glee, c’est la représentation du monde professoral qui certes n’est pas originale mais est des plus distrayante. Car l’intérêt du show réside dans les rivalités qui divisent les prof et en particulier Will, le prof de chant et Sue, l’entraîneuse des cheerleaders. Ils ont pour arbitre le directeur de l’école dont l’accent pakistanais vous charmera à coup sûr. A la palette des profs s’ajoute le coach de foot bourru dont les manières sont aux antipodes d’Emma, la conseillère aux études qu’on croirait toute droite sortie de Pushing Daisies avec ses tenues tons sur tons et assorties au décor.


Glee c’est une chorale et donc de la musique. A chaque épisode on découvre quelques chorés qui reprennent des tubes actuels ou remettent les classiques anglo-saxon au goût du jour. Cet aspect m’avait fait un peu peur au départ car 50 minutes par semaine de comédie musicale me semblaient trop. En fin de compte, ces instants sont assez courts que pour ne pas saper l’histoire et les chorégraphies sont une fois sur deux à prendre au second degré. Beaucoup voient d’ailleurs dans la série une parodie des hits du box-office américain comme High School Musical.


Je ne dirais pas que Glee soit la bonne surprise de la rentrée car le pilote nous avait déjà été offert en guise d’amuse-bouche en mai. Mais je peux dire du moins que ce sont des agréables retrouvailles que j’ai faite avec ma bande de choristes loosers.

Enfin de retour

Après une très, trop, longue absence, le poisson est de retour et surtout a à nouveau le net! Seul avantage de cette période coupée du monde virtuel: j’ai un stock de séries incroyable à rattraper. J’espère vous faire part au plus vite de mes impressions sur cette nouvelle saison qui débute. à bientôt