Lost: saison 6 épisode 6°°


Pas grand chose à se mettre sous le dent dans ce centric Sayid. Il y a les grands déçus qui s’attendaient à un épisode dédié à Sun et Jin étant donné le titre:Sundown. Ensuite, il y a ceux comme moi qui préfèrent la plage et la jungle au temple. Ajoutons à cela que Sayid n’a jamais vraiment su s’imposer comme autre chose qu’un meurtrier malgré lui. Et malheureusement, c’est encore sur cette corde qu’on a joué cet épisode-ci.


Pour la première fois depuis que je fais les recap de Lost je n’aurais pas besoin de diviser mon propos entre LA-X et l’île. Car le parallèle n’a jamais été aussi juste que pour l’irakien. Quelque soit le décor et l’endroit Sayid à une ombre noir en lui qui prend systématiquement le dessus. L’ardoise de son passé ne veut pas être effacée et la lutte entre le bien et le mal se joue en lui. Las de toujours devoir prouver être un good guy et las de se décevoir lui-même, il ne peut qu’accepter la proposition de Smokey Monster. Si Jacob lui avait pris Nadia, SM la lui rend mais sous certaines conditions. Elle ne sera plus sa femme mais sa belle-soeur. C’est du moins, ce que l’on peut déduire des flashmaybe et des révélations de Dogen.


Dogen qui tente de manipuler Sayid se retrouve tué par celui-ci après qu’il lui ait confié le deal passé avec Jacob tout en supposant que SM en ferait un similaire à l’ex-garde républicain Ce qui démontre bien que pour Jacob la fin justifie les moyens et que ces moyens ne sont pas plus louables que ceux de SM voir pire, si l’on repense à la mort du mari de Juliet ou à celle de Nadia.


Chaque camp recrute et étant donné la trahison de Sayid les good guys loose. D’ailleurs, leur arrivée au temple était des plus décevante. Alors qu’on attendait depuis un mois la réunion de tous les personnage, celle-ci s’est produite ni vu ni connu. Les retrouvailles de Kate et Claire, de Miles et Ilana&co. sont tombées à plat. Claire qu’on a fait passer pour une folle réagit de façon fort rationnelle quand elle découvre l’identité du kidnappeur de son fils. Sun comme d’habitude reste cantonnée à la réplique ‘where is my husband’, tandis quela ba lance de son husband semble pencher du côté obscur. Le plus étonnant c’est que bien qu’ayant organisé une big lost party au temple, des personnages centraux restent absents du show depuis trop longtemps, en particulier, Richard, Sawyer, Rose et Bernard.


On a donc pas encore réussi à gérer le large casting. A moins de récussiter, Dogen est devenu le personnage le plus inutile avec John Lennon de l’histoire de la série. La morale de l’épisode est semble-t-il que les mauvais restent mauvais. Ainsi, en est-il de Sayid, Kate (qui rejoint le mauvais camp malgré elle), Sawyer et Jin, tous coupables d’au moins un homicide. La scène finale était certes intéressante pour la suite mais comme tout le reste elle n’a pas brillé en suspens et en rythme.

Secret Diary of a Call Girl: plus si secret°°°°°

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Secret Diary c’est l’antidote pour les filles en manque de Carry et de ses amies. Même folie des fringues, même goût du sexe mais avec en prime un amour de l’argent assumé. C’est le IIIème millénaire, les femmes n’ont plus peur de troquer les sentiments pour de l’argent.


Belle a depuis toujours cherché son indépendance financière et n’a jamais caché sa principale motivation. Elle vient d’une famille de la classe moyenne, ne se drogue pas et n’a pas d’enfants à nourir. La prostitution c’est son choix, c’est la façon la plus facile et la plus plaisante de se faire un max de blé. Le prix à payer est cher mais bien moins que ses tarifs. Elle s’est donc résolue à mentir à ses proches et limiter son cercle d’amis pour vivre dans le luxe de sa luxure.


La série traite du sujet avec légèreté et donne presque envie d’en faire aussi son métier. Belle a de très bons rapports avec ses clients, elle les fait jouir et parfois jouit aussi. Elle vit dans un super bel appartement et passe son temps libre à s’acheter des vêtements de grands couturier, en cash bien sûr. Certains reprochent à la série de traiter du  sujet avec trop de légereté et de ne pas montrer la face glauque de la prostitution et du proxénétisme. La question est de savoir si pour être de qualité, une série doit-elle être obligatoirement réaliste. Le réalisme n’est pas facile  et la comédie est toujours sous-évaluée. Pourtant faire rire sur le sexe sans tomber dans la vulgarité de Bigard ne me semble pas plus aisé./*SPOILERS:S03E06*/


Malheureusement, Hannah vit tellement seule qu’elle ne nous ouvrent pas beaucoup de pistes d’évolution
en dehors de leur clientèle. L’idée de donner une amie à Belle était une bonne façon de diversifier les histoires mais il faut bien avouer qu’en 20min il est un peu difficile de suivre les deux escort-girl. La question centrale depuis ces deux dernières saisons est la possibilité de vivre un amour quand on vit du sexe. La première tentative en saison 2 m’a semblé un peu scabreuse, on savait très bien comment tout ceci finirait et on avait que ça à se mettre sous la dent. Cette saison-ci avec la parution du journal intime de Belle, une toute autre voie s’ouvre et l’histoire qui commence est bien plus intéressante à la fois par ses dialogues et par la nature de la relation entre Hannah et Duncan. Elle vit du sexe et il vit de l’écriture des ses aventures sexuelles. Pourtant, à aucun moment ce n’est dérangeant pour nous, spectateurs. Duncan n’a rien d’un mac et Hannah lui parle de son boulot comme le ferait n’importe quelle femme avec son compagnon.


Dans un autre registre, le couple que forment Bambi et Byron est tout aussi attachant. Byron est un rêveur notoire et Bambi comme son nom l’indique est restée une enfant dans l’âme. Contrairement à Belle, la prostitution s’est imposée à elle. Abandonnée par ses parents, vivant dans un petit deux pièces, elle exerce le plus vieux métier du monde pour pouvoir simplement manger et payer son loyer. Elle est encore chez Stéphanie, la mac, et lui paie donc une large commission pour avoir accès une clientèle bas de gamme du fait de ses origines ethniques  et à mon avis aussi sociales./*FIN SPOILERS*/


Les épisodes se faisant, le sexe se fait de plus en plus original et je n’ose imaginer ce que l’on risque de voir dans les semaines à venir. J’espère que les scénaristes parviendront à rendre les compagnons de ces dames plus consistants afin de mieux comprendre les motivations qui les poussent à accepter de telles relations.

Dexter is back: Bilan de la saison 4°°°

Vous avez dû lire un peu partout que Dexter ça n’était plus aussi bien qu’avant, que la voie prise par les scénaristes était sans issue, que le personnage de Dexter était mort et blablabla et blablabla. Eh bien je l’ai aussi longtemps cru et jusqu’aux derniers épisodes ce n’était pas faux.


Faisons d’abord un bref rappel des faits. Première saison: on découvre le personnage de Dexter et par la même occasion son frère qui s’avère être le fameux tueur en série du camion frigorifique. Là on se dit, waouh! Dexter est prédestiné à être une machine à tuer sans once d’humanité. C’est une première télévisuelle, le héros n’en est pas un et est au-delà de l’anti-héros. Dexter est un meurtrier qui s’est inventé justicier pour rentabiliser ses crimes en choisissant des coupables comme victimes. On commence la deuxième saison avec la peur de ne pas pouvoir voir mieux comme serial killer que le frère de Dexter…et bien si! Dexter himself! A vrai dire je pense que c’est de loin ma saison préférée. Les personnages de Doakes et de l’agent spécial Lundy n’y sont pas étrangers. La troisième saison malheureusement confirme les craintes présentes depuis le début, la série et le personnage ne peuvent réussir dans la durée. L’idée de donner à Dexter un co-pilote était en soit une bonne idée mais Miguel Prado est vite devenu un personnage encombrant s’ajoutant à deux autres personnages encore plus encombrants que sont Rita et Debra. Debra, je l’ai toujours trouvée un peu conne: être tombée amoureuse et s’être mariée à un serial killer qu’elle connaissait à peine, c’était pas futefute et elle a beau à le répéter ça ne la rendra pas plus intelligente. Rita, quant à elle, est le symbole de la socialisation et donc l’humanisation de Dexter et donc à ce titre on ne peut pas l’aimer, elle et ses mioches. Le final de leur mariage ne laissait donc rien présager de bon. Et pourtant…


Le début de cette saison 4 a été, il est vrai, très pénible. Les dialogues intempestifs des Morgan père et fils ont le don de vite m’irriter et là j’avais vachement l’impression qu’ils en abusaient. Au bout de quatre ans, les introspections de Dexter n’apportent plus grand chose de neuf: “Pourquoi ne suis-je pas normal?”, “Suis-je fait pour avoir une vie de famille normale?”, “Mes proches risquent-ils de souffrir de ce que je suis réellement?”, “Vais-je être un jour démasqué”, on croirait Claire Bennett. Mais rassurez-vous ce début de saison n’a rien à voir avec celui d’Heroes si ce n’est la déception et cette impression de déjà-vu.


On nous a donc resservi le tueur en série que le Miami Metro passe une saison entière  à démasquer quand il ne faut que quelques épisodes à Dexter pour connaître son nom, sa maison et devenir un membre de sa famille. Comme dans la saison précédente, il fait ami ami avec son ennemi et l’assassine juste avant que ses collègues découvrent l’identité du criminel (pas Dexter, l’autre). Mais tous les flics ne sont pas cons (aucun commentaire sur cette assertion svp) et à l’instar de Doakes, Quinn commence à le trouver louche et à le filer, comme si ce n’était pas suffisamment louche qu’il passe sa vie à photographier des éclaboussures de sang. Mais c’est bien le seul car Dex a pris le soin d’épouser une blonde godiche. Pour maintenir du suspens, il y a toujours bien quelqu’un qui commence une phrase du genre  “il faut qu’on parle” ou un “je sais tout Dex”, suivi d’un silence et un gros plan sur la face du héros, mais il n’y a bien plus que Michael C. Hall pour jouer les dupés. Nous on n’y croit plus.

Ces épisodes aux évènements redondants ont heureusement fait place dès le neuvième épisode à une histoire bien plus haletante. Dexter n’est pas resté coincé dans ses remords d’avoir tué un innocent comme c’était le cas dans la saison 3. Il est redevenu un meurtrier qui prend autant de plaisir à préparer ses crimes qu’à les exécuter.

Très vite on voit ressurgir le tueur de la saison 1, incapable de ressentir des motions et obligé de les feindre. Le meilleur exemple est sa réaction lorsqu’il apprend s’être fait cocufier. Non seulement, ça ne l’émeut pas mais en plus il ne se sent même pas embarrassé face à Masuka.  Ce qui lui redonne de la vigueur c’est son adversaire. Cette fois-ci est de taille et qu’il a bien du mal à faire tomber dans ses filets ou plutôt dans ses bras après une bonne petite dose d’anesthésiant.  Le rituel d’Arthur, sa famille et sa bi-polarité sont autant d’éléments qui font de lui un serial killer bien plus intriguant que le Ice Truck Killer qui était aussi un excellent rôle mais qui, avec recule, est moins intressant lorqu’on a eu quatre pour découvrir son reflet en la personne de Dexter.

Mais cette critique ne serait pas aussi élogieuse sans les 3dernières minutes de l’épisode final. Déjà que c’était agaçant de voir Dexter s’en sortir des plus gros merdiers jamais chiés, qu’il s’en tire aussi bien que dans la deuxième saison avec la mort de Doakes et Lila me semblait vraiment trop facile. Cette fois-ci les scénaristes lui ont fait payer ses prises de risques insensées,  en faisant de Rita une victime collatérale, dirons-nous, de son dark passenger. Outre le fait qu’on soit enfin débarrassé de la blonde gnangnan, cet événement est l’occasion de faire renaître une seconde fois Dexter. Cette “tragédie” ancre une fois pour toutes dans la fatalité l’amour que porte Dexter au sang et au meurtre. Cette fatalité c’est aussi celle de son fils, le petit Harrison innocent et  baignant dans le sang de sa mère tout comme son père et son oncle quelques années auparavant. Cet assassinat risque également de mettre à mal la couverture du bon père de famille. Que la femme d’un scientifique de la police soit victime d’un meurtre soulève déjà pas mal de questions. Si en plus son bourreau est le Trinity killer on peut être sus que le détective super futé Morgan ne lâchera pas l’affaire d’aussi tôt, surtout après avoir enfin découvert l’identité de son frère adopté.


Alors que la casquette de producteur et showrunner va changer de tête, espérons que la série et ses scénaristes pourront porter à bien ce qui a été construit durant ces derniers épisodes. Le personnage est a retravaillé complètement, c’est une aubaine pour éviter de malencontreux accidents tels que la saison 3!

Bored to Death: Présentation°°

Avec un titre pareil, on ne peut qu’associer l’ennui à la nouvelle production de HBO. Bien qu’ayant entamé le pilot avec à l’esprit des critiques très positives, je me suis retrouvée au bout de seulement 10min assoupie sur le sofa! Mais en tant que sériephile avertie, une deuxième chance et un deuxième visionnage s’imposait.


Jonhathan est un écrivain new-yorkais dont le premier roman a été un succès. Vous devinez j’en suis sûre la suite…il ne parvient pas à écrire le second! Conforme au stéréotype de l’artiste, Johnathan boit et fume mais assez étrangement, ne court pas les jupes des filles ,juste celles de sa copine ou plutôt ex-copine puisqu’elle le quitte dès le premier épisode. Pour retrouver l’inspiration et ne pas s’enfoncer dans la dépression, il décide de s’improviser détective privé non-licencié. Voilà le topo qui m’avait assez emballée, mais qui malheureusement ne m’a pas fait travailler les zygomatiques. Je pense que le pilot était trop prévisible, c’est peut-être l’inconvénient de lire les pitchs et regarder les trailers. Mais je le fais pour d’autres séries qui n’en n’ont pas été desservies pour autant.


Passé l’introduction de Johnathan, la série devient regardable bien qu’on garde l’envie d’étouffer le poète maudit dans son imperméable de détective privé. A chaque épisode, une nouvelle pseudo-enquête qui de temps à autres fait rire. En toile de fond, sa relation houleuse avec son ex, looseuse avec son BFF et foireuse avec son éditeur. Dans ce rôle: Ted Danson, toujours impeccable quand il s’agit de jouer les riches mégalomanes.


On apprécie l’apparition en guest star et dans son propre rôle de Jim Jarmusch et quelques clin d’oeil satiriques sur les dernières tendances bio bobo bien-être. Je n’abandonne pas la série (j’en suis au quatrième épisode) car je suis hbotienne dans l’âme et le network ne m’a jamais déçue jusqu’à présent. De plus, New-York, le monde de l’édition, la maladresse de Jonhathan me replongent dans l’univers de Woody Allen. Et pour compléter le tableau, ça ne m’étonnerait pas que l’on découvre bientôt les origines juives du héros. Du Woody sur HBO et en série, ça avait tout pour me charmer…

Cougar Town: Présentation°°

La population vieillit et le public aussi. Les scénaristes l’ont compris et essaient de faire coller au mieux leurs héros à ceux qui les suivent de semaine en semaine. Après Eastwick, c’est donc au tour de Cougar Town de s’atteler aux problèmes des quadragénaires. Est-il plus difficile de vieillir quand on est une femme? La vie est-elle finie à 40 ans? A-t-on assez profité de ses 20 ans? Tant de questions auxquelles la série tente  de répondre par l’humour.


A la première de ces questions, la série répond par l’affirmative et il n’y a rien de nouveau. On dit du charme masculin qu’il se bonifie avec les années  tandis que les atouts féminins sont réputés se faner. Mais ce qui est certainement plus innovant c’est d’oser nous le montrer en nous mettant face à des mœurs qui nous dérangent. Que Hank Moody dans Californication enchaîne jeunes conquêtes sur jeunes conquêtes nous choque peu. On dira de lui que c’est un Dom Juan, un hédoniste. Maintenant si Karen adoptait le même comportement, il ne fait pas de doute que certains penseraient qu’elle est désespérée ou pathétique. On se rend donc compte que la série de Showtime qui se veut provocatrice ne l’est pas tant. Je n’irais quand même pas jusqu’à dire que Cougar Town l’est, car on est sur ABC et qui plus est en 2009, après le phénomène Sex and The City. Mais la série met le doigt sur ce qui pourrait gêner , surtout dans une Amérique conservatrice: voir des femmes divorcées de l’âge de votre mère chasser de jeunes proies, telles des cougars (terme américain qui désigne les femmes mûres qui sortent avec de jeunes hommes).


Le public visé est aussi féminin que le casting. C’est une série de femmes par des femmes  et pour les femmes. Je ne cherche pas ici à émasculer un public potentiel mais le ressenti est bien différent de part et d’autre. On peut rire d’être dans pareille situation, on peut rêver d’éviter de l’être ou l’on peut juste regarder cela comme un compte-rendu sociologique. Car la sitcom ne va pas vous faire mourir de rire , tout au plus sourire. Au mieux, elle vous conscientisera sur une réalité sociale à laquelle nos normes ne se sont pas encore adaptées.


*Pour un pitch parlant, vous pouvez cliquer dans la colonne droite ou sur le lien suivant

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