Desperate Housewives: bilan de mi-saison (saison 7)°°

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Cette année,chez Marc Cherry, on n’avait pas pris de grands risques pour la trame dramatique. La septième saison a signé le retour de Paul Young. Je n’ai jamais vraiment aimé tout ce qui tournait autour de Mary-Alice, je trouvais cela un peu tiré par le cheveux. Cependant, la médiocrité des saisons qui suivirent et de leur criminels voir serial-killer m’a forcé à revoir mon jugement sur cette histoire qui est la source même de la série étant donné que c’est Mary-Alice qui nous fait la morale chaque semaine.


L’idée du centre pour ex-détenus était par contre bien trouvée car originale sans être extraordinaire. Surtout, cette initiative philanthropique est en parfaite communion avec l’esprit de la série ou du moins ce qu’il devait être. N’oublions pas qu’à la base DH devait être une critique de la vie en banlieue et de sa population bourgeoise. Avec cette intrigue, les scénaristes mettent en exergue l’intolérance et les dérives sécuritaires qui sévissent au sein des ghettos de la classe moyenne aisée américaine. La crise actuelle sera le moteur du plan de Paul. Jouant sur le marasme économique mais également sur les peurs des “honnêtes gens” pour racheter leurs maisons over-hypoyhéquées. La peur de vivre avec des marginaux et celle de voir son capital immobilier dévalué, voilà les véritables craintes et préoccupations des desperate housewives.


Sur le thème de la crise, la série opère à un rattrapage. En effet, le problème était déjà au centre du show avec la story-line de Susan. Malheureusement, la manœuvre était maladroite et incohérente. Susan est riche de ce qu’elle a hérité mais accepte de faire des sacrifices de pauvre parce que son mari est trop orgueilleux que pour accepter son argent. Elle préfère alors se dé-zapper sur le net qu’utiliser son argent en cachette!! Ironie du sort, puisque son argent vient de la vente du club de streap-tease de son ex. Mais bon ça nous a bien fait rire de la voir travailler pour vavavroom.com. Et c’était pas plus pathétique que ce qu’elle fait maintenant comme boulot. Maintenant au moins elle est à Fairview et on comprend aussi que ça arrange les scénariste de la remettre dans sa banlieue chic car ça rend une certaine unité à la série.


Lynette pour qui elle travaille maintenant a à nouveau écopé des histoires les plus pourries. Outre ses chamailleries avec sa nounou et son cabinet de décoration d’intérieur avec Renee, ce qui est déjà pas mal dans le n’importe quoi, on lui a filé une belle-mère à Alzheimer foudroyant. Parfois, on a l’impression que les épisodes sont écrits au compte goutte et réalisés direct après, que le lundi les scénaristes pensent à introduire la mère de Tom, le mercredi à la rendre Alzheimer mais trop tard mardi on a déjà tourné l’épisode. Pas grave, jeudi on réalise quand même l’épisode avec le même personnage qui est devenu subitement malade mais vendredi nos créatifs surdoués ne savent plus quoi faire de la belle-mère et comme des vieilles folles y en a déjà assez dans la série, on la vire illico presto à l’hospice l’épisode suivant. On ne parlera même pas de son fils, et de ses joints et son géant pénis tellement c’était navrant. La seule histoire divertissante chez les Scavo, était celle de Penny la nanny. On remarque avec son plus jeune frère, Parker, que chez les enfants Scavo, les derniers sont plus intelligents que les premiers. Ils peuvent même remplacer Mary-Alice en plein épisode quand il s’agit de donner un sous-titre pour l’américain moyen qui de un ne comprend pas que l’épisode présent (ndlr:épisode13) est une critique des bien-pensants comme lui et qui de deux ne sait pas lire les sous-titres et regarder l’image en même temps.


Chez les Van de Kamp, Bree n’a pas été plus gâtée. Même si c’est avec plaisir que nous retrouvons Brian Austin Green, on regrettera la classe de Kyle MacLachlan qui aura été le meilleur compagnon et mari de Bree selon moi. L’intrigue avec les parents de Keith était d’un banal. Sa rivalité avec Renne nous rappelait furieusement, les disputes entre Susan et feue Eddie. Le quiproquo de situation entre Bree et sa belle-mère était bien et il n’y avait pas besoin d’en rajouter avec le beau-père, c’était trop prévisible en plus.


Mais dans DH on n’est plus à une approximation près. Ainsi, chez les Solis, on écoute les conseils des Scavo à” la lettre” et on laisse traîner ses états d’âme sur sa coiffeuse. Je ne sais pas si Gaby ignorait que sa fille savait lire mais c’était un peu gros de lui faire ainsi apprendre la vérité. Juanita est une fille très intelligente, il n’y avait pas besoin de lui faciliter la tâche à ce point. On regrettera aussi que la vraie fille de Gaby soit tout aussi artificielle que sa génitrice et que les parents de Juanita soient simples comme elle et de corpulence identique; genre: Les gros ont des enfants gros et les minces des enfants minces. On se demande encore pourquoi faire attention à sa ligne si elle est déterminée par celles de nos ascendants.


Enfin, l’arrivée de Vanessa Williams qui a fait grand bruit ne nous apporté qu’une histoire lamentable de plus avec son pseudo amour pour Tom. On notera le super jeu d’acteur de Mme Williams notamment dans l’épisode 9, Pleasant Little Kingdom, lorsqu’elle révèle le fameux secret! Je suis également étonnée de voir à quelle vitesse, Renee s’est accommodée à la vie de banlieue au point de regretter sa richesse et sa gloire passée. Mais bon je pourrais encore continuer longtemps comme ça. Et à la fin vous me demanderiez pourquoi je continue de regarder DH et je ne saurais pas quoi vous répondre! Alors restons-en là en mettons 2  petites bulles, ce qui est déjà bien généreux.

The Big C: Présentation°°°°

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Avant d’entamer le stock de pilots qui grossit de jours en jours, j’ai voulu encore essayé les dernières séries estivales louées par mes collègues blogueurs. Je ne sais pas si c’est par conformisme mais j’ai tout de suite adhérer à The Big C et son personnage central, Cathy. C comme Cathy, C comme cancer, autre personnage principal de la série.


Si je vous dis que Cathy est enseignante de carrière et cancéreuse de son état, le rapprochement sera immédiat avec un autre héros du petit écran d’AMC. Pourtant, ce n’est pas à Walter White que l’on pense après deux épisodes mais plutôt à la palette d’autres personnages créés par Showtime. La chaîne est devenue spécialiste dans la dramédie au format sitcom. En couplant la diffusion de The Big C avec Weeds, on fait forcément le parallèle entre Cathy et Nancy. Ce sont deux femmes qui se battent pour leur familles et qui sont capables d’actions disproportionnées pour y arriver. La comparaison s’arrête là, car Cathy, elle, reste sur la voie morale et légale. Cathy veut  changer sa vie et en profiter, pas par nécessité mais par envie. C’est sur ce point qu’elle se distingue des deux autres dealers de l’écran.


Parmi les héros de Showtime, il y aussi l’antipathique Nurse Jackie et la douce Tara. Mais toutes ces héroïnes sont si bien construites psychologiquement qu’elles n’ont pour point commun que leurs idées farfelues. Mais de toutes, Cathy est la plus attachante. Elle n’est pas caricaturale, sa réaction à son cancer est  tout à fait compréhensible et touchante surtout l’attention qu’elle donne à ses proches même à ses étudiants. La relation qu’elle entretien avec l’une de ses étudiante donne un ressort comique à la dramédie moins lourd que les apparitions du clown qui lui sert de mari. Par contre son frère réussi parfaitement sa mission de divertissement en extremiste défenseur de l’écologie et comme j’ai une dent contre la nouvelle vague bio-décroissantiste, mon plaisir n’est que plus grand de voir ses sympathisants caricaturés.


On notera enfin les bons dialogues offerts par les scénaristes dont la réplique entre Cathy et l’une de ses étudiantes au sujet de l’obésité de cette dernière lors de l’épisode pilote. J’ai hâte de voir comment les scénaristes vont gérer à l’avenir la question du cancer qui pour l’instant est tabou pour l’entourage de la malade. C’est une bonne idée de départ mais avec le temps on risque d’avoir nous-même envie de crier qu’elle a le cancer comme justification à ses proches de ses comportements étranges. Il ne faudrait pas tomber dans ce genre de frustration pour le téléspectateur, l’attente risquerait de tuer l’effet d’annonce.

How to Make it in America: Présentation°°°°

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On poursuit notre calendrier nouveautés avec la dernière perle d’HBO qui vient tout juste de terminer, il était donc temps! En effet, la saison inaugurale d’How to Make it in America n’aura duré que 8 épisodes. Huit épisodes de 20minutes sur un fond de comédie dramatique urbaine ce fut un peu court, j’apprécie en général ce type de format pour des comédies pures.


Les amateurs d’Entourage, dont je ne fais malheureusement pas partie, éprouveront certainement un côté déjà-vu dans le pitch de la série. Ben et Cam, début de la trentaine, rêvent de percer dans le milieu artistique new-yorkais. Ben travaille dans un magasin de jeans après avoir abandonné ses études. Cam vit de petites combines et trouve ses fonds d’investissement dans les poches de son cousin tout juste sorti de prison. Rien qu’à son faciès, on devine que René n’est pas très commode et que le moindre retard de paiement se paie cher en intérêts. Pourtant, René n’est pas bien différent de nos deux compères. Lui aussi rêve de réussite et quand on est ex-taulard, il est difficile de se détacher de son étiquette sociale.


La réussite et l’opportunisme voici les maîtres mots d’How to Make it in America. Au départ c’est un peu dérangeant. C’est d’ailleurs ce qui m’avait dérangé dans Entourage. Voir des jeunes ne vivre que pour devenir riches et célèbres ça à quelque chose de pathétique. En Europe, on ne dit pas combien on gagne et on cache ses ambitions. C’est notre puritanisme à nous. Alors pourquoi ai-je aimé?


A cause du personnage principal, j’ai nommé New-York! On prend plaisir à découvrir les petits recoins les moins connus de Big Apple et les bons plans fringues/bouffe/sorties. On voit la ville bien différement que ce que nous montre en général les séries. Les quartiers ne sont pas chics comme dans Lipstick Jungle ou branché version Sex and the City. On n’est pas non plus dans le Bronx, on est dans le New-York du bobo. La jeune middle-class est représentée par ses artistes (designers, photographes, cuistos, etc)  et leurs aspirants, qui côtoient aussi bien la jeunesse dorée que de petits gens comme nos héros. Parfois, on y trouve même, au détour d’une rue, des golden boy laminés par la crise, en mal de solitude auprès de petite-amies-prostituées.


Il y a donc toujours moyen de croiser, lors de soirées arrosées de cocktails et d’extasy, des ‘gens du milieu’. Pour percer, il ne faut pas simplement être doué , il faut des relations. Mais les gens qui vous donnent leurs cartes de visites après deux coupes de champagnes ont-t-ils vraiment envie que vous les rappeliez une fois désaoulés? Comment savoir qui peut et veut vous aider, comment demander du piston sans avoir l’air opportuniste? Ben et surtout Cam s’en soucient peu, ils enfoncent et forcent toutes les portes et devant autant de volonté et de malchance, on a envie de croire, que tôt ou tard, leur bonne étoile brillera.

Lost: saison 6 épisode 11°°°°°

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Quel est le point commun entre ma dernière critique de Lost et celle-ci? Elles se réfèrent aux  épisodes centrés sur les deux personnages les plus intéressants de la série. Alors que l’épisode 8 était bon, celui-ci est excellent. Quel est le secret d’un épisode lostien réussi? Répondre aux questions, en soulever de nouvelles et être basé sur des personnages charismatiques. Desmond a su soigner chacune de ses apparitions sans jamais faire de faux pas, pour Richard c’était parfait jusqu’à cette saison.


Desmond avait montré tout son potentiel narratif dans The Constant. Une nouvelle fois son pouvoir particulier sert notre compréhension de l’histoire. Ce qui semblait être, auparavant, des voyages temporels ou un pouvoir de prédicion, s’apparente maintenant plus à des voyages dans des réalités parallèles. Les personnages clefs utilisés sont les mêmes. On pourrait d’ailleurs en regrouper la majorité sous le nom de clan Widmore. Eloïse confirme son statut de gardienne du temps et Daniel, même privé de son doctorat d’Oxford, est le seul à comprendre les rouages de l’île. Si Eloïse se charge du temporel, son pas tendre époux pourrait être le gardien de l’île. Je sais, cette mission incombe à  Jacob mais la balance de la justice représentée en sculpture et en tableau me donne des idées. Charles est peut-être avocat mais ça ne serait pas intéressant pour nous. Et s’il était juge? Qu’il pourrait juger du bien, Jacob, et du mal, Smokey Monster. J’avoue il n’est pas très impartial mais l’investissement qu’il fournit dans cette île et les sacrifices auxquels il a dû consentir, tout cela  témoigne d’un rôle particulier qu’il lui reviendrait dans cette tragédie lostienne. Enfin, les apparitions de Penny restent sporadiques mais indispensables. Si Desmond est la constante de Daniel, sa demi-soeur est celle de Desmond.


L’amour qui unit Penny et Desmond est la seule chose qui subsiste à travers les turbulences spatio-temporelles. Cet amour n’est pas le seul à subsister dans la réalité-X. Charlie et Daniel ont le souvenir d’un coup de foudre, d’un sentiment d’amour profond pour une personne qu’ils sont sensés ne pas connaître. Ces sentiments provoquent des réminiscences de leur séjour sur l’île. Dans le cas de Richard, je trouvais que la corde sentimentale était usée, mais dans cette épisode, les trois couples dont il est question sont essentiels. Sans amours, Charlie n’aurait peut-être pas voulu sauver les lostiens en allant dans la station sous-marine, Daniel n’aurait peut-être pas voulu faire sauter la bombe et donc sauver Charlotte et Desmond, c’est assez évident, il n’aurait  pas voyagé jusque sur l’île, l’Ocean 815 ne se serait pas crashé et des millions de téléspectateurs ne s’abrutisseraient pas depuis 6 ans devant une fiction sans queue ni tête.


Il n’est donc pas anodin de les avoir réunis dans le même épisode. La bonne gestion des “guest character” est le point fort de cet épisode. Pourtant, ça commençait mal. Le dialogue avec Claire n’était pas éclairant sur quoi que ce soit. Minkowski dans le rôle du chauffeur, c’était comme Michkaïl et Keamy en mafiosi, sans intérêt. Enfin, ce qui, je suppose, devait être une surprise, Desmond bras-droit de Widmore, était trop prévisible, tout comme la dégustation du whisky. Il a fallut, pour moi, attendre la balade en voiture avec Charlie pour que je prenne conscience de ce qui ne me semblait être que des clins d’œil scénaristiques. Voir la paume de Charlie sous l’eau m’a fait un effet électrochoc. Ensuite, bien que ce ne fut pas étonnant de retrouver Eloïse dans le rôle de Mrs Widmore, son message qui faisait écho à celui de la bijouterie était pour le moins intéressant. Aussi, en repensant à The Constant, je me suis souvenue que c’est dans cet épisode que Minkowski et Desmond avaient fait connaissance. Celui qui conduit notre Scottish au stade (celui où Jack et Desmond ont fait connaissance la première fois) pour retrouver sa Peneloppe avait déjà précédement aidé le couple à être réunis en indiquant Desmond sur le local des communications.


Cet épisode 11 est parfaitement réussi, même le cliffhanger était bon alors qu’il présentait le grand handicap de s’appuyer sur Sayid. Lorsque le générique de fin apparaît, on ressent une frustration comme d’habitude. Mais elle n’est plus la même, la faim n’est plus celle du manque mais celle de l’appétit. La mise en bouche “humienne” promet une suite de plats savoureux et je l’espère nombreux.

Spartacus, blood and sand: Présentation°°°

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Continuons la découverte de notre calendrier des nouveautés avec une série dont le titre semble prometteur, puisqu’il s’agit d’un péplum basé sur le personnage de Spartacus, esclave gladiateur qui mena une révolte contre le pouvoir de Rome et qui faillit réussir. Pas que le personnage de Spartacus m’intéresse plus que cela mais, étant une orpheline de Rome version HBO, j’étais contente de pouvoir me replonger dans l’Antiquité.


Malheureusement, on n’est pas ici sur HBO et Starz n’en a pas les moyens de toute évidence. Du moins, c’est ce que l’on se dit lorsque viennent les premières scènes d’extérieur. On a l’impression de voir le studio et le vert de l’écran de fond, c’est pour dire que les effets spéciaux sont cheap. La neige artificielle est ridicule, tellement artificielle que les acteurs l’oublient et combattent quasi à poil. Et des poils ce n’est pas ce qui manque dans le pilot et les épisodes qui le suivent. Aucune scène de nudité ne nous est épargnée, si on ne voit pas un sein, on matte des poils pubiens. Il y a minimum trois scènes de cul par épisode ce qui explique certainement le choix des acteurs, les hommes sont bodybuildés et les femmes ont la poitrine ferme.


Mais le pire visuellement c’est sans aucun doute les combats et ce pour deux raisons. De un, parce que chaque coup de pied ou coup de poing mérite un ralenti façon Matrix sauf que les techniques de combats sont archaïques et ne nécessitent pas d’être ralenties. Cette lenteur combinée aux images de synthèses donne l’image d’un jeu vidéo en 3D. Le second élément qui dérnage, c’est le rouge. Je pense que pour être réaliste la série a dû supposer qu’à cette époque, l’être humain contenait 10l de sang tellement l’hémoglobine gicle à chaque raclée. Pire, les globules rouges surcolorent les scènes en dehors de l’arène et des courts d’entraînement. Le titre le laissait présager, le sang tâche jusqu’à notre écran.


Je pensais avoir tout vu quand, je ne sais pour quelle raison, je continue à regarder le générique. Il faut le voir pour le croire, des effets spéciaux encore pourris, un montage qui rappelle les génériques de documentaires sauf qu’on en est bien loin au vu du nombre d’anachronismes. Mais finalement, c’est grâce à cela que j’ai eu l’envie de poursuivre la série. C’était tellement mauvais que ça ne pouvait qu’être voulu, en partie du moins.


Très vite le second épisode confirme mon appréhension, Spartacus: Blood & Sand est la première série “série B” qu’il m’ait été donné de voir. Cela devient évident lorsque Batiatus s’étonne sur la dureté de son pénis et que sa femme ordonne une esclave de s’en occuper. De plus, le langage est vulgaire non seulement dans la bouche des esclaves mais aussi dans celle de l’aristocratie romaine. Le sexe est donc volontairement outrancier et la violence se veut payante. On envisageant la série sous cet angle, le pathétique s’efface au profit du comique et sans être exceptionnelle, j’apprécie cette série moins conventionnelle et plus provocante que celles de sa génération. L’utilisation des sentiments amoureux comme ressort pour justifier l’envie de vivre de Spartacus est facile mais d’autres en abuse également, pensons simplement à Lost que j’adore pourtant. Je précise finalement que la série est déconseillée aux moins de 18ans et que moi-même j’ai dû parfois me cacher les yeux devant autant de cruelle bestialité.

Justified: Présentation°°°°°



Le calendrier des nouveautés de la mi-saison a été remis à jour et je commencerai par critiquer la nouvelle série à laquelle j’ai le mieux accroché, j’ai nommé Justified. Et je ne suis pas la seule, la nouvelle production FX reçoit des éloges des critiques et du public, qu’attendre de plus pour s’y lancer?


La première bonne surprise que j’ai eue en visionnant le pilot c’est d’y  retrouver Timothy Olyphant, dans un bien meilleur rôle que celui qui lui avait été offert dans Damages. Il tient parfaitement le personnage et c’est tant mieux car Justified est l’une de ces séries qui repose uniquement sur la psychologie de son héros. Ce personnage se doit alors d’être spécial et peu conventionnel. Le marshal Raylan Givens ne se drogue pas au boulot, ne deal pas, ne se prostitue pas, n’est pas un tueur en série ou presque pas. Son truc à lui c’est de dégaîner son pistolet plus vite que son ombre. Il dégaîne toujours après le criminel mais plus vite que lui, il est donc très doué le gars. Car quand Raylan tire c’est que c’est justifié (d’où le nom). Il parvient toujours à provoquer le criminel afin de se retrouver en position de légitime défense. Ce qui lui vaut une mauvaise presse et pousse son chef à le renvoyer dans le trou perdu d’où il vient. Quitte à ce qu’il abatte des gens autant qu’il le fasse dans la cambrousse. Et à vrai dire, son style y passe mieux. Avec son chapeau de cow-boy et sa barbe mal rasée le marshal devait faire un peu tâche sur les plages de Miami, et puis des séries à Miami on en avait déjà assez.


Comme c’est la tendance actuellement, retour dans l’Amérique profonde, avec des “vrais gens” comme on dit, pas en Alburquerque (cf. Breaking Bad ou avec d’autres marshals dans In Plain Sight) mais dans le Kentucky. Plus que l’espace c’est l’époque qui nous semble étrangère, à l’image de l’affiche promotionnelle de FX. D’ailleurs, il semblerait que l’existence même des marshals au XXIème siècle renvoie au passé et semble désuet (cf. le dialogue du début de l’épisode 2). Les marshals ayant été institués il y à deux siècles dans l’Ouest américain, leur mission étant notamment de retrouver des fugitifs et avec Raylan dégaînant tel Lucky Luke, il ne nous manquerait plus que les Daltons et Bily The Kid pour être en plein western.


Dans un pays où la peine de mort est encore pratiquée, un marchal qui tue des hors-la-loi doit certainement moins déranger qu’une mère dealeuse de beuh (Weeds) ou un père prostitué (Hung). Justified arrive à rester tout public tout en étant original par la manière dont son héros mène ses enquêtes et traite les malfrats. On réalise aussi à la vision du second épisode que certains personnages pas très saint vont devenir récurrents et qu’au saloon, Raylan ne va pas bien longtemps siroter seul son whisky. Chez lui dans le Kentucky, tout le monde connait un peu tout le monde et tout le monde a bien un parvenu comme père, frère ou cousin. On sent donc que ça grouille de gens peu fréquentables là-bas et que statistiquement le marshal ne peut faire autrement qu’en fréquenter certains que ce soit comme ami ou un peu plus… Un vrai western des temps modernes qui vaut à la série des comparaisons élogieuses au western d’HBO, Deadwood. Le pilot a obtenu des scores d’audience historiques qu’on avait plus vus sur FX depuis The Shield, que l’on compare également à Justified. Et c’est justifié! ;-)

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