Modern Family: Présentation°°°°°

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Cette présentation vient tard, puisqu’on a déjà dépassé la mi-saison mais l’avantage c’est que la série sera jugée sur ce qu’elle vaut vraiment plutôt que sur son pilot. Comme j’avais découvert The Middle, je n’étais pas très curieuse de regarder une nouvelle sitcom, partant du principe que les bonnes sitcoms sont rares. A l’heure actuelle, je ne suis même plus capable de suivre 30Rock, tellement le côté répétitif des situations me fatigue et me déçoit. Cette prévisibilité est propre à la majorité des sitcoms qui restent coincées dans des dynamiques figées par des personnages stéréotypés.


Ainsi, il semble de plus en plus courant de retrouver dans les comédies familiales (familiales dans leur thème et non spécifiquement dans leur public cible) le personnage de l’enfant mature, surdoué et donc marginalisé. Dans The Middle, il y a Brick, dans United States of Tara, c’est Marshall et dans le cas présent, les créateurs ont choisi un personnage féminin, la fille cadette des Dumphy, Alex. Son intelligence ne pourrait pas être mieux servie que par la sottise et la superficialité de sa grande soeur Haley. Pour complèter ce tableau, de la première des trois familles au centre du show, on notera l’originalité d’avoir donné en chef de famille un père complètement naïf à l’âme d’enfant qui s’entend à merveille avec le petit cadet, Luke. Ce n’est pas une question de maturité, car des parents plus immatures que les enfants c’est du déjà-vu, on pense notamment à Suzan dans DH. Phil sait prendre les bonnes décisions et a autorité sur ses enfants mais il n’aime pas en user. Il est resté un grand dadet avec des peurs (clowns, arraignées et autres petites bêtes) et des passions d’enfant. C’est donc sa femme qui fait figure de chef de clan, à son grand dam. Car elle aussi n’a de cesse que de rester cool en particulier avec ses filles ado et chamailleuses.


La seconde famille est un peu plus originale dans sa configuration, toujours avec un enfant à l’intelligence supérieure mais qui, lui, utilise d’une façon jamais vue jusqu’à présent. Manny Delgado du haut de ses 11 ans est déjà un digne représentant de l’homme latin, charmeur et macho. On le voit rarement interragir avec d’autres enfants, il aime rester avec les adultes même lorsqu’il s’agit d’un rencard. La composition familiale y joue aussi, il est fils unique d’une bomba latina qui a épousé en seconde noce Jay, un riche retraité. Gloria n’a que le physique de la bimbo et elle s’évertue de témoigner à tous qu’elle est loin d’être bête et que ce n’est pas l’argent qui l’a poussée dans les bras de son mari mais bien l’amour qu’elle lui porte. Et elle est tellement gentille, jolie et marrante avec son accent et ses traditions colombiennes, que le spectateur est le premier à la croire.


Enfin, bien plus osé la dernière des trois familles est celle d’un couple gay. Il est certes devenu un devoir pour beaucoup de séries de représenter cette “communauté”. Ici on va un tantinet plus loin puisque Mitchell et Cameron ont adopté une petite fille au Viêtnam. Mitchell est plutôt réservé tandis que Cameron est une drama queen. Artiste dans l’âme, il aime également aider des inconnus dans le besoin et ne manque jamais une occasion d’organiser des dîners chez lui avec la famille de Mitchell ou avec des connaissances.


La modern family touch c’est les relations privilégiées entre enfants et adultes, une conception élargie de la famille  et une facilité à faire rire avec des thèmes simples mais bien écrits et mis en scène. En 20min, on suit trois familles sans que les histoires soient bâclées et sans délaisser un seul personnage. Une pure réussite selon moi, entre Modern Family et The Middle mon coeur balance.

Bored to Death: Présentation°°

Avec un titre pareil, on ne peut qu’associer l’ennui à la nouvelle production de HBO. Bien qu’ayant entamé le pilot avec à l’esprit des critiques très positives, je me suis retrouvée au bout de seulement 10min assoupie sur le sofa! Mais en tant que sériephile avertie, une deuxième chance et un deuxième visionnage s’imposait.


Jonhathan est un écrivain new-yorkais dont le premier roman a été un succès. Vous devinez j’en suis sûre la suite…il ne parvient pas à écrire le second! Conforme au stéréotype de l’artiste, Johnathan boit et fume mais assez étrangement, ne court pas les jupes des filles ,juste celles de sa copine ou plutôt ex-copine puisqu’elle le quitte dès le premier épisode. Pour retrouver l’inspiration et ne pas s’enfoncer dans la dépression, il décide de s’improviser détective privé non-licencié. Voilà le topo qui m’avait assez emballée, mais qui malheureusement ne m’a pas fait travailler les zygomatiques. Je pense que le pilot était trop prévisible, c’est peut-être l’inconvénient de lire les pitchs et regarder les trailers. Mais je le fais pour d’autres séries qui n’en n’ont pas été desservies pour autant.


Passé l’introduction de Johnathan, la série devient regardable bien qu’on garde l’envie d’étouffer le poète maudit dans son imperméable de détective privé. A chaque épisode, une nouvelle pseudo-enquête qui de temps à autres fait rire. En toile de fond, sa relation houleuse avec son ex, looseuse avec son BFF et foireuse avec son éditeur. Dans ce rôle: Ted Danson, toujours impeccable quand il s’agit de jouer les riches mégalomanes.


On apprécie l’apparition en guest star et dans son propre rôle de Jim Jarmusch et quelques clin d’oeil satiriques sur les dernières tendances bio bobo bien-être. Je n’abandonne pas la série (j’en suis au quatrième épisode) car je suis hbotienne dans l’âme et le network ne m’a jamais déçue jusqu’à présent. De plus, New-York, le monde de l’édition, la maladresse de Jonhathan me replongent dans l’univers de Woody Allen. Et pour compléter le tableau, ça ne m’étonnerait pas que l’on découvre bientôt les origines juives du héros. Du Woody sur HBO et en série, ça avait tout pour me charmer…

Cougar Town: Présentation°°

La population vieillit et le public aussi. Les scénaristes l’ont compris et essaient de faire coller au mieux leurs héros à ceux qui les suivent de semaine en semaine. Après Eastwick, c’est donc au tour de Cougar Town de s’atteler aux problèmes des quadragénaires. Est-il plus difficile de vieillir quand on est une femme? La vie est-elle finie à 40 ans? A-t-on assez profité de ses 20 ans? Tant de questions auxquelles la série tente  de répondre par l’humour.


A la première de ces questions, la série répond par l’affirmative et il n’y a rien de nouveau. On dit du charme masculin qu’il se bonifie avec les années  tandis que les atouts féminins sont réputés se faner. Mais ce qui est certainement plus innovant c’est d’oser nous le montrer en nous mettant face à des mœurs qui nous dérangent. Que Hank Moody dans Californication enchaîne jeunes conquêtes sur jeunes conquêtes nous choque peu. On dira de lui que c’est un Dom Juan, un hédoniste. Maintenant si Karen adoptait le même comportement, il ne fait pas de doute que certains penseraient qu’elle est désespérée ou pathétique. On se rend donc compte que la série de Showtime qui se veut provocatrice ne l’est pas tant. Je n’irais quand même pas jusqu’à dire que Cougar Town l’est, car on est sur ABC et qui plus est en 2009, après le phénomène Sex and The City. Mais la série met le doigt sur ce qui pourrait gêner , surtout dans une Amérique conservatrice: voir des femmes divorcées de l’âge de votre mère chasser de jeunes proies, telles des cougars (terme américain qui désigne les femmes mûres qui sortent avec de jeunes hommes).


Le public visé est aussi féminin que le casting. C’est une série de femmes par des femmes  et pour les femmes. Je ne cherche pas ici à émasculer un public potentiel mais le ressenti est bien différent de part et d’autre. On peut rire d’être dans pareille situation, on peut rêver d’éviter de l’être ou l’on peut juste regarder cela comme un compte-rendu sociologique. Car la sitcom ne va pas vous faire mourir de rire , tout au plus sourire. Au mieux, elle vous conscientisera sur une réalité sociale à laquelle nos normes ne se sont pas encore adaptées.


*Pour un pitch parlant, vous pouvez cliquer dans la colonne droite ou sur le lien suivant

Glee: Présentation°°°°

Glee est une nouvelle comédie de la Fox qui a la particularité d’être musicale.  Mais cela ne doit pas vous rebuter car elle est bien plus que cela. Glee est l’illustration parfaite d’une nouvelle génération de teen movie. Elle reprend la tendance actuelle à Hollywood de faire des loosers des héros.


Dans chaque teen movie, il y a le bully, la cheerleader, le quaterback et l’intello ringard. Tous ces ingrédient sont repris dans Glee en y ajoutant l’homo et la black victimisante. Comme dans les récents Napoleon Dynamite ou Juno, ce sont les minorités, les reclus qui sont au centre du show. A vrai dire le thème de la série lui même appelle à tous les retrouver. Les winners se bourrent entre eux sur le gazon, leurs compagnes les encouragent à moitié à poil dans des figures acrobatiques et les autres se retrouvent au glee club.


Ce qui est intéressant ici c’est que les winners  pour différentes raison rejoignent aussi le glee club. Non seulement on apprend donc  à apprécier les loosers autrement que par la pitié mais on se plaît aussi à découvrir le quaterback et sa cheerleader autrement que comme les rois de la prom.


Mais ce qui constitue l’essence même de Glee, c’est la représentation du monde professoral qui certes n’est pas originale mais est des plus distrayante. Car l’intérêt du show réside dans les rivalités qui divisent les prof et en particulier Will, le prof de chant et Sue, l’entraîneuse des cheerleaders. Ils ont pour arbitre le directeur de l’école dont l’accent pakistanais vous charmera à coup sûr. A la palette des profs s’ajoute le coach de foot bourru dont les manières sont aux antipodes d’Emma, la conseillère aux études qu’on croirait toute droite sortie de Pushing Daisies avec ses tenues tons sur tons et assorties au décor.


Glee c’est une chorale et donc de la musique. A chaque épisode on découvre quelques chorés qui reprennent des tubes actuels ou remettent les classiques anglo-saxon au goût du jour. Cet aspect m’avait fait un peu peur au départ car 50 minutes par semaine de comédie musicale me semblaient trop. En fin de compte, ces instants sont assez courts que pour ne pas saper l’histoire et les chorégraphies sont une fois sur deux à prendre au second degré. Beaucoup voient d’ailleurs dans la série une parodie des hits du box-office américain comme High School Musical.


Je ne dirais pas que Glee soit la bonne surprise de la rentrée car le pilote nous avait déjà été offert en guise d’amuse-bouche en mai. Mais je peux dire du moins que ce sont des agréables retrouvailles que j’ai faite avec ma bande de choristes loosers.

Hung: Présentation

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La crise financière et économique semble être devenue une source d’inspiration pour les scénaristes d’outre-atlantique. Si en Europe on parle beaucoup de la crise on en ressent moins les effets dans la vie de tous les jours qu’aux Etats-Unis (logique) où des pertes d’emploi importantes sont annoncées avec la chute des géants du capitalisme américains. Parmi ses géants: General Motors et le monde de l’automobile en général. S’il y avait donc bien une ville pour symboliser le marasme économique et les dérives du capitalisme et de l’industrialisation c’était Détroit. Ce sont donc des bâtiments désaffectés et les rives polluées des lacs qui servent de décor au nouveau looser fauché de la télé: Ray. Lire la suite »

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