17 décembre 2010
Dexter: Bilan saison 5°°°
Je crois qu’on ne pourra jamais qu’être déçu à la fin de chaque saison de Dexter. Car une fois de plus on savait la série confirmée pour une année supplémentaire et par conséquent on savait que Dexter s’en sortirait encore. J’ai pourtant bien aimé le fil conducteur de cette année. Le criminel était intéressant car manipulateur il n’était pas tueur. La prestation de l’ancien Eli Stone était excellent.
A plusieurs reprises et plus souvent qu’à l’habitude, Dexter a été à un cheveu d’être démasqué, si bien que j’ai été suffisamment sotte pour croire que Deb découvrirait le pot aux roses. Elle aurait pu devenir le justicier et son frère le tueur, plus besoin de Harry pour Dexter ni pour Debra de devoir suivre les règles pour condamner quelqu’un. Mais on a préféré à Deb, une inconnue: Lumen. Malheureusement, elle ne cherchait qu’à se faire justice à elle-même.J’ai été très déçue par la non prise de risque. L’a faire partir juste après la mort de Jordan, c’est nous prouver que toute cette romance ne servait qu’à combler les silences entre les dialogues et la voix-off de Dexter.
La romance c’est justement le thème phare de ce cinquième volet. On nous a bien bassiné avec Laguerta et Batista et ça n’a jamais mené à quoique ce soit dans l’avancement des autres story-lines contrairement à celle de Quinn et Deb. S’il y a bien un constante dans la série, c’est que l’officier Morgan se chope chaque saison une relation foireuse. Celle-ci va semble-t-il durer et je n’ose espérer que son nouveau boyfriend réussira là où elle a échoué, en démasquant notre rouquin hémoglobinique.
Dexter a d’autant plus de chance de se faire démaquer qu’il enfreint de plus en plus facilement son code. En ce sens, la série peut encore témoigner d’un intérêt, celui de démontrer que ce qui est défendu ce n’est pas le bien fondé de la peine capitale mais plutôt la bassesse des instincts primaires qui la motive. En débarrassant Dexter de Harry nous voyons pour la première fois sa vraie nature. Il tue pour tuer et le reste ce n’est que du baratin pour atténuer la culpabilité du spectateur qui ressent de l’empathie pour son héros serial-killer. Mais ce qui est sur c’est que le héros, lui n’a nullement besoin de ménager sa conscience.
Avanr de conclure, on notera quelques passages qui ont relevé le niveau. D’abord, le retour de Disneyland des enfants qui apprennent la mort de leur mère par leur beau-père coiffé des oreilles de Mickey . Ensuite, les enquêtes sur la Santa Muerte de Debra et Cira qui nous ont fait plonger en plein little Havana. Dommage, que la rivalité naissante entre les deux femmes aient été aussi négligemment balayée du scénario tout comme les tensions avec le commisaire. Dire qu’elle a sauvé son cul pour tous les sauver, c’était un peu piqué des vers, mais bon, tout le monde à marcher alors tant mieux pour elle. Enfin, les personnages tels que Vince ou Astor ont apporté un réel plus à chacune de leur apparition. Le scientifique par son humour vulgaire qu’on aimerait plus souvent entendre et Astor parce qu’elle est la seule à mettre des bâtons dans les roues de Dexter quand Laguerta et Debra préfèrent s’en prendre à Quinn que voir la réalité qui leur pend au visage. Trois bulles seulement pour cette saison, j’avais peut-être trop d’espoirs après le précédent season final
Publié par bloubbloub at 1:36 dans Dexter Taggé dexter, drame, final, michael c hall, saison5, serial killer, Showtime
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