'bloubbloub de mots'

Breaking Bad: Retour gagnant°°°°°

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La saison 2 de Breaking Bad construite avec des flashforward était excellente et confirmait la perfection dans laquelle la série s’était ancrée dès son pilot. Il était donc naturel de craindre une baisse de régime, surtout que la configuration initiale avait changée puisque Skyler avait quitté Walt et que celui-ci était en rémission. L’argent “dûment gagné” était plus que suffisant et il état normal de penser que Walt veuille arrêter pour profiter de sa vie et récupérer sa famille. Comment donner au principal protagoniste les motivations de continuer?


C’est cette question que doit certainement hanter Pollos, le sage dealer. Walt ne veut plus cuisiné et pourtant le scénario garde tout son intérêt. Peut-être est-ce parce que l’on sait que tôt ou tard il s’y remettra. Mais Walt est devenu un pro et les épisodes consacrés à ses premiers pas dans le crime appartiennent définitivement au passé. Ce qui m’intéresse maintenant c’est le cercle familial de Walt. Skyler se montre plus intelligente que je n’aurais pu le penser et Walt est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer maintenant de lui, un fin manipulateur auprès de son fils. Lui le criminel parvient à être aux yeux de tous la victime et la frustration de Skyler et sa façon de la gérer est magnifique à voir. Chaque petit-déjeuner à la table des White est assurément délicieux.


/*SPOILERS EPISODE 4*/Les amphèt ne sont donc pas pour l’instant à chercher chez le professeur mais plutôt chez son disciple, Pinkman. Les synergies entre les deux zigotos sonstituent la base des scènes anthologiques de Breaking Bad. Si dans un premier temps, Walt est assez touchant quand il s’inquiète pour celui-ci, la façon dont il le traite est vraiment exécrable et on a réellement pitié de voir Jesse coincé avec ce fou. Sans lui, il est seul. Et à vrai dire sans Jesse, Walt est aussi, bien seul. Mais puisqu’il est devenu sociopathe ça n’a pas vraiment d’importance pour lui. Il fout tout en l’air, ses relations professionnelles, criminelles, tout pour se consacrer à sa famille. Malheureusement, ce n’est plus l’amour qui le pousse mais l’orgueil. Quelque soit le domaine, il veut tout commander et n’accepte pas l’échec. Ainsi, il devient carrément fou quand son associé ose cuisiner sans lui alors qu’on aurait pu espérer que le pédagogue paternaliste des premiers épisodes se réveille et congratule l’ancien cancre. Mais plus rien n’intéresse Walt à part lui même.


Heureusement, certaines personnes mal intentionnées arrivent et vont lui remettre les pieds sur terre, si pas sous terre. /*FIN DE SPOILERS*/La présentation des jumeaux a été soignée du premier plan du season premiere à l’épisode 3 où l’on apprend finalement qui ils sont et ce qu’ils veulent. Je trouvais ça bien trouvé le lien fait avec la saison passé et des évènements dont avait peut-être sous-estimé les causes et conséquences.


Si 2 années se sont écoulées depuis que Walt a découvert son cancer, à l’écran le temps s’écoule doucement .  Les connexions entre les épisodes sont donc importantes, on ne peut pas facilement zapper un élément en faisant un saut dans le temps. L’accident annoncé pendant les 8 épisode de la saison passée est encore présent dans toutes les scènes, il sert de toile de fond. Beaucoup portent encore le ruban bleu, la voiture de Walt en montre encore les stigmates tout comme son conducteur qui éprouve semble-t-il des remords et Saul essaie d’en profiter pour se faire un max de tune. On en retiendra surtout la scène du gymnase, si bien jouée qu’on à l’impression d’y êre tellement le malaise est profond.


Fait marquant dans le troisième volet des aventures hautes en couleurs de mr White et Pinkman, c’est qu’ils ne monopolisent plus l’écran, en particulier Jesse encore en phase dépressive. Des personnages secondaires voire ‘figurants” sont étoffés et grâce à eux on découvre la complexité des hiérarchies mafieuses. La mise en avant de ces criminels intensifie le rythme lent typique des succés AMC que sont Breaking Bad et Mad Men dans un autre registre, une autre époque.

Big Love isn’t enough°°°°°

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Estampée HBO, Big Love, bien que traitant d’un sujet original et plutôt provocant, n’a jamais reçu toute l’attention qu’elle méritait selon moi. Malgré de très bonnes critiques et de bons acteurs dont on retiendra surtout la performance de Chöé Sévigny, la série reste peu populaire comparée à ses soeurs de True Blood ou de Sex and the City. La saison 4 venant de commencer sur les chapeaux de roue, il m’a semblé opportun de revenir sur cette perle télévisuelle./*SPOILERS: S04E5*/


Après avoir poursuivi des ambitions maritales et financières, Bill s’attaque cette année (sur recommandation de God himself!) à la politique. L’idée me semblait folle au départ mais à bien y réfléchir elle colle à l’histoire et au personnage. Comme il a voulu plus de femmes (saison 2), plus d’argent (saison 3), il allait de soi que, tôt au tard, il voudrait plus de pouvoir que ne le permettait déjà l’argent. Bill est avant tout un croyant et s’il y a bien une chose en laquelle il croit c’est lui, ou pour reprendre son schéma de pensée: je crois en Dieu et Dieu croit en moi!


En cette reprise de saison, je lui trouve quelque chose de Walter White. Même mégalomanie et mêmes frustrations d’un destin gâché, pour Walt celui d’une carrière scientifique et pour Bill celui d’un prophète. Surtout, tous deux justifient leur folie des grandeurs par le souci des autres. Ces mêmes personnes desquelles ils perdent petit à petit l’amour et le respect. Ils ne sont donc pas si différents et pourtant je déteste autant Bill que j’adore Walt. Il s’agit du choix scénaristique pris par les auteurs de Breaking Bad qui bien qu’offrant une histoire plus rythmée et rapide, ont eu le temps de nous montrer l’avant et l’après. Si nous avions pu faire connaissance avec Bill le lost boy, mon opinion aurait été plus nuancée…quoique! L’épisode 5 nous montre une face plus humaine de l’affreux mormon mais il en est arrivé à un tel point d’égoïsme que rien ne peut plus l’excuser et c’est bien l’avis de cette brave Loïs.

Les femmes de Big Love bien que destinées à la soumission sont à l’image de la femme moderne forte et indépendante. Certes doivent-elles vivre cachées et se cacher de leur propre mari mais rien n’arrête leur détermination personnelle. Nicky, constamment balancée entre les désirs de son époux et ceux de sa famille en est le parfait exemple. Si elle en défend un c’est toujours au détriment de l’autre. Margene avec son émission tv a aussi su mener sa petite barque son devoir en partager un penny avec ses sisters wives. Ce gain d’autonomie a de graves répercussions. La famille Henrickson n’est plus qu’une petite entreprise dont l’objet social unique est la réussite de Bill. L’amour n’est plus vraiment de rigueur. Lors de la saison précédente,  Nicky la coincée s’était bien décoincée auprès d’un agent fédéral. Si elle a ouvert la piste de danse, le bal des cocus ne fait que commencer.

Le changement de générique n’est donc pas anodin. La glace de la patinoire s’est bel et bien fendue sous le poids des trois mariages et du secret. Tous quatre en tombent dans une chute qui les séparent et dont on ne sait combien de temps elle durera. Ce qui est sur c’est que certains dommages resteront irréversibles. La chute est en tout cas très jouissive. Si dans ses débuts la série était lente et nous laissait le loisir de bien comprendre la psychologie de chacun maintenant que les présentations sont faites, les scénaristes ont appuyés sur l’accélérateur et le choc s’annonce des plus violents.

White Collar: Présentation°°°°

Comme vous avez pu le remarquer, j’ai décidé de commencer la saison par les nouveautés. Logique en somme. White Collar était une des seules dont le trailer m’avait plu. L’escroc surdoué et beau gosse qui travaille pour les forces de l’ordre était un thème déjà bien connu dans les fictions. C’était donc une valeur sure et il ne restait plus qu’à trouver les bons acteurs et réussir à garder le rythme durant plusieurs d’épisodes. Défi réussi, selon moi.


Pas de guns on remplace l’action par la cervelle; tendance qui est générale d’ailleurs lorque l’on suit les experts qu’ils soient à Miami, Las Vegas ou Manhattan. Mais comme dans “Catch me if you can”, l’intelligence ne servirait pas aussi bien  si elle n’était pas enfermée dans une tête plus qu’agréable à regarder. Place au sourires ravageurs, aux yeux de serpent et aux belles paroles qui ont raison des êtres les plus éveillés. Il aura fallut trois ans à l’agent Burke pour retrouver le malfaiteur. Maintenant, c’est le malfaiteur qui cherche à le retrouver afin de passer un accord de partenariat avec le FBI. Je vous laisse voir par vous-même par quelle façon tordue Neal Cafferty prendra contact avec Peter Burke.


La vie personnelle des deux protaonistes  prend une place assez importante dans le récit et c’est ce qui lui permet d’avoir un côté plus addictif que les productions de Jerry Bruckheimer. J’ai été surprise de retrouver dans le rôle de la femme de l’agent Burke, Tiffany Thiessen qui semble enfin avoir accepté son âge en jouant la trentenaire voire plus. Elle joue la housewife que le mari délaisse pour le travail (classique). L’arrivée de Neal l’escroc lui offre l’opportunité de jouer un rôle plus important dans la vie de son mari. La relation entre elle et Neal pourrait d’ailleurs devenir intéressante par la suite, puisque Mme Burke est bien plus cool et jeune que son mari. Et elle s’entend à merveille avec celui qui avait été pendant des années l’obsession première de son mari.


Je ne vous ai pas encore trouvé la perle de l’année, mais peut-être est-elle encore en cours de fabrication dans sa coquille. En attendant, on se met au vert avec des délits en col blanc en se remémorant une certaine affaire Madoff. Enjoy it!

The Middle: Présentation°°°°°

A middle age from the middle class in the middle of nowhere. Ou pour les anglophobes: la vie de monsieur et madame toutlemonde dans une banlieue américaine. The Middle c’est donc une sitcom qui  a enfin compris qu’il ne faut pas un concept original pour être réussi.


Car ce qui nous est proposé, c’est du quotidien. Celui d’un couple de parents qui essaie tant bien que mal de s’en sortir avec 3 enfants et un prêt hypothécaire.Mais dans the middle l’acteur qui est censé avoir 16 ans n’en a pas le double et sa soeur de 14 ans est loin d’être la future queen of the prom. Oublié aussi les enfants plus matures que leurs parents, chacun a sa place. On va vous apprendre à rire de la “vraie réalité” et des problèmes de tous les jours.


La série exagère certes parfois le trait, les protagonistes ont toujours la poisse avec eux mais rare est celui qui peut être objectif et admettre qu’il est chanceux. Les problèmes financiers sont récurrents dans la série et ce, en partie, par tous les plans qui se déroulent dans la concession où travaille la mère de famille, Frankie. Chaque fois qu’on la voit peiner à vendre ses voitures, on ne s’empêche de penser à son chèque de fin de mois qui ne couvrira qu’à peine les dizaines de prêts qui tomberont à échéances.  Et c’est bien un portrait au vitriol que l’on nous dresse de cette société américaine de consommation, qui consomme plus qu’elle ne produit.Le vrai problème de l’Amérique c’est  son rêve américain et sa foi inébranlable en un avenir meilleur. Qu’importe que nous n’avons pas les moyens , si nous ne les avons pas aujourd’hui c’est que nous les aurons demain: yes, we can!


Les enfants semblent peu touchés par ces problèmes d’argent. Comme beaucoup d’ados, Sue, la seconde de la famille, cherche sa voie. Elle s’essaie à toutes les activités extra-scolaires sans jamais rencontré le succès. De son frère aîné, nous ne connaissons pas grand chose, si ce n’est qu’il adore se balader à poil. C’est le cadet qui est certainement le plus attachant de tous. Exclu socialement, il a développé un TOC et répète ses fins de phrases à voix basse. L’acteur est excellent dans son rôle de petit génie misanthrope épris de littérature. Enfin, il y a le père, plus effacé, il oublie de faire tout et compte toujours sur sa femme. La mère est donc le noyau de la famille et de la série.


J’aime le parti pris par Eileen Heisler: nous divertir sans être raccoleur ou tapageur, et qui plus est, tout en faisant du social. Voici qui démarque pas mal des autres nouveautés de la saison.

Enfin de retour

Après une très, trop, longue absence, le poisson est de retour et surtout a à nouveau le net! Seul avantage de cette période coupée du monde virtuel: j’ai un stock de séries incroyable à rattraper. J’espère vous faire part au plus vite de mes impressions sur cette nouvelle saison qui débute. à bientôt

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