Parenthood: Présentation°°°

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La série familiale de la NBC est à sa deuxième saison et il est donc temps pour moi de vous la faire découvrir. Ce qui accroche en premier dans cette émission c’est son casting. On retrouve en effet Lauren Graham dans un rôle qui nous rappelle beaucoup celui de Loreleï et Peter Crause qui nous manque terriblement depuis la fin de Dirty Sexy Money. Le créateur de la série est le papa de Roswell, Jason Katims. Enfin, pour ceux qui préfère l’Alec Baldwin dans sa version light des années 90, vous vous rappellerez de bons souvenir en admirant son petit frère, William, jouer les guests dans votre petit écran.


L’originalité de Parenthood en comparaison aux autres séries du genre, est de se focaliser sur les difficultés d’être parent à tous les âges plus que sur le fait d’être enfant ou d’appartenir à une fratrie. La narration me rappelle Tell Me You Love Me. On approfondit un thème au travers de différents couples et familles qui ont toutes un point commun, dans le cas de la série d’HBO c’était le recours au même psychologue pour régler leur problèmes, ici c’est le fait d’appartenir à la même fratrie, celle des Braverman.


On a donc comme premier couple de parents, Zeek et Camille Braverman qui ont quatre enfants devenus adultes et parents à leur tour. En théorie, les tracas liés à la “parentalité” devraient être finis pour eux mais l’une de leur fille, Sarah,  revient dans le nid familial avec ses deux enfants adolescents, Amber et Drew. Les grand-parents sont assez cools et n’ont aucun problème pour continuer leur vie comme s’il n’y avait plus d’enfants à la maison. Les adolescents ne posent d’ailleurs que peu de problèmes, de sorte que la série se focalise surtout sur la vie affective et professionnelle de Sarah qui est le modèle de la mère divorcée qui tout en sachant se sacrifier pour ses enfants veut continuer à mener sa vie de femme.


Le grand frère de Sarah, Adam, a deux enfants. L’aînée Haddie est une jeune fille bien moins indépendante et mature que sa cousine Amber. Les trames qui concernent l’âge ingrat sont d’ailleurs plus réalistes lorsqu’elles parlent d’elle ou de Drew . Haddie n’est pas la caricature de l’adolescente insupportable mais elle nous montre comment par amour et par crainte les parents peuvent restreindre la liberté de leur enfants à un moment où la quête d’indépendance devient obsessionnelle pour les jeunes. Adam et Kristina ont aussi un fils plus jeune, Max. Celui-ci souffre du syndrome d’Asperger et demande beaucoup d’attention. Alors que la maladie de Max est présentée comme un handicap social, on admire le temps et l’énergie que met Kristina afin qu’il se fasse des amis et une vie normale. Il est certainement l’enfant le plus attachant de la série parce que justement à cause de son autisme, il n’y a que de la vérité qui peut sortir de sa bouche. Autant dire que les matins chez ces Braverman offre les petits déjeuners les plus cocasses. Si Haddie prend un malin plaisir à maquiller la réalité et à boycotter les déjeuners et dîners familiaux, son frère dévoile ces mensonges dès qu’il y voit une injustice ou une inégalité qui sont les deux seuls principes qu’il parvient à assimiler, le politiquement correct qui est déjà peu évident à apprendre aux enfants lui est inconnu. De plus, Max ne supporte pas que l’on casse la routine et il ne s’intéresse qu’à des sujets très restreints, la communication n’est dons pas toujours aisée et est souvent bruyante.


Le second enfant de Zeek et Camille est l’alter ego féminin de Julia. Comme son frère, elle mène sa carrière au front et doit délaisser ses responsabilités de parent à son conjoint. C’est son mari Joel qui joue les nounous ce qui pose problème dans une société encore fort traditionnelle où c’est à l’homme à gagner le pain et à la femme de donner le temps et l’affection à ses enfants. Alors que la place de Kristina au foyer n’est jamais remise en question celle de Joël l’est au point qu’aussi bien lui que sa femme ont du mal à accepter chacun leur position. Julia se sent jugée par les autres mères et culpabilise de ne pas pouvoir se consacrer plus à sa fille. Joël, lui, se sent émasculé bien qu’il s’implique avec plaisir dans la vie scolaire et sociale de Sydney.


Enfin, Crosby est le cadet des Braverman et appartient à la branche bohême de la famille avec sa mère et sa sœur Sarah. /*SPOILERS SAISON1 EPISODE2*/Il ne supporte pas l’autorité et se voit plus comme le grand frère de son fils Jabbar que son père. On assiste à son apprentissage de père ce qui n’est pas évident puisqu’il a appris l’existence de sa progéniture que très tard./*FIN SPOILERS*/ Crosby est certainement le personnage le moins conventionnel et malgré son nouveau statut il refuse de le devenir.


On se retrouve donc face à 5 familles, 4 couples de parents et une mère divorcée et le tout dans une seule et grande famille. Cela fait beaucoup de personnages à gérer et on peut regretter qu’il faille attendre la seconde saison pour apprendre à connaître Drew qui avant ne faisait à proprement parler que de la figuration. On regrette aussi de ne pas voir plus souvent Zeek et Camille dans leur rôle de grands-parents  plutôt que de suivre leurs histoires de couples. On apprécie surtout le réalisme des relations parents-enfants et la possibilité pour tout un chacun de s’y retrouver. Si je ne mets que trois bulles c’est parce que la série est très bonne dans son genre mais que ce genre ne me plaît guerre par son caractère lisse et son trop plein de bons sentiments. Elle dépasse de bien loin un Brothers&Sisters ou un 7Heaven mais je préfère les familles dans des registres soit comiques comme The Middle, Raising Hope ou Modern Family soit dramatiques à l’instar de Big Love et de Brotherhood. Donc si vous aimez les comédies dramatiques familiales foncez sinon essayez d’abord les séries précitées.

Misfits: Présentation°°°°°

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Honte à moi, je viens seulement de découvrir la meilleure série de la saison 2009-2010. Pour vous donner une idée de l’estime que j’ai pour cette nouvelle production E4, je l’ai visionnée en une soirée!  Car la première saison ne contient malheureusement que 6 épisodes de 40min. Mon dernier coup de foudre télévisuel datait de 2008 avec Sons of Anarchy et l’avant-dernière était Skins (première génération). Et cet historique de mes romances “sérinesques” n’est pas anodin. Par le public qu’elle vise et ce qu’elle raconte, Misfits me rappelle Skins et le concept est certes moins audacieux que les SoA mais cherche lui aussi à nous dépeindre la vie de marginaux.


En effet, les misfits ce sont des marginaux, des cas sociaux comme on dit dans mes contrées hennuyaises. Si on pouvait reprocher à la seconde génération de Skins d’avoir cherché à créer une armada de cas sociaux, ici cela ne dérange pas, loin de là. Puisque les héros se côtoient dans le cadre de travaux d’intérêt généraux, il était tout à fait normal qu’ils soient tous des marginaux. L’effet final est donc bien moins artificiel. Les problèmes d’ado sont aussi bien différents. Pas de problèmes avec l’autorité professorale et parentale, la seule autorité qui se pose donc à eux est celle de leur agent de probation. Ils sont d’ailleurs je pense tous déjà adultes sauf peut-être Simon, le geek timide. Le sexe et la fête sont abordés de façon très originale via les pouvoirs que possèdent les protagonistes.


Oui je n’osais vous le dévoiler tout de suite car cela aurai pu vous faire fuir mais comment faire le pitch autrement sinon…C’est le point de départ du pilote: lors d’un violent orage de jeunes délinquants touchés par la foudre découvrent qu’ils possèdent des pouvoirs surnaturels. Oubliez Heroes ou les 4400, pensez plutôt à Being Human, autre série britannique, qui explore le domaine de la science-fiction mélangé à un réalisme assez troublant. Avoir des pouvoirs ça ne fait pas de facto de vous des super-héros ni les victimes de machinations et de complots gouvernementaux. On peut très bien avoir des pouvoir vivre la journée comme Batman sans jouer aux chauves-souris héroïques, la nuit. S’ ils avaient peut-être eu le pouvoir de changer le plomb en or, peut-être leur quotidien aurait-il changé mais pas de chance pour eux leur quotidien reste le même avec quelques emmerdes en plus.


J’ai adoré la mise en scène du pilot. L’introduction des pouvoirs était assez bien trouvée et certains d’entre eux ne sont pas piqué des vers. Voilà pourquoi je préfère mettre une balise spoiler sur ce paragraphe afin de laisser à ceux qui le souhaite un peu de suspens./*SPOILERS EPISODE1*/ Les pouvoirs n’ont pas été attribués au hasard, ils sont le prolongement du tempéremment des individus. Le plus banal est certainement celui de Kelly qui lit dans les pensées. Mais la prise conscience de ses nouvelles capacités est coquace, l’idée du chien était excellente. Celle qui parle comme un charretier va enfin pouvoir savoir si les gens et en particulier son fiancé pensent qu’elle est à l’image de son physique…une conne juste bonne à baiser. Ensuite, Simon se l’est joué à la “Le sixième sens”, je n’ai pas compris tout de suite son pouvoir. Peut-être ai-je aussi maqué de perspicacité sur ce coup là. Etre invisible est assez ironique dans son cas, puisqu’il l’est déjà aux yeux de ses camarades de classe et de travaux d’intérêt généraux. De plus, ses envies voyeuristes- que Nathan décèle directement et qui se révèle dans son amour de la caméra- vont pouvoir être assouvies par son don. Le sprinteur du groupe est maître du temps et ça tombe doublant bien puisqu’il semble être le seul repentant. La jolie et attirante Alisha a quant à elle un pouvoir inédit et qui la rend maintenant victime de l’excitation sexuelle qu’elle provoque. Le comble est qu’elle ne puisse plus utiliser ses charmes alors qu’elle est plus attirante que jamais. Enfin, Nathan, lui n’a pas de pouvoir et à vrai dire il n’en a pas besoin, il nous amuse sans et c’est tellement jouissif de voir celui qui frimait être le seul à ne pas être spécial et à chercher à l’être!/*FIN SPOILERS*/


Outre le très bon pilot notons aussi un épisode 4 excellent de par sa réalisation et sa façon d’aborder l’un des pouvoirs des héros. D’ailleurs, la réalisation est soigné pour l’ensemble de la saison et me rappelle celle Skins sauf que le bleu plus que bleu du ciel à été grisé pour s’adpter au sujet. J’aime également les plans de la ville qui servent d’intermèdes et la bande son aux accents rock est utilisée à bonne escient. Le générique est parfait, le graphisme comme la musique, il rappelle le pitch ce qui est de plus en plus rare. J’ai eu du mal à ranger la série dans une catégorie, elle jongle entre humour british, thriller et drame. Mais je me suis tellement bien fendue la gueule hier et puisque la série ne se prend elle-même pas au sérieux faisant souvent des références ironiques aux séries et films de science-ficion qu’elle doit être différenciée des comédies dramatiques.

Skins: itinéraire d’une adolescence désenchantée°°°

Il ne fait pas bon vieillir au royaume des teen shows. Soit la série se transforme en série post-ado (cf. Berverly Hills, Dawson) soit elle se doit de changer son casting (cf. Harley Coeurs à vif, Friday Night Lights). Il n’y a pas une solution meilleure qu’une autre mais  la première est certainement la plus facile, garder les mêmes acteurs pour une audience qui grandis avec ses héros. Dans le cas de Skins, cette solution était cependant quasi impossible. La série de Jamie Brittain avait fait de son ambiance ado sex, drug and rock’n roll sa marque de fabrique et son principal atout. Transposer cete ambiance à des college student aurait été bien original. Pourtant, bien que continuant de suivre des ados issus du même lycée et de classes sociales similaires, l’atmosphère qui planait autrefois sur les soirées de Tony, Michelle, Cassie and co a disparu avec eux.


A vrai dire il ne reste plus que le sexe et la drogue. Mais les drogues douces ont été remplacées par de l’ecstacy et de la cook. Leur consomation n’est plus sociale, elle sert à fuir la réalité d’un quotidien. Si on a toujours représenté les ados en conflit avec leur parent, il s’agissait surtout d’une question d’autorité contre laquelle les jeunes aiment se rebiffer. Comme avec la première génération, ici, le rôle des parents dans l’éducation est quasi inexistant, leurs rejetons font ce qu’ils veulent sans leur demander leur avis et se cassent à la première contestation. Peut-être me fais-je vieille mais le monde décrit par Skins me semble  peu en phase avec ce que ce doit être un ado de la classe moyenne dans une ville post-industrielle. Autant avec la première génération, j’avais des doutes mais c’était tellement drôle, autant ici, je suis sure que c’est du surfait et aucun épisode ne me le fait oublier.


Mais il n’y a pas que sur ce pan que Skins me semble moins bon, car je ne m’en souciais guère avant. Non ce qui me  dérange c’est la trame dramatique qui a bel et bien pris le pas sur le pendant comédie. Il y a très peu de Skins party et quand il y en a, elles finissent toujours mal. Je suis nostalgique quand je repense au voyage de classe en première saison ou à toutes ces autres moments de réunion des personnages. Continuer à dédier un épisode à un personnage de la seconde génération est une terrible erreur, on a l’impression que les autres protagonistes y vont des apparitions en guest-stars plutôt que comme personnages récurrents.


Il y a cependant, une chose que la série à réussi en cette quatrième saison, c’est nuancer certains skinsiens qui étaient vite devenus insupportables au cours la saison précédente. L’épisode sur Cook était une parfaite réussite. On continue, certes, sur le schéma d’une famille éclatée qui pousse ses enfants aux pires comportements, mais on nous en fait rire et c’était drolement bon et ce, en partie, grâce à l’introduction d’un personnage original et décalé à l’image du petit gangster de la saison1 et bien plus marrant et convaincant que celui de la saison3. On a pu enfin découvrir la famille de Cook. On ne connaissait que le père dont le fils était une pâle copie. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas su tenir le cap. Le focus sur Freddie bien qu’il traitait avec justesse de la perte d’un parent  était lent, prévisible et ennuyeux tout comme sa relation avec Effy qui reste le seul personnage que je ne peut absolument pas blairer.


Plus je regarde Skins plus j’ai envie de regarder ses pemières saisons. En reprenant un casting ado (contrairement aux séries US), les producteurs ont oublié de donner des rôles d’ado. Peut-être les critiques leurs sont-elles montées à la tête et ont-ils voulu aller encore plus loin en ne prenant que des cas sociaux. Mais force est de constater que certaines histoires colleraient bien mieux dans un univers un peu plus vieux. La fraîcheur d’un Anwar ou d’une Cassie manque cruellement au show et je ne pense que JJ et Thomas sauveront le lot.