Mon weekend télé n°7: Game of Thrones, The Killing, Camelot

Game of Thrones (s01e09)°°°°°
Je pense que tout le monde (à part ceux qui ont lu les bouquins, bien sûr) a été bluffé par cet épisode et surtout par son final. J’avais lu que l’une des spécificités de cette saga était que l’auteur ne rechignait pas à se débarrasser de ses personnages centraux. Avec la mort de Varys, on aurait pu croire que cela ne concernait que les méchants ce qui aurait été d’une grande facilité. Mais ce n’est pas le cas puisque Drogo est en train de mourir et Ned vient de perdre sa tête. G.R.R. Martin a construit son premier roman autour des récits d’un homme honorable et  courageux qu’il ose faire mourir dans le déshonneur et l’opprobre général. Ainsi en est-il de ce pauvre Ned qui par amour pour ses filles accepte l’impensable, se mettre à genoux devant un usurpateur et confesser des crimes qu’il n’a pas commis. Son choix est expliqué plus tôt dans l’épisode à Jon Snow par le Maître Aemon. La différence entre un bon soldat et un homme de la Night Watch est que bien que les deux ait le sens de l’honneur, seul le second restera fidèle à son sermon ou son combat lorsque sa famille et ses proches seront menacés. Etant donné la nouvelle position de Snow au sein des Night Watchers, je pense qu’il y restera et prouvera que le bâtard a plus d’honneur que le père. Finalement, il a été fait steward pour mieux devenir lord commander, il doit resté loyal aux hommes du Mur. De plus, son frère se débrouille très bien seul avec l’armée qu’il a levée. Il a du faire des concessions qui m’ont bien fait marrer car quand je vois son futur beau-père, j’imagine déjà bien la gueule de ses enfants avec lesquels les Starck ont promis de s’unir. La question maintenant est de savoir que vont-ils faire de Jaime. Je doute que le roi, gagné par la mégalomanie qu’engendre le pouvoir, accepte de concéder quoique ce soit. D’ailleurs, l’heure n’est plus aux concessions mais à la guerre. Récupérer Sansa et Arya ne suffira pas. C’est une des raisons pour lesquelles, la reine, qui quand elle croyait encore diriger le royaume, ne voulait pas la mort de Ned. Mais son fils a prouvé qu’il était le seul à gouverner contrairement à ce qu’avait pu penser Twynn et Tyron Lannister. De toute évidence, tout l’or du monde ne garantira pas à Joffrey le trône mais grâce aux aveux de lord Starck, ils va peut-être permettre à sa famille de recevoir l’appui d’autres suzerains. Car Robb a prouvé qu’il ne fallait pas le sous-estimer. Il a peut-être moins de moyens mais il s’est montré plus fin tacticien. Tyron quant à lui s’est bien débrouillé avec son “armée”. J’ai bien ri quand tous les barbares ont commencé à scandé “halfman! halfman!”. La décision de son père de le mettre en première ligne montre bien ce qu’il est pour sa famille, un raté qu’on ne défend que pour le nom qu’il porte. On apprend d’ailleurs que sa mère est morte en le mettant au monde et que son frère l’a poussé au mariage avec une prostituée, de quoi bien nous aider à le différencier des autres Lannister et donc à l’apprécier. Je me demande où va nous conduire son histoire avec la prostituée étrangère que je suspecte d’être la fille d’un prince-marchand voire même, la fille d’Ilyrio.

The Killing (s01e12)°°°°
C’est l’avant-dernier épisode et on nous offre un nouveau suspect et en toute logique on pense donc que c’est le coupable. Richmond avait pourtant tout du parfait coupable depuis le début, tellement qu’on s’était dit que ça ne pouvait pas être lui. Et pourtant, avec Benett disculpé, la voiture de campagne restait un mystère non-résolu. De plus, Darren Richmond ne parle que rarement de sa femme morte accidentellement, il vit avec ce traumatisme dont il ne se remet pas. Il refuse de pardonner la femme qui a percuté la voiture de Lily. Pire, il donne l’impression de vouloir se venger quand il casse un miroir et décide de se salir les mains pour abattre son ennemi politique. Je pense que sa femme a dû mourir noyée dans sa voiture et non des suites du choc des deux voitures. Cela expliquerait son obsession pour la noyade. La question maintenant est de savoir comment Linden va-t-elle s’en sortir. L’ombre de Richmond dans l’encadrement de la porte m’a fait froid dans le dos. On se doute que l’inspecteur sera sauvé par Holder qui, une fois de plus, découvre en même temps qu’elle le nouveau suspect. C’était déjà le cas avec Benett, petite facilité. Autre facilité: Beau Soleil. On n’a jamais entendu parler cette agence et une fois que les deux flics la découvrent, tout le monde en parle. Je comprends que le but de cette manœuvre était de nous faire croire que Tom Drexler était le coupable mais j’ai trouvé cela un peu gros. Il aurait pu très bien en parler auparavant, on n’aurait pas fait le lien pour autant avec l’enquête. De même avec Terry. Cette fille a toujours eu quelque chose de louche et c’est pas parce qu’on aurait appris qu’elle se prostituait qu’on aurait deviné les activités de Rosie et l’identité de son meurtrier. Maintenant, je comprends mieux le malaise qu’il y a eu entre Terry et le père de Jasper lors de l’enterrement. Certainement que ce-dernier avait du la rencontrer dans des circonstances plus joyeuses.

Camelot (s01e10)°
Je ne vais pas beaucoup commenter cet épisode final parce qu’il n’y a pas grand chose à en dire. Il était nul et tout ce qui s’y passe était prévisible. Arthur gagne la bataille, Leontes meurt ce qui est bien pratique pour ne pas devoir gérer le triangle amoureux et puis on sait tous qu’Arthur doit finir avec Guenevière qui de toutes les façons le trompera comme elle a trompé Leontes. Morgane s’en sort et utilise son super pouvoir de shape-shifter pour piéger Arthur avec qui elle couche grâce à son super pouvoir sexuel. Merlin se casse, j’avais pas prévu mais c’est une bonne nouvelle s’il ne revient pas. Igraine meurt et on s’en fout. Les chevaliers commencent enfin à construire la table ronde espérons qu’on en profite pour recruter de nouveaux chevaliers car Leontes parti, la série a perdu de son seul atout charismatique.

Treme (s01e08)°°°°°
J’ai aimé en tous points cet épisode. Commençons par le plus fort, Larry découvre ce qui s’est réellement passé lors  de l’agression de Ladonna. On a mal pour les deux. Ladonna qui a honte d’avoir été violée et Larry qui se sont con de n’avoir rien compris et trahi que sa femme lui ait caché la vérité.  Ensuite, Toni et sa fille se réconcilient enfin. La scène sur le parking était d’une justesse sans égal. Perdre son père ou son mari est d’autant plus difficile à vivre qu’il s’agit d’un suicide. Toni restait fière tant que sa fille ne savait rien mais maintenant, elle ne peut plus cacher ce sentiment de culpabilité dont elle voulait épargner sa fille. Sonny, lui, se réconcilie avec la vie tout simplement. Il arrive à l’heure, a un ami non-junkie et tombe même amoureux, tout ça grâce au pouvoir salvateur de la pêche aux huîtres! Le musicien pourrait bien laisser sa place de looser numéro 1 à Janette. Elle a bien de la chance d’avoir un chef aussi sympathique, par rapport à celui d’avant, c’est un peu le jour et la nuit. Il est temps de la faire revenir à la Nouvelle-Orléans, plutôt que de la faire balader de cuisines en cuisines. Et puis Jacques a besoin d’elle; mettre son destin dans les mains de Davis, c’est le summum du désespoir. Enfin, Antoine prouve finalement qu’il a un cœur et qu’il s’intéresse à la fois à ses enfants et à ceux de son cours de musique. On souvient qu’en première saison, ses cadeaux ne plaisaient pas à ses garçons. On apprend maintenant que ceux-ci ne s’intéressent pas à la musique et je comprends le peu de dialogue entre le père et ses fils, ils n’ont rien en commun. Antoine est un musicien sans le sou fils de musicien et vivant dans le Treme alors que ses fils ne jouent aucun instrument et sont issu de la classe moyenne de Bâton Rouge. Ils sont plus les fils d’un dentiste que d’un musicien. S’investir auprès de ses jeunes élèves lui rappelle sa situation familiale, c’est peut-être une des raisons pour lesquels il ne voulait pas s’impliquer, dégoûté que ses enfants ne soient pas parmi ces mélomanes novices.

Mon weekend télé n°2: Desperate Housewives, Game of Thrones,…

Desperate Housewives (s07e21)°°°°
Deux fois n’est pas coutume j’ai bien aimé cet épisode. C’était simple et léger. Chez les Solis l’histoire était toute conne mais c’était fidèle à l’esprit de la série: le quotidien d’une femme au foyer. On continue d’approfondir l’amitié de Gaby avec Lee. C’est tellement plus vrai que sa relation avec Bree qu’elle semble d’ailleurs avoir bien vite oublié. Par contre, je crains que la suite soit moins prometteuse. L’homme mystérieux risque de créer encore bien des déceptions. Je ne comprendrai jamais le besoin de Marc Cherry à faire autant de drama et de soap. Dans le soap, Bree était en plein dedans. Dés les premières secondes, il était prévisible que l’inspecteur allait finir dans les bras ou entre les jambes de la ginger housewive. Mais bon j’ai bien aimé le rdv quand il a commencé à foirer et qu’ils l’ont conclu avec une pute à bord. Et quand Bree est amoureuse sa meilleure amie n’est pas Gaby ou Susan mais bien Renee. Il est logique de les associer puisque ce sont les deux célibataires, ce duo remplace celui de Susan et Eddie et comme Bree à bien plus de répartie que la première et que sa nouvelle voisine est moins peste que la seconde, je préfère cette version. Susan, elle, s’est trouvée une nouvelle amie et elles nous offrent le meilleur de l’épisode. Felicia a une façon de déversé de l’anti-gel qui est digne des grands films d’horreur, la faute au gant de cuir. Susan est d’une crédulité qui n’a pas de pareil même à la tv et j’ai même pitié pour elle. Mais c’est tellement drôle de voir la méfiance et l’incapacité de Paul à se faire une idée sur ce qu’elle est réellement. Nous on le sait, elle est juste conne et il n’est jamais facile de prévoir ce que font et pensent les cons. Enfin, chez les Scavo j’ai plus facilement accepté le leitmotiv du moment, soit Tom est au top et Lynette est un flop. La présence des enfants a rendu l’esprit ludique que l’on connaissaient aux deux comparses.

The Borgias (s01e07)°°°°°
Moins de cul et des Borgias dans la merde, j’ai adoré. Della Rovere arrive enfin aux portes de Rome et d’une façon pas très catholique. J’ai fait quelques recherches sur ce roi de France dit Charles l’Affable. Et il semblent que les scénaristes soient restés fidèles à ce surnom. Maintenant, était-il vraiment obligatoire de prendre Michel Muller pour l’interpréter. On peut être affable sans être vieux et moche. CharlesVIII avait 22ans à l’époque, Muller en a le double. Mais bon ça c’est le côté américain de la production qui va jusqu’ à amener des cas de pédophilie là où dans les faits il y en avait pas puisque Joffre et Sancia n’avaient que trois ans de différence. A l’écran la différence est plus grande puisque l’acteur qui joue le cadet des Borgias a 13 ans et celle qui y est sa femme en a 33!! Mais bon hormis ces détails, le côté politique a enfin pris le dessus et c’est ce qui est le plus intéressant. Le mariage avec un Sforza n’aura servi a rien et on a mal au cœur pour cette pauvre Lucrezia qui s’est faite troncher pour rien. Mais elle ne sera pas sauvée pour autant car à l’époque les enfants servaient avant tout à faire des alliances, nul doute que le périple marital de l’unique fille de Rodrigo ne soit pas fini. Le seul qui est à l’abri de ce genre de calculs politique, Cesaere, n’est pas en meilleure posture. Il doit accepter de ne rien faire et de laisser son frère mener les armées alors qu’il en est incapable et qu’il sait qu’il serait plus à même de le faire. On est dans un système de caste, ce que nous sommes est défini avant même notre naissance cela rend la vie des Borgia d’autant plus dramatique.

The Killing US (s01e07)°°°
La série originale danoise comportait 20 épisodes. AMC en a réduit le nombre mais pourtant l’enquête n’avance pas vite. Linden et Holder n’avait qu’une chose à faire: trouver l’ami de Benett et ils n’y sont pas parvenu en 40minutes. La scène dans la mosquée était cousue de fil blanc depuis que l’on connaissant le nom du nouveau suspect. Une autre scène prévisible était bien sûr celle de l’aéroport. Linden a si souvent reporté son départ que cette fois-ci on devait nous faire croire qu’elle voulait vraiment partir mais que pas de chance, elle a ratée son avion. Côté politique, rien de neuf sous le soleil si ce n’est l’entretien de Richmond avec sa belle-mère mais je pense que cela n’apportera rien à l’enquête juste à la course politique. Tout cela étant dit, j’ai bien aimé l’épisode mais je ne sait pas exactement pourquoi. Il y a une langueur dans cette série qui est propre aux production AMC qui est même plus forte ici avec ce ciel gris et ces personnages ternes. Si cette spécificité du network m’avait dérangé dans les débuts de Mad Men ou de Rubicon, dans The Killing ce n’est pas le cas. Je pense que le fait que l’enjeu soit défini dés le départ change ma façon de regarder et même si je me suis faite spoliée sur pERDUSA l’identité du coupable, je veux savoir comment vont tourner les élections communales, comment Linden va gérer sa relation avec son mari et son partenaire et quel est le lien entre la tante de Rosie et le père de Jasper. Donc le fait d’attendre des réponses rend le néant de l’épisode intéressant…logique, non?

Game of Thrones (s01e04)°°°°
Game of Thrones c’est totalement l’opposé de The Killing: il s’y passe trop de choses! Cette impression est d’autant plus forte que l’historie que je préfère est celle qui est la moins souvent présente, c’est-à-dire tout ce qui se passe avec la Khaleesi. J’aime voir comment le personnage s’émancipe et réussit à tirer avantage d’un mariage forcé. C’est le seul personnage qui a évolué jusqu’à présent, c’est donc dommage qu’on ne lui accorde pas encore plus de temps mais bon tant qu’elle n’aura pas atteint la capitale, elle reste déconnectée du reste. A la capitale, Eddard Starck continue d’enquêter sur la mort de Jon Arryn et il est difficile d’y trouver un intérêt puisque l’on sait qui en est le responsable. Je pense que ça sert surtout à nous aider à mieux cerner les personnes clefs qui entourent la main du Roi. Enfin au Nord, les choses s’accélèrent. Le beau-frère du roi est arrêté et j’ai hâte de voir comment il va s’en sortir et s’il est au courant de la relation incestueuse qu’entretiennent son frère et sa sœur. Pour remplacer son départ des NightWatchers, on nous présente une nouvelle recrue avec laquelle John Snow va sympathiser. Je sais pas très bien ce que ce pauvre bâtard fait encore parmi les recrues car si j’entends bien qu’il faille mériter sa place, le seul mérite qu’il puisse tirer actuellement c’est celui de supporter la présence de criminels qui ne risquent pas de devenir meilleurs que lui. L’intérêt principal de cette histoire réside surtout dans la région où elle se déroule. Les choses vont se corser quand l’hiver arrivera et on nous en parle tellement que j’espère le voir au prochain épisode.

Justified: Bilan de la saison2°°°°°


Cette seconde saison est sans aucun doute meilleure que la première et élève la série au rang des fictions qui marquerons cette période d’après-second âge d’or télévisuel. Parce que comme toutes les séries FX, Justified est porteuse d’un thème original et masculin et est jouée par un excellent casting (Timothy Olyphant a le regard, le sourire et la démarche du cowboy et les rôles secondaires ont brillement été tenus par Walton Goggins et Margo Martindale), elle mérite qu’on s’y essaye car elle nous offre quelque chose d’inédit.


Justified est un western des temps modernes et cette saison elle en fit toute la démonstration. Premièrement, Raylan Givens est devenu un héros ambivalent comme ceux des westerns spaghettis. Il est un justicier qui sait que la justice ne passe pas toujours pas la légalité. Le marshall ne poursuit que ses propres principes et son sens de la morale. Ainsi, il n’hésite pas deux secondes quand il doit camoufler le vol commis par sa petite amie parce qu’il estime qu’elle est différente des gens d’Harlan, qu’elle n’a volé l’argent de personne puisqu’il s’agissait d’une saisie et qu’elle n’a tué personne pour l’obtenir. Givens pardonne Winona mais pas son père, lui n’a droit à aucun traitement de faveur. De façon générale, les femmes trouvent plus facilement sa compassion, c’est un gentleman dans un monde où les femmes sont rarement les victimes de leur mari criminels mais leurs complices. C’est ce qu’explique Helen à Ava, les femmes ne doivent se mêler de rien par parce que c’est mal mais parce qu’elle risqueraient d’être des cibles. Elles ne désapprouvent pas les activités de leur époux, elle sont là pour veiller à la protection de la famille pendant que l’homme vole et tue. Ava est blessée en voulant participer à la défense des intérêts de Boyd et Helen trouve la mort en voulant défendre son mari. Elle sait qu’il est menacé par Dickie et que si elle ne le tue pas, il tuera Arlo. Cette mort d’une matriarche choque tout le monde car elle casse les codes, une femme à payer de sa vie pour son mari. Même Mags n’accepte pas cette mort, Helen n’était pas sa meilleure amie mais elle la respectait, elles étaient toutes deux dans la mafia d’Harlan mais prenaient soin de ne pas se marcher sur les pieds, elles laissaient leurs hommes ou enfants le faire pour elles. Pour Helen, Raylan est prêt à laisser Boyd tuer Dickie, ce qui est une première, jamais auparavant il n’avait cautionné un assassinat. Mais la probité du personnage sera sauvée, car pour sauver Loretta, il accepte que vengeance ne soit pas faite.


Loretta est un des nombreux personnages arrivés cette saison. On ne la voit pas souvent mais son rôle est symbolique. Elle a tout pour devenir une future Mags ou Helen mais il est encore temps pour elle d’être sauvée. C’est ce qu’essaie de faire Mags et Raylan. La première, n’a jamais eu de fille et pense que son monde est mauvais pour Loretta. Elle risque de devenir criminelle mais aussi de perdre sa féminité. Alors que Mags n’est pas une coquette, elle aime jouer à la poupée avec Loretta. Elle ne veut que Loretta devienne elle aussi une Ma Baker habillée de souillons et un fusil à la main. Je pense que c’est aussi pour elle qu’elle vend ses terres pour éloigner la jeune fille d’Harlan. Ce qu’essaie aussi de faire Raylan lorsqu’il la place dans une famille d’accueil. Raylan se reconnait en elle, elle a du caractère et a grandi dans le même milieu et  malgré qu’il soit devenu marshall il reste prisonnier de sa famille et de son passé. Il retourne sans cesse dans cette ville qu’il déteste parce qu’après tout c’est chez lui et qu’il sait que seul lui peut comprendre et régler les troubles à Harlan. Mags le met d’ailleurs dans le même sac qu’elle lorsqu’elle raisonne Loretta :”Tu sais le marshall et moi avons fait nos choix, maintenant nous le payons, mais toi, tu as encore une chance ”.


Harlan est dirigé par des clans, le nom que l’on porte est comme une fatalité. Chaque génération paie les méfaits de la génération passée.  Ceux qui ont la chance de ne pas avoir de filiation avec les familles de la pègre ou qui ont l’occasion de les fuir, comme Raylan avait essayé de le faire en allant à Miami, sont les seuls qui pourront s’en sortir. De la première saison, on ne connaissait que les Crowder et les Givens, bien que les Givens se résument à l’heure actuelle à Arlo et Rylan. Les Benetts ont été au centre de la saison 2 mais contrairement aux Crowder il n’appartiennent pas au paysage récurrent de la série. Ils sont quasi tous morts donc à moins que Dickie n’aille pas en prison, on repartira avec seulement les deux familles de départ qui se sont alliées sous le commandement de Boyd. Les Benetts devaient mourir car ce sont des brutes sans pitié. L’intelligence de Mags et son affection pour Loretta est la seule chose qui rendait la famille humaine. Ses fils n’obéissaient qu’à l’argent et au pouvoir et n’utilisaient comme moyen que la force. Tandis que les Crowders et les Givens sont des truands qui préfèrent la parole à l’acte. Dickie et Boyd sont tout en contraste. Le premier est rancunier, impatient et agressif tandis que le second est patient, réfléchi et sait pardonner quand c’est dans son intérêt. Boyd est un born again. Il est certes resté criminel mais sa façon d’agir et de parler est celle d’un homme de foi. Il parle lentement, n’élève jamais la voix et il possède un charisme tel que personne ne remet en cause son jugement. Ses alliances et trahisons dont celle avec Black Pipe m’ont vraiment surprise car on avait fini par croire qu’il s’était vraiment rangé mais Boyd n’est pas quelqu’un que l’on peut mettre dans une case. Certes hors-la-loi, il est difficile pour autant de dire qu’il est mauvais. Sa relation naissante avec Ava le rend d’autant plus attachant qu’il est loyal en amitié avec les Givens.


Le seul point faible de la saison a sans doute été Winona et Gary. L’histoire du vol ne m’a pas plue, j’ai trouvé que ça ne collait pas au personnage, que son idée d’aller voir “si c’était vrai” à la banque n’avait aucun sens et que c’était un peu trop pas de bol qu’en plus, on lui vole justement son billet volé. Quant à Gary, c’était toujours la même conclusion à chacune de ses actions, c’est un looser et Raylan assure trois fois plus que lui, à la fois c’est lassant. On se demande comment il a pu être marié à l’ex du marshall. Quant à la grossesse de Winona, soit elle doit faire une fausse couche soit quitter Raylan mais les trois ensemble dans une maison de banlieue ça fait pas vraiment cowboy. Comme 007, il doit ne jamais être casé avec une femme ou avec toute norme. C’est d’ailleurs pour cela que les scénaristes le font vivre dans un motel, sa vie personnelle doit être un chaos avec aucun engagement sur le long-terme de sorte que Givens ne vive que pour capturer des criminels et protéger leurs victimes.

Dexter: Bilan saison 5°°°

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Je crois qu’on ne pourra jamais qu’être déçu à la fin de chaque saison de Dexter. Car une fois de plus on savait la série confirmée pour une année supplémentaire et par conséquent on savait que Dexter s’en sortirait encore. J’ai pourtant bien aimé le fil conducteur de cette année. Le criminel était intéressant car manipulateur il n’était pas tueur. La prestation de l’ancien Eli Stone était excellent.


A plusieurs reprises et plus souvent qu’à l’habitude, Dexter a été à un cheveu d’être démasqué, si bien que j’ai été suffisamment sotte pour croire que Deb découvrirait le pot aux roses. Elle aurait pu devenir le justicier et son frère le tueur, plus besoin de Harry pour Dexter ni  pour Debra de devoir suivre les règles pour condamner quelqu’un. Mais on a préféré à Deb, une inconnue: Lumen. Malheureusement, elle ne cherchait qu’à se faire justice à elle-même.J’ai été très déçue par la non prise de risque. L’a faire partir juste après la mort de Jordan, c’est nous prouver que toute cette romance ne servait qu’à combler les silences entre les dialogues et la voix-off de Dexter.


La romance c’est justement le thème phare de ce cinquième volet. On nous a bien bassiné avec Laguerta et Batista et ça n’a jamais mené à quoique ce soit dans l’avancement des autres story-lines contrairement à celle de Quinn et Deb. S’il y a bien un constante dans la série, c’est que l’officier Morgan se chope chaque saison une relation foireuse. Celle-ci va semble-t-il durer et je n’ose espérer que son nouveau boyfriend réussira là où elle a échoué, en démasquant notre rouquin hémoglobinique.


Dexter a d’autant plus de chance de se faire démaquer qu’il enfreint de plus en plus facilement son code. En ce sens, la série peut encore témoigner d’un intérêt, celui de démontrer que ce qui est défendu ce n’est pas le bien fondé de la peine capitale mais plutôt la bassesse des instincts primaires qui la motive. En débarrassant Dexter de Harry nous voyons pour la première fois sa vraie nature. Il tue pour tuer et le reste ce n’est que du baratin pour atténuer la culpabilité du spectateur qui ressent de l’empathie pour son héros serial-killer. Mais ce qui est sur c’est que le héros, lui n’a nullement besoin de ménager sa conscience.


Avanr de conclure, on notera quelques passages qui ont relevé le niveau. D’abord, le retour de Disneyland des enfants qui apprennent la mort de leur mère par leur beau-père coiffé des oreilles de Mickey . Ensuite, les enquêtes sur la Santa Muerte de Debra et Cira qui nous ont fait plonger en plein little Havana. Dommage, que la rivalité naissante entre les deux femmes aient été aussi négligemment balayée du scénario tout comme les tensions avec le commisaire. Dire qu’elle a sauvé son cul pour tous les sauver, c’était un peu piqué des vers, mais bon, tout le monde à marcher alors tant mieux pour elle. Enfin, les personnages tels que Vince ou Astor ont apporté un réel plus à chacune de leur apparition. Le scientifique par son humour vulgaire qu’on aimerait plus souvent entendre et Astor parce qu’elle est la seule à mettre des bâtons dans les roues de Dexter quand Laguerta et Debra préfèrent s’en prendre à Quinn que voir la réalité qui leur pend au visage. Trois bulles seulement pour cette saison, j’avais peut-être trop d’espoirs après le précédent season final

Sons of Anarchy: On the road again°°°°°

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Déjà la troisième saison pour la série qui suinte la graisse et le cambouis. Je trouve qu’on ne parle pas assez de cet ovni télévisuel. Peut-être qu’un Emmy aiderait mais puisqu’il faut déjà avoir reçu un Emmy pour en recevoir un… Pourtant, avec un sujet assez original mais peut-être repoussant pour certains et surtout pour certaines, une pléiade d’excellent acteurs et des trames narratives haletantes de suspens, Sons of Anarchy compte parmi les meilleures séries du moment, ce qui avec ses bons scores d’audience justifie sa reconduction par FX pour une 4ème saison.


/*La suite de l’article dévoile les intrigues des 5 premiers épisodes de la saison3*/.Au vu du cliff de la saison dernière, j’étais assez impatiente de retrouver Jax, Tara et Gemma. Les deux faces du problème irlandais ont permis de séparer les intrigues avec d’une part, la recherche d’Abel et d’autre part, la cavale de Gemma. Le club n’est plus le centre de l’histoire comme en saison 1 et 2. Le business de Samcro est mis de côté et les relations entre les membres sont valorisées. La valeur familiale du club est mise en avant et on se prend même à aimer Clay dont les différends avec Jax nous avait passionné l’an passé. Clay endosse maintenant sa fonction de père envers Jax et tous deux semblent égaux en hiérarchie pour les SoA.


Si Clay est plus présent pour Jax c’est aussi parce que Gemma n’est plus là. Sa cavale est l’occasion d’en apprendre plus sur elle et lui avoir collé Tig n’est pas anodin. Il est non seulement la personne de confiance du president mais on sait aussi toute l’attention qu’il porte à la femme de celui-ci. La cavale en elle-même n’est pas trépignante, on n’est pas non plus dans Prison Break. Le seul suspens est celui de savoir quand elle va découvrir toutes les conséquences du mensonge de l’agent Stahl. Par contre, le duo féminin Gemma/Tara fonctionne toujours à merveille. Le regard sombre de la jeune old lady reste impénétrable, on ne sait jamais si elle est contente, déçue, malheureuse ou en colère. Ce qui est sûr c’est qu’elle devient de plus en plus indépendante ce qui lui fait gagner le respect de sa belle-maman.


Pour que cette nouvelle saison soit en continuité avec les précédentes, la rivalité entre les SoA et les Mayans reste au menu du jour et le fantôme de Jonh Teller continue de planer au-dessus de tous. Ce dernier point est semble-t-il le fil conducteur de la série, on n’en sait toujours pas plus sur lui, d’ailleurs. On l’imagine comme un motard idéaliste et rêveur. Les aventures de Jax à Belfast voendront peut-être dévoiler une face plus sombre du personnage. Découvrir les SoA de Belfast va aussi être intéressant pour mieux comprendre l’intérêt et le fonctionnement des clubs de motards car bien que le sujet ait été traité dans les débuts de la série, on n’a pas pu prendre toute la mesure de l’ampleur du phénomène.


On sort donc de Charming, la ville était devenue trop petites pour contenir tous les problèmes du club, les magouilles avec la police locale appartiennent au passé.  C’est l’organisation mafieuse des clubs qui va prendre le relais pour aider Samcro. La question que je me pose c’est de savoir comment les scénaristes vont gérer l’après Belfast car le contrôle de la ville et les rivalités avec les clubs voisins nous sembleront futiles après un kidnapping et une cavale. Peut-être que la collaboration amorcée entre l’agent Stahl et Jax sera le début des emmerdes à venir. Ce qui est certain c’est que tant que Stahl restera, la série sera garantie d’avoir des emmerdes à nous raconter.

Rubicon: Présentation°°°

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Voici la petite dernière du network montant, AMC. Alors c’est peu dire que l’on attendait beaucoup de Rubicon après avoir vu Breaking Bad et Mad Men. Et à la comparaison Rubicon ne tient pas la distance que ce soit visuellement ou conceptuellement parlant. L’idée n’est pas aussi originale que BB et la période et l’univers exploré est bien connu. Le pitch est simple, Will, analyste dans une organisation secrète investigue sur la mort mystérieuse de son mentor et beau-père.


Il y a comme un flou général sur l’histoire et les personnages. Cela va bien sur de pair avec le thème de la série qui mise sur la fascination des américains les complots. Personnellement, cette mystification des arènes du pouvoir ne m’a jamais passionné. Car dès le départ on sait comment ça finit c’est juste les motifs qui varient entre raison d’état et intérêts personnels de quelques cadres dirigeants.


Pourtant, dans la théorie du complot des innovations peuvent encore être apportées comme l’a démontré Damages. LA clef de la première saison était dans la narration déstructurée chronologiquement et dans la conjugaison de plusieurs petits complots plutôt qu’un gros qui dépasse tout sens de la réalité. Rubicon n’innove malheureusement rien ni la narration ni le complot. On se retrouve avec un club d’hommes qui fument le cigare en sirotant leur whisky dans des alcôves sombres. Les suicides et les accidents paraissent toujours suspects et certains amis gentils, les plus gentils, se révèlent souvent être les méchants.


Rubicon se laisse regarder mais n’offre rien d’exceptionnel. Will est un héros fort taiseux et discret ce qui me dérange puisque ses acolytes le sont un peu tous aussi. Il y a autant de regards échangés que de paroles, je ne sais pas comment font ces personnes pour vivre dans un tel malaise mais moi ça me fout mal et ça m’énerve. On a envie de leur dire aller bougez-vous, dites ce que vous pensez au lieu d’espérer que les autres le devinent. Mais bon c’est peut-être le langage des analystes qui m’échappe!

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