The Middle: Présentation°°°°°
A middle age from the middle class in the middle of nowhere. Ou pour les anglophobes: la vie de monsieur et madame toutlemonde dans une banlieue américaine. The Middle c’est donc une sitcom qui a enfin compris qu’il ne faut pas un concept original pour être réussi.
Car ce qui nous est proposé, c’est du quotidien. Celui d’un couple de parents qui essaie tant bien que mal de s’en sortir avec 3 enfants et un prêt hypothécaire.Mais dans the middle l’acteur qui est censé avoir 16 ans n’en a pas le double et sa soeur de 14 ans est loin d’être la future queen of the prom. Oublié aussi les enfants plus matures que leurs parents, chacun a sa place. On va vous apprendre à rire de la “vraie réalité” et des problèmes de tous les jours.
La série exagère certes parfois le trait, les protagonistes ont toujours la poisse avec eux mais rare est celui qui peut être objectif et admettre qu’il est chanceux. Les problèmes financiers sont récurrents dans la série et ce, en partie, par tous les plans qui se déroulent dans la concession où travaille la mère de famille, Frankie. Chaque fois qu’on la voit peiner à vendre ses voitures, on ne s’empêche de penser à son chèque de fin de mois qui ne couvrira qu’à peine les dizaines de prêts qui tomberont à échéances. Et c’est bien un portrait au vitriol que l’on nous dresse de cette société américaine de consommation, qui consomme plus qu’elle ne produit.Le vrai problème de l’Amérique c’est son rêve américain et sa foi inébranlable en un avenir meilleur. Qu’importe que nous n’avons pas les moyens , si nous ne les avons pas aujourd’hui c’est que nous les aurons demain: yes, we can!
Les enfants semblent peu touchés par ces problèmes d’argent. Comme beaucoup d’ados, Sue, la seconde de la famille, cherche sa voie. Elle s’essaie à toutes les activités extra-scolaires sans jamais rencontré le succès. De son frère aîné, nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est qu’il adore se balader à poil. C’est le cadet qui est certainement le plus attachant de tous. Exclu socialement, il a développé un TOC et répète ses fins de phrases à voix basse. L’acteur est excellent dans son rôle de petit génie misanthrope épris de littérature. Enfin, il y a le père, plus effacé, il oublie de faire tout et compte toujours sur sa femme. La mère est donc le noyau de la famille et de la série.
J’aime le parti pris par Eileen Heisler: nous divertir sans être raccoleur ou tapageur, et qui plus est, tout en faisant du social. Voici qui démarque pas mal des autres nouveautés de la saison.























Eh bien, cette série n’est pas la plus populaire de la case comédie du mercredi de ABC, mais c’est assez sympa, moins lourd que Cougar mais inférieur à Modern FamilY. Je ne pense pas que ABC lui laisse le temps de se construire ni de se faire un nid tranquille vu les faibles audiences et le lot de nouveautés à venir, mais qu’importe c’est assez sympa, tout simplement.