Calendrier séries US: Janvier 2011


En ce début d’année, les networks lancent leurs séries de mi-saison et la tendance est à l’américanisation des séries britanniques. En  janvier, nous comptons pas moins de 3 remakes. Il y a d’abord Skins, adaptée par MTV. Je n’ai pas eu le courage de regarder le pilote entièrement tellement c’était proche de la version UK mais en moins trash. Cependant,la série n’est pas suffisamment consensuelle pour le puritanisme américain, elle est déjà menacée de censure. Ça valait la peine de dépenser autant de sou-sous pour lisser une série dont le propos est de toute façon trop réaliste pour le public.


Autre série a avoir été adaptée: Shameless. Une série qui prêchait aussi par son réalisme et qui a été édulcorée par Showtime. Je suis assez déçue du network qui avait osé, précédemment, prendre le risque de diffuser la version originale de Secret Diary of a Call Girl. Mais il semblerait que les critiques pestent l’accent des acteurs et le public n’adhère pas beaucoup plus. Au moins Showtime aura essayé. Moi, de mon côté, je n’ai pas apprécié le pilote de Shameless et ait voulu découvrir sa version originale. La version UK est plus cra-cra, les acteurs ne sont pas tous droit sortis des catwalks et le tableau socio-économique est bien plus compréhensible. Showtime a transformé Fiona (la fille aînée de la famille Gallagher qui est au centre de l’histoire) en une espèce de Cendrillon des temps modernes et son ami Steve est passé du statut de petit bandit à celui du prince de l’arnaque version Ocean’s 11.


Enfin, Syfy s’est appropriée Being Human dont la thématique colle parfaitement à l’esprit de la chaîne. Je ne l’ai pas regardé parce qu’après deux remakes, y en avait un peu ras le bol. Si les américains regardaient des fictions avec sous-titres comme nous, ou qu’ils apprenaient tout simplement à comprendre leur propre langue maternelle, nul doute qu’ils seraient un peu plus intelligents et ouvert d’esprit. De plus, ça leur économiserait pas mal d’argent d’acheter plutôt que d’adapter.


Voici ce qui est sorti en janvier avec leur pitch et leur trailer.


09 janvier- Episodes- Showtime
Cette création originale de Showtime fait justement écho à mon discours sur les remakes puisqu’on y parle d’un couple de scénaristes qui vont quitter la Grande-Bretagne pour adapter leur série à succès à Hollywood. La démarche ne manque pas d’ironie puisqu’elle a été lancée le lendemain du remake US de Shameless sur la même chaîne. De plus, Showtime a force de co-produire avec BBC a appris l’auto-dérision et l’humour british. Le monde de la tv US est présentée comme superficiel et à la merci des producteurs cherchant l’audience à tout prix. Sean et Beverly, les deux scénaristes vont voir leur show de plus en plus dénaturé et devoir abandonner tous les éléments qui leur semblait être la richesse de leur création. Bien que la production apprécie la version originale de la série, ils veulent la changer afin qu’elle colle aux codes hollywoodiens et que le public adhère. La série est écrite notamment par David Crane qui était déjà aux commandes de Friends dont un des acteurs est aussi à l’affiche d’Épisodes: Matt Leblanc. Celui-ci jouera son propre rôle, il sera la star imposée aux scénaristes car il est beau, célèbre et surtout pas anglais. Je vous donnerai prochainement ma critique car le pilote m’ayant plu je compte continuer à suivre la saison surtout que j’ai hâte d’enfin revoir un ex-friend dans un bon rôle à la tv.

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10 janvier- Let’s Saty Together- BET
Je ne connaissais pas BET avant d’écrire ce post. Cette chaîne se veut celle de la communauté afro-américaine et nous produit donc en ce début d’année une série dont le casting est majoritairement issu de cette communauté. Let’s Stay Together est la première sitcom entièrement produite par BET. Elle est décrite comme un Mad About You urbain. Je ne sais pas si le “urbain” se réfèrent au casting black- ce qui m’agacerait un peu- mais du reste le thème principal touche en effet, les relations amoureuses et les difficultés de la cohabitation. Le couple central est formé par Charles et Stacy qui vivent une relation passionnée dans un cadre de cohabitation égalitaire ce qui n’est pas s’en poser des problèmes dans leur quotidien. Pour mettre en exergue le caractère moderne de leur relation, Tasha, la sœur de Stacy est, elle, engagée dans une relation bien plus traditionnelle. Alors qu’elle est bien plus jeune, elle a décidé de se consacrer corps et âme à Jamal son mari et à leur enfant, ce qui dérange Stacy. Enfin, Kita, le dernier personnage du casting principal, a décidé de profiter de la vie un max avant de se mettre en couple. Elle est la petite sœur de Charles. Bon les configurations ne sont pas très originales alors je m’y mettrai plus tard.


10 janvier- Ligths Out- FX
Si Showtime s’est spécialisée dans les dramédies de nana avec Weeds,USoT et Big C, FX, elle, est devenue la référence pour ceux qui veulent voir des héros qui sentent la testostérone à plein nez à l’instar de ceux de SoA et Justified. Lights Out continue dans cette lignée avec la seconde vie d’un boxeur, Patrick Leary, qui a du ranger ses gants malgré lui. Sa famille souhaite l’avoir près de lui ne pouvant plus supporter les risques pris sur le ring et qui ont déjà fait des dégâts important sur la santé de  Leary. Mais la tentation est grande pour le poids-lourd de retourner sur le ring quand toute sa vie n’a toujours été faite que de combat et de sport. Dans sa décision devront peser non seulement son amour de la boxe mais aussi une situation financière délicate. Si les audiences ne sont pas géniales (0.4% de part d’audience sur les 18-49ans pour le second épisode), la critique, elle, est élogieuse, notamment l’Hollywood Reporter et The New-York Times.

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12 janvier- Off The Map- ABC
Off The Map c’est le Grey’s Anatomy de la jungle comme on l’entend un peu partout. Le medical drama produit par Shonda Rimes toujours pour ABC narre les aventures de médecins dans un petit hôpital au milieu d’une région tropicale. Le point de départ est l’arrivée de trois jeunes médecins qui cherchent à fuir leurs erreurs  du passé et prendre un nouveau départ. Le network attend beaucoup de son nouveau bébé, mais les premières audiences ont été peu satisfaisantes. Il faut aussi comprendre les spectateurs d’ABC qui ont donc droit maintenant à GA 1, GA 2 (Private Practice) et GA3 et tout cela sera bientôt diffusé sur une même semaine. Espérons cependant qu’Off The Map puisse nous offrir des cas médicaux plus intéressant grâce à une médecine de terrain pauvre en équipement et en effectif.

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17 janvier- Harry’s Law- NBC
Harry’s Law est un legal drama comme son nom nous le laisse penser. Qui dit legal drama dit David E. Kelley. Très vite on retrouve dans Harry’s Law les caractéristiques d’Ally Mc Beal et Boston Legal. On est face à un nouveau cabinet d’avocats créé par une vieille avocate bougonne qui vient ‘être virée d’un cabinet d’avocat. Elle décide de créer son propre cabinet entourée de personnes excentriques et hautes en couleurs. De plus, le lieu de travail est en fait une fabrique de chaussure abandonnée située dans un quartier pauvre ravagé par la drogue et le proxénetisme. Bien que peu appréciée de la critique professionnelles et “amateur” (soit la communauté des blogueur), la série constitue à l’heure actuelle le seul hit de NBC. A vous de juger si ce succès populaire est la conséquence de sa qualité intrinsèque ou de la médiocrité des autres séries diffusées le lundi soir aux USA.

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17 janvier- Skins US- MTV
Skins US c’est le même pitch que Skins UK à l’exception que Maxxie, le personnage du danseur gay, a été zappé et remplacé au profit d’une cheerleader lesbienne. Les jeunes adolescents passent toujours  leur vie à boire et à fumer mais ils le font maintenant dans les quartiers de Baltimore et non plus de Bristol. J’ai détesté le pilote et ce d’autant plus qu’au moment où MTV lançait ce remake, E4 nous présentait sa nouvelle génération de Skins UK qui est, ma foi, très prometteuse.

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17 janvier- Being Human US- Syfy
Ici aussi c’est le même pitch que la version UK. Un vampire, un loup-garou et un fantôme vivent ensemble et doivent apprendre à s’intégrer aux humains en cachant leur vrai nature…

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19 janvier- Retired at 35- TV Land
Tv Land est un network relativement jeune. Créée en 1996 elle ne produit des séries originales que depuis 2010. Retired at 35 est donc le deuxième bébé de Tv Land après le lancement l’année dernière d’Hot in Cleveland. On reste dans le domaine de la sitcom avec David, 35 ans, qui décide de se réinstaller chez ses parents et arrêter une carrière pourtant brillante qu’il menait à New-York. Alors qu’il décide de vivre dans une communauté de personnes âgées en Floride, sa mère justement en est fatiguée et quitte ses deux hommes. Elle décide d’aller de l’avant alors que son fils renoue avec son passé et ses anciennes connaissances.

20 janvier- Perfect Couples- NBC
Perfect Couples ne réinvente pas la comédie romantique. On suit une bande de 6 amis, 3 hommes et 3 femmes. Ils forment 3 couples tous différents les uns des autres. On a d’abord Rex et Leigh qui est le couple parfait. Pour atteindre et garder la perfection ils ne cessent de lire et de suivre des thérapies. La sœur de Rex, Julia, forme avec Dave le couple normal et  pas totalement parfait mais pas trop imparfait de sorte qu’ils soient la référence. Enfin, Vance, le meilleur ami de Dave est impliqué dans une relation instable avec Amy. C’est le sex couple de la bande. Un preview était sorti en décembre mais il ne s’agissait  pas d’un pilote donc il vaut mieux commencer par l’épisode de janvier.

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20 janvier- Fairly Legal- USA Network
Fairly Legal est le deuxième legal drama de cette mid-season (oh, my god, j’écris comme parle JCVD). Kate Reed est avocate mais en a marre des tribunaux. Tout y est noir ou blanc et ce qui est légal n’est pas forcément juste à ces yeux. Le déclencheur de cette prise de conscience c’est la mort de son père, fondateur du cabinet dans lequel elle travaille. Après sa mort, elle démissionne pour devenir médiatrice. Mais pas facile de jouer les anti-avocats quand sa belle-mère, son frère et son ex-maris sont avocats. Sarah Shahi de Life campe le rôle vedette de la série.

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21 janvier- Spartacus: Gods of Arena- Starz
Autant prévenir direct: Si vous n’avez pas aimé Spartacus, Blood and Sand, il y a peu de chance que vous appréciez son préquel. On y retrouve en effet la même recette avec beaucoup de scènes de sexe et de violence, des acteurs body-buildés, des belles filles et des effets spéciaux à vous en faire voir le décor vert sur lequel on peint allègrement des teintes rouges. Le préquel nous propose de suivre l’ascension de Batiatus qui a fait du modeste ludus de son père le premier fournisseur de gladiateurs pour divertir Capua. C’est avec plaisir qu’on retrouve les comparses de Batiatus et leur Doctore. Bien qu’on connaisse la fin on ne connait pas la manière ce qui laisse du suspense à Gods of Arena. Pour ceux qui n’ont pas vu la série mère, ce n’est pas grave mais il ne faut pas alors regarder les premières minutes qui rappellent les évènements qui se sont déroulés dans Blood and Sand. Le pilote de Gods of Arena a fait mieux que le pilote de Blood and Sand, en termes d’audience,Spartacus est en passe de devenir la série phare de Starz et c’est justifié selon moi car elle rempli son contrat de divertissement.

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28 janvier- Working Class- CMT
CMT diffuse depuis cette fin janvier sa première série originale. Il s’agit d’une sitcom sur une mère, Carli, divorcée et élevant seule ses 3 enfants. Afin de leur offrir de meilleures perspectives d’avenir, elle déménage dans un quartier de la middle class bien au-dessus de ses moyens. Carli travaille d’arrache-pied pour sortir la tête de son gouffre financier et croit encore pouvoir rencontrer son âme sœur.

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Californication: lancement de la saison 4°°


/*SPOILERS SAISON3 EPISODES 1 et 2*/On reprend l’histoire exactement où l’on s’était arrêté avec un Hank Moody on ne peut plus dans le pétrain. Seulement 48h ce sont écoulées depuis l’année passée, tout juste assez pour ne pas le voir en garde à vue. Hank se fait arrêter par deux fois et par deux fois on élude les scènes d’interrogatoire et de prison. Dommage, parce que l’on se cantonne alors aux rendez-vous avec son avocate et à ses  problèmes de couple.


Californication a définitivement perdu de sa fraîcheur et nous semble dès lors plus vulgaire que provocatrice. Le héros me répugne plus qu’il ne me fascine, son comportement avec les femmes est grossier mais ce ne pas ça le pire, il est surtout prévisible. Le personnage est devenu une caricature de lui-même tout comme Karen, Becca et Charlie. Karen et Becca sont les éternelles victimes qui ne peuvent s’empêcher de retourner vers leur bourreau. Runckle est le plus pathétique de tous, il devient un sous Moody qui trompe sa femme tout en essayant de la récupérer. C’est comme si son ami looser était un modèle à suivre sauf qu’il n’en possède pas le physique ce qui rend encore la pilule plus difficile à avaler.


J’ai du mal à cerner l’intrigue de cette saison ou plutôt son intérêt. En première saison, c’était la reconquête de Karen avec les conquêtes d’Hank en écran de fond. J’avais aussi aimé la découverte de la villa McKinley de David Hertz dans laquelle vivait Karen et d’une autre villa qu’Hank lui avait fait visité qui sont deux beaux exemples du patrimoine architectural de L.A.. En deuxième saison, il y avait l’écriture du second livre d’Hank et le vol de celui-ci par Mia. De plus, son amitié avec Lew Ashby offrait des trames supplémentaires . La troisième saison avait eu la bonne idée de se trouver un nouveau décor et d’élargir le casting pour renouveler les aventures dans l’enceinte universitaire de L.A.. C’était déjà un peu du recyclé car tout tournait autour du sexe entre le prof et ses étudiantes ainsi qu’à l’intérieur même du corps enseignant mais ça faisait plaisir de changer de contexte. Cette quatrième saison elle a peu d’enjeux parce qu’à aucun moment on ne mord aux problèmes juridiques de Moody. Car tout ce qu’on en voit c’est son avocate qu’il va tôt ou tard se taper. L’adaptation cinématographique du second livre nous rappelle celle du premier bien que cette fois-ci on suit le processus depuis le début. Mais la vision du cinéma par Hank n’a pas changé, il reste arrogant avec ses collaborateurs et passe de plus en plus pour un gros has been avec son pote Charlie dont il est le seul client. Peut-être que les choses s’amélioreront lorsque l’on suivra le tournage mais j’ai du mal à croire que les scénaristes aient prévu moins de sexe, cela les obligerait à écrire plus de dialogues et d’histoires.


Il n’y eu que deux épisodes mais c’est déjà 20% de la saison donc on peut se permettre d’être pessimiste quant à la suite. Il semble qu’en ce qui concerne Hank Moody on ait fait le tour de la question, la solution serait peut-être de plus développer les personnages secondaires comme Marcy qui avec sa voix nasillarde nous fait sourire à tous les coups.

Palmarès tv des Golden Globes 2011


Hier soir, la presse étrangère attribuait à Hollywood les Golden Globes aux séries et films de l’année 2010. Au total 8 productions télévisuelles se sont partagésles 11 trophées de cette 68ème édition:


Glee


Il s’agit de la série la plus plébiscitée de la soirée avec trois trophées pour 5 nominations . Un peu beaucoup selon moi mais la série connaît, il est vrai un large, succès aux États-Unis et a apporté un vent nouveau sur les comédies télévisuelles. Le début de la seconde saison a d’ailleurs attiré  4,5 millions de téléspectateurs de plus que l’automne passé. Bien que je trouve la série originale et parfois bien inspirée dans ses thèmes musicaux, je lui aurait préféré dans la catégorie meilleure comédie ou comédie musicale Modern Family d’autant plus que Glee avait déjà remporté ce prix l’année passée et qu’elle n’a pas été meilleure par la suite. Les autres nominés étaient 30Rock dont le début de cinquième saison est excellent grâce à ses personnages secondaires plus travaillés et ses guests mieux utilisées, The Big Bang Theory, The Big C et Nurse Jackie qui n’avais pas sa place dans cette catégorie dédiées aux séries qui savent nous faire rire et danser.


Avec un prix mérité du meilleur acteur dans un second rôle (série, mini-série ou téléfilm) pour Chris Colfer, le casting de Glee est lui aussi récompensé. L’interpète de Kurt a donc surclassé ses aînés: Scott Cann (aka Danny Williams dans Hawaï Five-0), Chris Noth (aka Peter Florick dans The Good Wife), David Strathairn (aka Pr Carlock dans le téléfilm d’HBO:Temple Grandin) et Eric Stonestreet (aka Cameron dans Modern Family).


Enfin, Jane Lynch remporte le même titre dans la catégorie féminine pour son rôle déjanté d’entraîneuse de pom-pom girl avide de pouvoir et de célébrité. Les perdantes sont Hope Davis (aka Hilary Clinton dans le téléfilm d’HBO et de la BBC Two:Special Relationship), Kelly MacDonald (aka Margaret Schroeder dans BoardwalkEmpire), Julia Stiles (aka Lumen dans Dexter) et Sofia Vergara (aka Gloria dans Modern Family).

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Boardwalk Empire


La série pouvait certainement déjà être nominée rien qu’en regardant le papier. Elle est produite par HBO avec comme producteur exécutif Martin Scorsese et Terrence Winter (The Sopranos) pour l’adaptation scénaristique du roman éponyme. La série n’a reçu que des louanges depuis sa première diffusion que ce soit pour sa réalisation avec un pilote dirigé par Martin himself ou son casting avec un ancien Sopranos, Steve Buscemi qui a d’ailleurs remporté le prix du meilleur acteur dans une série dramatique face à Bryan Cranston alias le dealer au slip kangourou de Breaking Bad, Michael C. Hall dont le jeu surpasse avec dextérité le scénario, Jon Hamm le Mad Men d’AMC et Hugh Laurie aka Dr House .


On sait depuis Rome, que les séries historiques sont chouchoutées du public et Broadwalk Empire n’a pas fait exception à la règle avec pas moins de 4,8 millions de téléspectateurs pour sa première diffusion, en comparaison The Sopranos n’avait attiré “que” 3,45 millions de téléspectateurs pour leur premiere. Il s’agit tout simplement du meilleur lancement d’une série sur HBO depuis 6 ans avec Deadwood. Il faut dire qu’on avait pas lésiné sur les moyens avec un budget annoncé pour $50millions pour la première saison mais différentes sources indiquent que le pilote a lui seul aurait déjà coûté la bagatelle de $30millions, des cacahuètes quand on connait le budget de la chaine qui produit rarement en-dessous des $100millions la saison comme pour The Pacific, Rome ou Band of Brothers. Avec bien moins de moyens, les autres séries nominées s’en sont très bien sorties mais seules Mad Men pouvait faire jeu égal pour le trophée de la meilleure série dramatique point de vue réalisation. Les autres perdants sont Dexter (Showtime peut déjà s’estimer fort heureuse de sa nomination), The Good Wife (qui aurait mieux mérité que des simples nominations) et The Walking Dead (qui n’est  pas le meilleur d’AMC).

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Carlos


Les biopic ont la cote à la tv et surtout lorsqu’il s’agit de mini-séries. On se souvient des très bons John Adams (HBO) et House of Saddam (BBC). Ce type de fiction présente l’avantage de nous faire découvrir des personnages importants de notre histoire mais oubliés ou de nous présenter sous un nouveau visage ceux dont qui ont marqués l’histoire de façon parfois sanglante comme le terroriste Carlos. La production franco-allemande d’Olivier Assayas l’a emporté  parmi les meilleures mini-séries ou téléfilms sur Temple Grandin, The Pacific (qui comme son nom l’indique porte sur la guerre du Pacifique pendant la seconde guerre mondiale), le téléfilm You don’t know Jack (qui traite de l’euthanasie en se basant sur la vie du premier médecin a avoir revendiqué sa pratique de la mort assisté) et The Pillars of the Earth (adaptation du roman de Ken Folett qui aurait mérité plus d’épisodes car il y avait un peu trop de rebondissements par épisodes).

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Sons of Anarchy


C’est la grande surprise de cette 68ème édition, Katey Sagal a enfin décroché son globe doré de meilleure actrice (dans une série dramatique). Après quatre nominations consécutives (1991,1992,1993,1994) pour son rôle dans Married…with children, on n’y croyait plus. D’autant, qu’elle n’avait jamais été nominée pour son rôle de matriarche dans Sons of Anarchy. Voilà qui va calmer son mari, le scénariste et producteur Kurt Sutter, qui s’était emporté l’année passée en voyant que SoA avait été snobée aux Golden Globes et aux Emmy Awards. C’est donc un début de reconnaissance pour la série dont le seul défaut est peut-être de ne pas être accessible à tous. Les autres nominées dans la course au titre de meilleure actrice dans une série dramatique étaient la tenante du titre Julianna Margulies (aka Alicia Florick dans The Good Wife), Elisabeth Moss (aka Peggy Olson dans Mad Men), Piper Perabo (aka Annie Walker dans Covert Affairs) et Kyra Sedgwick (aka Brenda Jonhson dans The Closer).

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Temple Grandin


Claire Danes remporte le trophée de la meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm pour son rôle de Temple Grandin. Il s’agit donc du deuxième bio-pic récompensé de cette édition puisque le téléfilm retrace le combat du professeur Temple Grandin pour le développement de technique d’abattage qui respectent le bien-être animal. Temple Grandin s’est aussi illustrée dans  l’étude de l’autisme étant elle-même atteinte de ce trouble. Claire Danes a gagné face à  Hayley Atwell (aka Aliena dans The Pillars of The Earth), Jennifer Love Hewitt (aka Samantha Horton dans le téléfilm The Client List), Judi Dench (aka Matilda Jenkins dans le téléfilm britannique Return to Cranford) et Romola Garai (aka Emma dans le téléfilm britannique Emma).

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The Big C


La série de Showtime sur le cancer s’en sort bien pour une nouveauté avec un globe sur 2 nominations. D’ailleurs, je trouve dommage qu’il n’y ait pas une catégorie dédiée aux meilleures nouveautés. Mais cela n’est pas grave pour The Big C qui gagne avec Laura Linney  (absente pour raisons familiales) un trophée celui de meilleure actrice dans une série comique  face aux “vieilles” héroïnes interprétées par les actrices de haut rang que sont Tina Fey (aka Liz Lemon dans 30Rock), Toni Colette (aka Tara dans The United States of Tara) et Edie Falco (la Nurse Jackie). Il y avait aussi Lea Michelle dans cette liste mais je déteste trop Rachel (Glee) que pour apprécier son interprétation, cela signifie qu’elle est soit bonne actrice soit qu’elle est simplement détestable.


The Big Bang Theory


Jim Parsons qui campe Sheldon Cooper dans The Big Bang Theory
récolte le golden globe du meilleur acteur dans une série comique. Je n’ai regardé que le pilote de la série car j’ai pas trop accroché, trop geek pour moi. Donc je ne pourrai pas juger de ce choix, Alec Baldwin était celui que je préférais dans la catégorie  mais je pense que son étagère est suffisement remplie. Les autres perdants étaient Steve Carell (aka Michael Schott dans The Office), Thomas Jane (aka Ray Drecker dans Hung) et Matthew Morrison (aka Will Schuester dans Glee).

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You don’t know Jack


Al Pacino est le meilleur acteur dans une minisérie ou téléfilm. Dommage de gaspiller un golden globe tv pour un acteur qui apparaît si rarement sur le petit écran. Ian Mac Shane (aka Waleran Bigod dans The Pillars of the Earth), Dennis Quaid (aka Bill Clinton dans le téléfilm The Special Relationship), Edgar Ramirez (aka Carlos dans Carlos) et Idris Elba (aka John Luther dans la série britannique Luther).

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En fin de compte 24 fictions sont parties bredouilles, les grandes perdantes sont donc:


Avec trois nominations:
-The Pillars of the Earth
-30 Rock
-The Good Wife
-Mad Men
-Dexter
-Modern Family


Avec deux nominations:
-The Special Relationship
-Nurse Jackie

The Good Wife: Présentation°°°°


Voilà une série dont j’ai eu le tort de ne pas vous parler l’an passé. Et pour cause, je l’ai découverte sur le tard après avoir longuement hésité quant à l’intérêt de suivre un legal drama de plus.Pourtant avoir Julianna Margulies dans le rôle principal était un atout indéniable. Le jeu de l’actrice est toujours aussi bon que dans Urgences et c’est aussi un réel plaisir de retrouver Big alias Chris Noth à ces côtés dans le rôle du mari volage.


L’histoire débute avec un scandale qui fait écho à l’affaire Lewinski et à d’autres affaires médiatisées dans lesquelles des hommes de pouvoir sont affaiblis publiquement par leurs mœurs débridées. Les premières victimes des scandales sont les femmes et les enfants. Alicia Florick se retrouve donc, malgré elle, sous les feux de la rampe à soutenir sous mari telle une Hillary. Elle va non seulement devoir subir l’humiliation mais de surcroît elle va devoir changer tout son mode de vie. Son procureur de mari est en prison et quelqu’un va devoir subvenir aux besoin de la famille. Fini la vie de femme au foyer de banlieue, bonjour le petit appart en ville et le métro boulot dodo.


Je pensais que le pitch n’allait servir que d’introduction à la nouvelle carrière d’Alicia dans une firme d’avocats et qu’on allait suivre de semaine en semaine la vie de cette firme et de ses affaires légales. Mais au lieu de se cantonner à un schéma, un cas pour épisode, quelques rixes au boulot et puis basta, la série à pris le parti de jouer sur deux fonds. D’une part, il y a le cas d’Alicia et les jeux de pouvoirs et sde éduction sur son lieu de travail et d’autre part, on suit le jugement et la réhabilitation de son mari. Et c’est ce dernier point qui m’a certainement le plus enthousiasmé. De plus, souvent il y a une connexion entre les dossiers d’Alicia et son mari, que ce soit tout simplement parce qu’elle porte son nom ou parce qu’elle affronte au tribunal les anciens collègues et le remplaçant de son mari. Les jeux politiques de PeterFlorrick sont d’autant plus intéressant qu’il est entouré d’une dream team qui l’aide à redorer son nom. Il y a l’avocat, le conseiller en communication à l’humour noir et les enfants qui jouent aux détectives privés sans trop en faire non plus. En ce début de deuxième saison on peut dire que ce pan de l’histoire est devenu aussi important que la partie legal drama.


Mais je ne voudrais pas non plus vous faire penser que les cas juridiques sont dénués d’intérêt. On retrouve comme d’habitude des juges pour le moins originaux, des avocats aux méthodes peu orthodoxes et des clients dont on ne sait jamais s’ils sont vraiment innocents. Une bonne partie de l’intrigue légale se déroule sur le terrain avec un détective privé ce qui donne à la série un look law and order qui ne me deplaît pas. Comme cette intrigue ne concerne pas de façon générale l’entièreté d’un épisode, certains trouveront le traitement narratif un peu expéditif mais ce n’est un mal que pour un bien.


The Good wife est un bon compris entre legal drama, série policière à la Jerry Bruckheimer et thriller politique. La série dispose d’une belle palette d’acteurs et les personnages sont travaillés en finesse. Alicia est différente dans ses rôles d’avocate, de mère, de femme et d’épouse. Elle garde toujours une apparente douceur qui lui sert à gagner la confiance de tous mais elle en pas faible pour autant. Je craignais au départ qu’on nous offre le modèle féministe de la femme carriériste qui prend une revanche sur sa vie et qui écraserait père et mère pour y arriver. Mais Alicia est juste une femme battante qui a pour seule motivation le bien-être de ses proches et non le sien. Pour faire simple, le titre colle parfaitement au rôle central:: Alicia is a good wife.

Big Love isn’t enough°°°°°

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Estampée HBO, Big Love, bien que traitant d’un sujet original et plutôt provocant, n’a jamais reçu toute l’attention qu’elle méritait selon moi. Malgré de très bonnes critiques et de bons acteurs dont on retiendra surtout la performance de Chöé Sévigny, la série reste peu populaire comparée à ses soeurs de True Blood ou de Sex and the City. La saison 4 venant de commencer sur les chapeaux de roue, il m’a semblé opportun de revenir sur cette perle télévisuelle./*SPOILERS: S04E5*/


Après avoir poursuivi des ambitions maritales et financières, Bill s’attaque cette année (sur recommandation de God himself!) à la politique. L’idée me semblait folle au départ mais à bien y réfléchir elle colle à l’histoire et au personnage. Comme il a voulu plus de femmes (saison 2), plus d’argent (saison 3), il allait de soi que, tôt au tard, il voudrait plus de pouvoir que ne le permettait déjà l’argent. Bill est avant tout un croyant et s’il y a bien une chose en laquelle il croit c’est lui, ou pour reprendre son schéma de pensée: je crois en Dieu et Dieu croit en moi!


En cette reprise de saison, je lui trouve quelque chose de Walter White. Même mégalomanie et mêmes frustrations d’un destin gâché, pour Walt celui d’une carrière scientifique et pour Bill celui d’un prophète. Surtout, tous deux justifient leur folie des grandeurs par le souci des autres. Ces mêmes personnes desquelles ils perdent petit à petit l’amour et le respect. Ils ne sont donc pas si différents et pourtant je déteste autant Bill que j’adore Walt. Il s’agit du choix scénaristique pris par les auteurs de Breaking Bad qui bien qu’offrant une histoire plus rythmée et rapide, ont eu le temps de nous montrer l’avant et l’après. Si nous avions pu faire connaissance avec Bill le lost boy, mon opinion aurait été plus nuancée…quoique! L’épisode 5 nous montre une face plus humaine de l’affreux mormon mais il en est arrivé à un tel point d’égoïsme que rien ne peut plus l’excuser et c’est bien l’avis de cette brave Loïs.

Les femmes de Big Love bien que destinées à la soumission sont à l’image de la femme moderne forte et indépendante. Certes doivent-elles vivre cachées et se cacher de leur propre mari mais rien n’arrête leur détermination personnelle. Nicky, constamment balancée entre les désirs de son époux et ceux de sa famille en est le parfait exemple. Si elle en défend un c’est toujours au détriment de l’autre. Margene avec son émission tv a aussi su mener sa petite barque son devoir en partager un penny avec ses sisters wives. Ce gain d’autonomie a de graves répercussions. La famille Henrickson n’est plus qu’une petite entreprise dont l’objet social unique est la réussite de Bill. L’amour n’est plus vraiment de rigueur. Lors de la saison précédente,  Nicky la coincée s’était bien décoincée auprès d’un agent fédéral. Si elle a ouvert la piste de danse, le bal des cocus ne fait que commencer.

Le changement de générique n’est donc pas anodin. La glace de la patinoire s’est bel et bien fendue sous le poids des trois mariages et du secret. Tous quatre en tombent dans une chute qui les séparent et dont on ne sait combien de temps elle durera. Ce qui est sur c’est que certains dommages resteront irréversibles. La chute est en tout cas très jouissive. Si dans ses débuts la série était lente et nous laissait le loisir de bien comprendre la psychologie de chacun maintenant que les présentations sont faites, les scénaristes ont appuyés sur l’accélérateur et le choc s’annonce des plus violents.

White Collar: Présentation°°°°

Comme vous avez pu le remarquer, j’ai décidé de commencer la saison par les nouveautés. Logique en somme. White Collar était une des seules dont le trailer m’avait plu. L’escroc surdoué et beau gosse qui travaille pour les forces de l’ordre était un thème déjà bien connu dans les fictions. C’était donc une valeur sure et il ne restait plus qu’à trouver les bons acteurs et réussir à garder le rythme durant plusieurs d’épisodes. Défi réussi, selon moi.


Pas de guns on remplace l’action par la cervelle; tendance qui est générale d’ailleurs lorque l’on suit les experts qu’ils soient à Miami, Las Vegas ou Manhattan. Mais comme dans “Catch me if you can”, l’intelligence ne servirait pas aussi bien  si elle n’était pas enfermée dans une tête plus qu’agréable à regarder. Place au sourires ravageurs, aux yeux de serpent et aux belles paroles qui ont raison des êtres les plus éveillés. Il aura fallut trois ans à l’agent Burke pour retrouver le malfaiteur. Maintenant, c’est le malfaiteur qui cherche à le retrouver afin de passer un accord de partenariat avec le FBI. Je vous laisse voir par vous-même par quelle façon tordue Neal Cafferty prendra contact avec Peter Burke.


La vie personnelle des deux protaonistes  prend une place assez importante dans le récit et c’est ce qui lui permet d’avoir un côté plus addictif que les productions de Jerry Bruckheimer. J’ai été surprise de retrouver dans le rôle de la femme de l’agent Burke, Tiffany Thiessen qui semble enfin avoir accepté son âge en jouant la trentenaire voire plus. Elle joue la housewife que le mari délaisse pour le travail (classique). L’arrivée de Neal l’escroc lui offre l’opportunité de jouer un rôle plus important dans la vie de son mari. La relation entre elle et Neal pourrait d’ailleurs devenir intéressante par la suite, puisque Mme Burke est bien plus cool et jeune que son mari. Et elle s’entend à merveille avec celui qui avait été pendant des années l’obsession première de son mari.


Je ne vous ai pas encore trouvé la perle de l’année, mais peut-être est-elle encore en cours de fabrication dans sa coquille. En attendant, on se met au vert avec des délits en col blanc en se remémorant une certaine affaire Madoff. Enjoy it!

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