novembre, 2009

Bored to Death: Présentation°°

Avec un titre pareil, on ne peut qu’associer l’ennui à la nouvelle production de HBO. Bien qu’ayant entamé le pilot avec à l’esprit des critiques très positives, je me suis retrouvée au bout de seulement 10min assoupie sur le sofa! Mais en tant que sériephile avertie, une deuxième chance et un deuxième visionnage s’imposait.


Jonhathan est un écrivain new-yorkais dont le premier roman a été un succès. Vous devinez j’en suis sûre la suite…il ne parvient pas à écrire le second! Conforme au stéréotype de l’artiste, Johnathan boit et fume mais assez étrangement, ne court pas les jupes des filles ,juste celles de sa copine ou plutôt ex-copine puisqu’elle le quitte dès le premier épisode. Pour retrouver l’inspiration et ne pas s’enfoncer dans la dépression, il décide de s’improviser détective privé non-licencié. Voilà le topo qui m’avait assez emballée, mais qui malheureusement ne m’a pas fait travailler les zygomatiques. Je pense que le pilot était trop prévisible, c’est peut-être l’inconvénient de lire les pitchs et regarder les trailers. Mais je le fais pour d’autres séries qui n’en n’ont pas été desservies pour autant.


Passé l’introduction de Johnathan, la série devient regardable bien qu’on garde l’envie d’étouffer le poète maudit dans son imperméable de détective privé. A chaque épisode, une nouvelle pseudo-enquête qui de temps à autres fait rire. En toile de fond, sa relation houleuse avec son ex, looseuse avec son BFF et foireuse avec son éditeur. Dans ce rôle: Ted Danson, toujours impeccable quand il s’agit de jouer les riches mégalomanes.


On apprécie l’apparition en guest star et dans son propre rôle de Jim Jarmusch et quelques clin d’oeil satiriques sur les dernières tendances bio bobo bien-être. Je n’abandonne pas la série (j’en suis au quatrième épisode) car je suis hbotienne dans l’âme et le network ne m’a jamais déçue jusqu’à présent. De plus, New-York, le monde de l’édition, la maladresse de Jonhathan me replongent dans l’univers de Woody Allen. Et pour compléter le tableau, ça ne m’étonnerait pas que l’on découvre bientôt les origines juives du héros. Du Woody sur HBO et en série, ça avait tout pour me charmer…

White Collar: Présentation°°°°

Comme vous avez pu le remarquer, j’ai décidé de commencer la saison par les nouveautés. Logique en somme. White Collar était une des seules dont le trailer m’avait plu. L’escroc surdoué et beau gosse qui travaille pour les forces de l’ordre était un thème déjà bien connu dans les fictions. C’était donc une valeur sure et il ne restait plus qu’à trouver les bons acteurs et réussir à garder le rythme durant plusieurs d’épisodes. Défi réussi, selon moi.


Pas de guns on remplace l’action par la cervelle; tendance qui est générale d’ailleurs lorque l’on suit les experts qu’ils soient à Miami, Las Vegas ou Manhattan. Mais comme dans “Catch me if you can”, l’intelligence ne servirait pas aussi bien  si elle n’était pas enfermée dans une tête plus qu’agréable à regarder. Place au sourires ravageurs, aux yeux de serpent et aux belles paroles qui ont raison des êtres les plus éveillés. Il aura fallut trois ans à l’agent Burke pour retrouver le malfaiteur. Maintenant, c’est le malfaiteur qui cherche à le retrouver afin de passer un accord de partenariat avec le FBI. Je vous laisse voir par vous-même par quelle façon tordue Neal Cafferty prendra contact avec Peter Burke.


La vie personnelle des deux protaonistes  prend une place assez importante dans le récit et c’est ce qui lui permet d’avoir un côté plus addictif que les productions de Jerry Bruckheimer. J’ai été surprise de retrouver dans le rôle de la femme de l’agent Burke, Tiffany Thiessen qui semble enfin avoir accepté son âge en jouant la trentenaire voire plus. Elle joue la housewife que le mari délaisse pour le travail (classique). L’arrivée de Neal l’escroc lui offre l’opportunité de jouer un rôle plus important dans la vie de son mari. La relation entre elle et Neal pourrait d’ailleurs devenir intéressante par la suite, puisque Mme Burke est bien plus cool et jeune que son mari. Et elle s’entend à merveille avec celui qui avait été pendant des années l’obsession première de son mari.


Je ne vous ai pas encore trouvé la perle de l’année, mais peut-être est-elle encore en cours de fabrication dans sa coquille. En attendant, on se met au vert avec des délits en col blanc en se remémorant une certaine affaire Madoff. Enjoy it!

The Middle: Présentation°°°°°

A middle age from the middle class in the middle of nowhere. Ou pour les anglophobes: la vie de monsieur et madame toutlemonde dans une banlieue américaine. The Middle c’est donc une sitcom qui  a enfin compris qu’il ne faut pas un concept original pour être réussi.


Car ce qui nous est proposé, c’est du quotidien. Celui d’un couple de parents qui essaie tant bien que mal de s’en sortir avec 3 enfants et un prêt hypothécaire.Mais dans the middle l’acteur qui est censé avoir 16 ans n’en a pas le double et sa soeur de 14 ans est loin d’être la future queen of the prom. Oublié aussi les enfants plus matures que leurs parents, chacun a sa place. On va vous apprendre à rire de la “vraie réalité” et des problèmes de tous les jours.


La série exagère certes parfois le trait, les protagonistes ont toujours la poisse avec eux mais rare est celui qui peut être objectif et admettre qu’il est chanceux. Les problèmes financiers sont récurrents dans la série et ce, en partie, par tous les plans qui se déroulent dans la concession où travaille la mère de famille, Frankie. Chaque fois qu’on la voit peiner à vendre ses voitures, on ne s’empêche de penser à son chèque de fin de mois qui ne couvrira qu’à peine les dizaines de prêts qui tomberont à échéances.  Et c’est bien un portrait au vitriol que l’on nous dresse de cette société américaine de consommation, qui consomme plus qu’elle ne produit.Le vrai problème de l’Amérique c’est  son rêve américain et sa foi inébranlable en un avenir meilleur. Qu’importe que nous n’avons pas les moyens , si nous ne les avons pas aujourd’hui c’est que nous les aurons demain: yes, we can!


Les enfants semblent peu touchés par ces problèmes d’argent. Comme beaucoup d’ados, Sue, la seconde de la famille, cherche sa voie. Elle s’essaie à toutes les activités extra-scolaires sans jamais rencontré le succès. De son frère aîné, nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est qu’il adore se balader à poil. C’est le cadet qui est certainement le plus attachant de tous. Exclu socialement, il a développé un TOC et répète ses fins de phrases à voix basse. L’acteur est excellent dans son rôle de petit génie misanthrope épris de littérature. Enfin, il y a le père, plus effacé, il oublie de faire tout et compte toujours sur sa femme. La mère est donc le noyau de la famille et de la série.


J’aime le parti pris par Eileen Heisler: nous divertir sans être raccoleur ou tapageur, et qui plus est, tout en faisant du social. Voici qui démarque pas mal des autres nouveautés de la saison.