22 décembre 2010
Desperate Housewives: bilan de mi-saison (saison 7)°°
Cette année,chez Marc Cherry, on n’avait pas pris de grands risques pour la trame dramatique. La septième saison a signé le retour de Paul Young. Je n’ai jamais vraiment aimé tout ce qui tournait autour de Mary-Alice, je trouvais cela un peu tiré par le cheveux. Cependant, la médiocrité des saisons qui suivirent et de leur criminels voir serial-killer m’a forcé à revoir mon jugement sur cette histoire qui est la source même de la série étant donné que c’est Mary-Alice qui nous fait la morale chaque semaine.
L’idée du centre pour ex-détenus était par contre bien trouvée car originale sans être extraordinaire. Surtout, cette initiative philanthropique est en parfaite communion avec l’esprit de la série ou du moins ce qu’il devait être. N’oublions pas qu’à la base DH devait être une critique de la vie en banlieue et de sa population bourgeoise. Avec cette intrigue, les scénaristes mettent en exergue l’intolérance et les dérives sécuritaires qui sévissent au sein des ghettos de la classe moyenne aisée américaine. La crise actuelle sera le moteur du plan de Paul. Jouant sur le marasme économique mais également sur les peurs des “honnêtes gens” pour racheter leurs maisons over-hypoyhéquées. La peur de vivre avec des marginaux et celle de voir son capital immobilier dévalué, voilà les véritables craintes et préoccupations des desperate housewives.
Sur le thème de la crise, la série opère à un rattrapage. En effet, le problème était déjà au centre du show avec la story-line de Susan. Malheureusement, la manœuvre était maladroite et incohérente. Susan est riche de ce qu’elle a hérité mais accepte de faire des sacrifices de pauvre parce que son mari est trop orgueilleux que pour accepter son argent. Elle préfère alors se dé-zapper sur le net qu’utiliser son argent en cachette!! Ironie du sort, puisque son argent vient de la vente du club de streap-tease de son ex. Mais bon ça nous a bien fait rire de la voir travailler pour vavavroom.com. Et c’était pas plus pathétique que ce qu’elle fait maintenant comme boulot. Maintenant au moins elle est à Fairview et on comprend aussi que ça arrange les scénariste de la remettre dans sa banlieue chic car ça rend une certaine unité à la série.
Lynette pour qui elle travaille maintenant a à nouveau écopé des histoires les plus pourries. Outre ses chamailleries avec sa nounou et son cabinet de décoration d’intérieur avec Renee, ce qui est déjà pas mal dans le n’importe quoi, on lui a filé une belle-mère à Alzheimer foudroyant. Parfois, on a l’impression que les épisodes sont écrits au compte goutte et réalisés direct après, que le lundi les scénaristes pensent à introduire la mère de Tom, le mercredi à la rendre Alzheimer mais trop tard mardi on a déjà tourné l’épisode. Pas grave, jeudi on réalise quand même l’épisode avec le même personnage qui est devenu subitement malade mais vendredi nos créatifs surdoués ne savent plus quoi faire de la belle-mère et comme des vieilles folles y en a déjà assez dans la série, on la vire illico presto à l’hospice l’épisode suivant. On ne parlera même pas de son fils, et de ses joints et son géant pénis tellement c’était navrant. La seule histoire divertissante chez les Scavo, était celle de Penny la nanny. On remarque avec son plus jeune frère, Parker, que chez les enfants Scavo, les derniers sont plus intelligents que les premiers. Ils peuvent même remplacer Mary-Alice en plein épisode quand il s’agit de donner un sous-titre pour l’américain moyen qui de un ne comprend pas que l’épisode présent (ndlr:épisode13) est une critique des bien-pensants comme lui et qui de deux ne sait pas lire les sous-titres et regarder l’image en même temps.
Chez les Van de Kamp, Bree n’a pas été plus gâtée. Même si c’est avec plaisir que nous retrouvons Brian Austin Green, on regrettera la classe de Kyle MacLachlan qui aura été le meilleur compagnon et mari de Bree selon moi. L’intrigue avec les parents de Keith était d’un banal. Sa rivalité avec Renne nous rappelait furieusement, les disputes entre Susan et feue Eddie. Le quiproquo de situation entre Bree et sa belle-mère était bien et il n’y avait pas besoin d’en rajouter avec le beau-père, c’était trop prévisible en plus.
Mais dans DH on n’est plus à une approximation près. Ainsi, chez les Solis, on écoute les conseils des Scavo à” la lettre” et on laisse traîner ses états d’âme sur sa coiffeuse. Je ne sais pas si Gaby ignorait que sa fille savait lire mais c’était un peu gros de lui faire ainsi apprendre la vérité. Juanita est une fille très intelligente, il n’y avait pas besoin de lui faciliter la tâche à ce point. On regrettera aussi que la vraie fille de Gaby soit tout aussi artificielle que sa génitrice et que les parents de Juanita soient simples comme elle et de corpulence identique; genre: Les gros ont des enfants gros et les minces des enfants minces. On se demande encore pourquoi faire attention à sa ligne si elle est déterminée par celles de nos ascendants.
Enfin, l’arrivée de Vanessa Williams qui a fait grand bruit ne nous apporté qu’une histoire lamentable de plus avec son pseudo amour pour Tom. On notera le super jeu d’acteur de Mme Williams notamment dans l’épisode 9, Pleasant Little Kingdom, lorsqu’elle révèle le fameux secret! Je suis également étonnée de voir à quelle vitesse, Renee s’est accommodée à la vie de banlieue au point de regretter sa richesse et sa gloire passée. Mais bon je pourrais encore continuer longtemps comme ça. Et à la fin vous me demanderiez pourquoi je continue de regarder DH et je ne saurais pas quoi vous répondre! Alors restons-en là en mettons 2 petites bulles, ce qui est déjà bien généreux.
Publié par bloubbloub at 4:47 dans Desperate Housewives Taggé Brian Austin Green, comedie dramatique, critique, Desperate Housewives, Eva Longoria, Felicity Huffman, Marc Cherry, Marcia Cross, suburbs, taulard, Teri Hatcher
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