Mad Men: Les temps changent°°°°°

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Mad Men la série phare d’AMC avec Breaking Bad a repris cet été et ce fut un courant d’air frais dans ce paysage audiovisuel marqué par les séries de petit accabit que nous sortent une à une les networks. Après quatre années de bons et loyaux services à représenter les sixties, les scénaristes ont mis un gros coup d’accélérateur afin de nous préparer aux changement de mœurs qui s’annonce après le célèbre mai 68.


Nous avions laissé Don Draper dont une sale situation l’année passée. Grace Kelly l’avait quitté et lui et certains de ses collègues avaient pris le risque de quitter Sterling Coopper pour former une nouvelle boîte. Heureusement pour nous, ils ont repris avec eux tous ceux qu’on connaissait, le monde n’est-il pas bien fait! C’est donc avec plaisir que nous retrouvont Johann, Peter, Peggy et la clique dans de nouveaux locaux plus petit et moins rutilants que les précédents. On peut dire d’ailleurs que les locaux de la Sterling Coopper Draper and Pryce sont le nouveau personnage de cette saison. Ils sont le sujet de toutes les conversations et servent à mettre en avant la modernité du nouveau design de l’époque. On y est tellement peu habitué que ça donne dans tendances futuristes aux bureaux.


Le plus gros changement au niveau de la boîte c’est certainement le bouleversement hiérarchique. Partager le pouvoir ça vous en donne moins. Coopper ne vit plus dans son temple feng-shui et ne plus le voir en chaussette allez savoir pourquoi ça lui fait perdre de son aura.Même si Don Drapper reste l’élément indispensable, on ose maintenant plus facilement le critiquer pour la simple et bonne raison que chacun d’entre eux est devenu indispensable. La boîte tourne en effectif de réduit et 50% de leur budget vient d’un seul client. Ils sont tous devenus tributaires les uns des autres. Les secrétaires désormais ne travaillent plus telles des fourmis dans un grand open-space, elles ont chacune un petit bureau devant les bureaux fermés des cadres. Et c’est avec un grand plaisir que nous retrouvons Johann dans son bureau personnel qui est devenue en quelque sorte la maitresse de maison. Elle veille à tout et n’est plus cantonnée à son rôle de secrétaire.


Mais le meilleur indicateur de l’évolution de la condition féminine c’est sans doute Peggy Olson. L’ancienne secrétaire a gagné en grade et en assurance. C’est certainement l’employée préférée de Don, l’affection qu’il lui signifie est celle d’un mentor qui se voit en elle. Ils savent cultiver le mystère sur leur personne, sont avant-gardistes et sont prêt à tous les sacrifices pour leur carrière. Malheureusement, les autres mâles de l’agence continuent à la considérer d’abord comme une femme et ensuite comme une créatrice. On l’utilise quand il faut donner son avis sur un produit de femme et on la juge parce qu’elle n’est toujours pas mariée. Peggy a compris, contrairement à Johann, que l’avenir de la femme passe par elle et non par son mari, elle éprouve des difficultés à faire accepter sa “situation” auprès de ses collègues.


Situation, c’est aussi le mot que l’on utilise pour parler de divorce à cette époque. Le divorce est encore tabou mais Don lui s’accomode bien vite de la “situation”. Il se montre assez patient avec Betty bien qu’elle ne lui facilite pas la tâche. Les enfants Drapper ne sont pas les seuls à appartenir à une famille recomposé, de plus en plus d’enfants vont connaître cette situations dans les années qui viennent. Mais si les femmes ne craignent plus de quitter leur mari, elles restent dépendantes des hommes. Elles quittent leur mari pour un autre ou dépendent encore financièrement de leur ex. Par contre, les ex, du moins Don ne trouvent pas aussi facilement une nouvelle femme. Celles-ci savent que si elles veulent être traitées comme les égales des hommes, elle doivent attendre trois rendez-vous! En deux épisodes je n’ai jamais vu celui-ci se prendre autant de râteaux.


Enfin, dernier thème abordé, l’essor d’un marketing plus agressif et intrusif. Si Don comprend mieux que personne l’esthétique racoleuse que devront avoir à l’avenir ses campagnes de pub il refuse d’accepter la place gagnée par la psychologie dans le marketing. Mettre des femmes à poil, ok, mais se mettre à nu pour vendre la pub, non. La raison est simple, Don cache un passé difficile et refuse la doctrine psychanalyste qui défini un homme sur son enfance. Il s’est créé un personnage et c’est la seule personne qu’il accepte être. “Who is Don Drapper?” c’est comme ça qui débute cette nouvelle saison.

Treme: Présentation°°°°

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Je veux vivre en Louisiane! Ouais c’est vrai qu’il y a des ouragans, des marées noires et des vampires et loup-garous mais moi je veux me trémousser au rythme des trompettes du Treme. Ce quartier est emblématique de la culture de la nouvelle Orléans. De tradition cadienne (acadienne ou cajun) au sein d’une population pauvre et afro-américaine, le Treme vit de sa musique qu’on retrouve à chaque coin de rue et lors de son mardi gras coloré qui vaut le détour.


Treme ne pouvait être produite que pas HBO même pas par Showtime . La série est une chronique sociale comme les français savent le faire pour les films, c’est-à-dire sans en faire des tonnes ou virer dans la caricature. Pourtant avec pas moins de 8 personnages centraux et une saison inaugurale ne comptant que 10 épisodes, grossir les traits aurait été tentant pour aider les téléspectateurs à comprendre les habitants du quartier et à les aimer d’autant plus vite. Mais HBO c’est une chaîne pour intellos capables de comprendre sans catégoriser ^^.


La narration débute quelques mois après Katrina et nous raconte comment les survivants de l’ouragan se battent pour reprendre une vie normale et faire revenir les personnes qui ont fui. Je ne vais pas vous passer au crible les héros un par un car ce serait long et spoliant. Disons simplement que que l’on suit 4 couples ou familles. L’articulation de leurs istoires me rappelle d’ailleurs une autre série d’HBO, Tell Me You Love Me. Comme dans cette série les couples/familles ne se connaissent pas spécialement entre eux mais ils seront amenées tout logiquement à se côtoyer de près ou du loin puisque vivant dans la même ville. Ensemble, ses couples/famille représentent toutes les franges sociales de la société, en partant de l’artiste de rue au professeur d’université et en passant par la tenancière de café.


Treme c’est donc une série à personnages mais ça ne veut pas dire pour autant que l’histoire est bâclée. La série se déroule au ralenti au rythme des aventures des héros qui doivent faire face à des institutions corrompues et désorganisées. Dans le Treme on vit à la débrouille et on n’ose plus avoir l’ambition d’un futur. Pourquoi y resté alors? Parce que la NO (Nouvelle-Orléans) c’est nulle part comme ailleurs. A plusieurs reprises il est fait mention d’une big apple sans nature, sans culture, froide comme une morte. Les gens de la NO sont conscients de la spécificité de leur région et veulent la conserver en gardant vivant leur musique, leur cuisine et leur folklore.


Cette série est pour les mélomanes (en particulier les amoureux du jazz), les francophiles, les voyageurs et bien sûr les sériphiles, en particulier ceux qui ont aimé The Wire qui était écrit et produit par le même producteur. La série est dès à présent renouvellée et j’ai hâte d’en apprendre plus sur la NO dont je suis déjà tombée amoureuse, meilleur moment pour partir: le carnaval, of course

Damages: Fin en beauté°°°°

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La rumeur court de plus en plus fort, Damages risque fort de ne pas être reconduite la saison prochaine.
Assez étrangement, bien que j’aie apprécié cette ultime saison, cette décision me ravit. Quand on voit l’excellence de la saison inaugurale et l’incapacité des scénaristes à maintenir le cap durant trois saisons, c’est un soulagement que de savoir que la série ne sera plus malmenée à l’écran.


Le système des flashforward, si efficace au départ, s’est révélé mauvais au fil du temps. Peut-être que le visionnage de Lost au même moment m’a poussé à me lasser de cette technique narrative. Pourtant, ce que nous annonçait les flashes, c’était du lourd. La mort de Tom Shayes devait nous tenir en haleine durant des mois. Mais après trois épisodes de flashes sur sa mort on se dit: so what? L’intrigue sur les Tobin n’a pas non plus bien pris. Ils étaient tous détestables dans cette famille et finalement c’est leur avocat qui a rle mieux éussi à tirer son épingle du jeu et remplacer le vide laisser par Zeljko Ivanek, il y a 3ans déjà. D’ailleurs, le revoir cette année, même en “format ghost”, a apporter une touche de nostalgie, nous rappelant ô combien on avait trépigné devant chaque rencontre entre lui et Glenn Close.


Le retour d’Arthur a lui été moins bien géré. Pendant quelques épisodes, on sait quand même demandé où son histoire nous mènerait. Un épisode de moins sur lui aurait été mieux mais on ne crache pas notre plaisir quant on revoit Timothy Olyphant. On nous offre enfin une conclusion et de manière originale, au meurtre de David,avec en prime son fantôme of course. On pourra donc dire que tout le monde était à la fête pour dire au revoir à la série.


Les vies personnelles des deux “requines” (néologisme d’aquarium) ne sont donc pas en reste. Ellen a démontré qu’en tant que digne héritière de Patty elle pouvait être une connasse envers sa famille. Il faut bien dire qu’on s’est toujours demandé ce qu’une fille aussi brillante et jolie faisait dans une famille pareille. Pas grand chose, puisque sa mère a voulu d’en débarasser! Ce pan de l’histoire était bien trouvé et traité rapidement de surcroît. Pour ce qui est de la famille Hewes, la story-line Michaël m’a un peu embêté. Peut-être ne suis-je pas assez patiente mais quand on voit où ça nous mène on est un peu déosrienté. Autant de minutes passées seulement pour justifier le crash de voiture? Mais on pardonne parce que l’affrontement final entre Patty et sa belle-fille était d’un jouissif sans précédent! C’était du Patty dans sa grande classe, son meilleur coup de la saison.


Bon j’ai mis en avant beaucoup de points négatifs mais pourtant j’estime que c’est une belle fin. Les quatre derniers épisodes étaient remplis de twists qui n’auraient pas fait autant effet si ces histoires qui semblaient inutiles ou tirées en longueur n’avait pas été si minutieusement avancées. Dommage qu’il ait fallu entretenir autant le suspens. Même la mort de Tom a fini par nous surprendre. La scène finale était magnifique, Patty y dévoile son côté le plus sombre et nous laisse sur une seule interrogation, la seule qui n’ait pas trouvé de réponse, d’ailleurs: qui est ce Julian? Est-ce une hallucination dans son souvenir ou dans ce qui semblait être la réalité? Après avoir longtemps pensé à la première solution, sans trop y croire, je pense maintenant que Julian (qui a du inspiré le nom de Julia pour l’enfant mort-né) a réellement assisté à sa fausse couche. L’architecte qui la pousse à abattre les murs pour voir la vérité nue, n’est qu’une hallucination née de sa culpabibilité. Il ne sert qu’à lui montrer le monstre qui est en elle. Le trou dans le mur le lui rappelle sans cesse, elle vit dans cette immense appartement de luxe mais au prix de la solitude. Ellen, utopique, espère être différente mais son jeu avec le procureur (à la fin, j’ai pas compris qui avait trahi qui et ça j’ai bien “kiffé”) prouve bien qu’elle n’est pas bien loin de son modèle. Si la série devait continuer, elle pourrait sans conteste reprendre le rôle de Patty. Mais son Tom, Damages perd tout son capital sympathie alors pour la postérité de cette création, prions qu’elle n’existe plus. De plus, au vu des mauvais rôle qu’y jouaient les femmes, j’étais devenue misogyne bien qu’appartenant à la gente féminine.

Breaking Bad: Retour gagnant°°°°°

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La saison 2 de Breaking Bad construite avec des flashforward était excellente et confirmait la perfection dans laquelle la série s’était ancrée dès son pilot. Il était donc naturel de craindre une baisse de régime, surtout que la configuration initiale avait changée puisque Skyler avait quitté Walt et que celui-ci était en rémission. L’argent “dûment gagné” était plus que suffisant et il état normal de penser que Walt veuille arrêter pour profiter de sa vie et récupérer sa famille. Comment donner au principal protagoniste les motivations de continuer?


C’est cette question que doit certainement hanter Pollos, le sage dealer. Walt ne veut plus cuisiné et pourtant le scénario garde tout son intérêt. Peut-être est-ce parce que l’on sait que tôt ou tard il s’y remettra. Mais Walt est devenu un pro et les épisodes consacrés à ses premiers pas dans le crime appartiennent définitivement au passé. Ce qui m’intéresse maintenant c’est le cercle familial de Walt. Skyler se montre plus intelligente que je n’aurais pu le penser et Walt est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer maintenant de lui, un fin manipulateur auprès de son fils. Lui le criminel parvient à être aux yeux de tous la victime et la frustration de Skyler et sa façon de la gérer est magnifique à voir. Chaque petit-déjeuner à la table des White est assurément délicieux.


/*SPOILERS EPISODE 4*/Les amphèt ne sont donc pas pour l’instant à chercher chez le professeur mais plutôt chez son disciple, Pinkman. Les synergies entre les deux zigotos sonstituent la base des scènes anthologiques de Breaking Bad. Si dans un premier temps, Walt est assez touchant quand il s’inquiète pour celui-ci, la façon dont il le traite est vraiment exécrable et on a réellement pitié de voir Jesse coincé avec ce fou. Sans lui, il est seul. Et à vrai dire sans Jesse, Walt est aussi, bien seul. Mais puisqu’il est devenu sociopathe ça n’a pas vraiment d’importance pour lui. Il fout tout en l’air, ses relations professionnelles, criminelles, tout pour se consacrer à sa famille. Malheureusement, ce n’est plus l’amour qui le pousse mais l’orgueil. Quelque soit le domaine, il veut tout commander et n’accepte pas l’échec. Ainsi, il devient carrément fou quand son associé ose cuisiner sans lui alors qu’on aurait pu espérer que le pédagogue paternaliste des premiers épisodes se réveille et congratule l’ancien cancre. Mais plus rien n’intéresse Walt à part lui même.


Heureusement, certaines personnes mal intentionnées arrivent et vont lui remettre les pieds sur terre, si pas sous terre. /*FIN DE SPOILERS*/La présentation des jumeaux a été soignée du premier plan du season premiere à l’épisode 3 où l’on apprend finalement qui ils sont et ce qu’ils veulent. Je trouvais ça bien trouvé le lien fait avec la saison passé et des évènements dont avait peut-être sous-estimé les causes et conséquences.


Si 2 années se sont écoulées depuis que Walt a découvert son cancer, à l’écran le temps s’écoule doucement .  Les connexions entre les épisodes sont donc importantes, on ne peut pas facilement zapper un élément en faisant un saut dans le temps. L’accident annoncé pendant les 8 épisode de la saison passée est encore présent dans toutes les scènes, il sert de toile de fond. Beaucoup portent encore le ruban bleu, la voiture de Walt en montre encore les stigmates tout comme son conducteur qui éprouve semble-t-il des remords et Saul essaie d’en profiter pour se faire un max de tune. On en retiendra surtout la scène du gymnase, si bien jouée qu’on à l’impression d’y êre tellement le malaise est profond.


Fait marquant dans le troisième volet des aventures hautes en couleurs de mr White et Pinkman, c’est qu’ils ne monopolisent plus l’écran, en particulier Jesse encore en phase dépressive. Des personnages secondaires voire ‘figurants” sont étoffés et grâce à eux on découvre la complexité des hiérarchies mafieuses. La mise en avant de ces criminels intensifie le rythme lent typique des succés AMC que sont Breaking Bad et Mad Men dans un autre registre, une autre époque.

Lost: saison 6 épisode 11°°°°°

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Quel est le point commun entre ma dernière critique de Lost et celle-ci? Elles se réfèrent aux  épisodes centrés sur les deux personnages les plus intéressants de la série. Alors que l’épisode 8 était bon, celui-ci est excellent. Quel est le secret d’un épisode lostien réussi? Répondre aux questions, en soulever de nouvelles et être basé sur des personnages charismatiques. Desmond a su soigner chacune de ses apparitions sans jamais faire de faux pas, pour Richard c’était parfait jusqu’à cette saison.


Desmond avait montré tout son potentiel narratif dans The Constant. Une nouvelle fois son pouvoir particulier sert notre compréhension de l’histoire. Ce qui semblait être, auparavant, des voyages temporels ou un pouvoir de prédicion, s’apparente maintenant plus à des voyages dans des réalités parallèles. Les personnages clefs utilisés sont les mêmes. On pourrait d’ailleurs en regrouper la majorité sous le nom de clan Widmore. Eloïse confirme son statut de gardienne du temps et Daniel, même privé de son doctorat d’Oxford, est le seul à comprendre les rouages de l’île. Si Eloïse se charge du temporel, son pas tendre époux pourrait être le gardien de l’île. Je sais, cette mission incombe à  Jacob mais la balance de la justice représentée en sculpture et en tableau me donne des idées. Charles est peut-être avocat mais ça ne serait pas intéressant pour nous. Et s’il était juge? Qu’il pourrait juger du bien, Jacob, et du mal, Smokey Monster. J’avoue il n’est pas très impartial mais l’investissement qu’il fournit dans cette île et les sacrifices auxquels il a dû consentir, tout cela  témoigne d’un rôle particulier qu’il lui reviendrait dans cette tragédie lostienne. Enfin, les apparitions de Penny restent sporadiques mais indispensables. Si Desmond est la constante de Daniel, sa demi-soeur est celle de Desmond.


L’amour qui unit Penny et Desmond est la seule chose qui subsiste à travers les turbulences spatio-temporelles. Cet amour n’est pas le seul à subsister dans la réalité-X. Charlie et Daniel ont le souvenir d’un coup de foudre, d’un sentiment d’amour profond pour une personne qu’ils sont sensés ne pas connaître. Ces sentiments provoquent des réminiscences de leur séjour sur l’île. Dans le cas de Richard, je trouvais que la corde sentimentale était usée, mais dans cette épisode, les trois couples dont il est question sont essentiels. Sans amours, Charlie n’aurait peut-être pas voulu sauver les lostiens en allant dans la station sous-marine, Daniel n’aurait peut-être pas voulu faire sauter la bombe et donc sauver Charlotte et Desmond, c’est assez évident, il n’aurait  pas voyagé jusque sur l’île, l’Ocean 815 ne se serait pas crashé et des millions de téléspectateurs ne s’abrutisseraient pas depuis 6 ans devant une fiction sans queue ni tête.


Il n’est donc pas anodin de les avoir réunis dans le même épisode. La bonne gestion des “guest character” est le point fort de cet épisode. Pourtant, ça commençait mal. Le dialogue avec Claire n’était pas éclairant sur quoi que ce soit. Minkowski dans le rôle du chauffeur, c’était comme Michkaïl et Keamy en mafiosi, sans intérêt. Enfin, ce qui, je suppose, devait être une surprise, Desmond bras-droit de Widmore, était trop prévisible, tout comme la dégustation du whisky. Il a fallut, pour moi, attendre la balade en voiture avec Charlie pour que je prenne conscience de ce qui ne me semblait être que des clins d’œil scénaristiques. Voir la paume de Charlie sous l’eau m’a fait un effet électrochoc. Ensuite, bien que ce ne fut pas étonnant de retrouver Eloïse dans le rôle de Mrs Widmore, son message qui faisait écho à celui de la bijouterie était pour le moins intéressant. Aussi, en repensant à The Constant, je me suis souvenue que c’est dans cet épisode que Minkowski et Desmond avaient fait connaissance. Celui qui conduit notre Scottish au stade (celui où Jack et Desmond ont fait connaissance la première fois) pour retrouver sa Peneloppe avait déjà précédement aidé le couple à être réunis en indiquant Desmond sur le local des communications.


Cet épisode 11 est parfaitement réussi, même le cliffhanger était bon alors qu’il présentait le grand handicap de s’appuyer sur Sayid. Lorsque le générique de fin apparaît, on ressent une frustration comme d’habitude. Mais elle n’est plus la même, la faim n’est plus celle du manque mais celle de l’appétit. La mise en bouche “humienne” promet une suite de plats savoureux et je l’espère nombreux.

Lost: saison 6 épisode 9°°°

Nous avons eu droit cette semaine au centric le plus attendu, celui du charismatique Richard/Ricardus/ Ricardo. J’avoue avoir poussé le cri d’une petite gamine après les premières minutes, excitée à l’idée de passer 40min avec le bel homme. Aux 3bulles affichées dans le titre, vous devinez que malheureusement mon excitation fut de courte durée.


Premièrement, parce qu’à l’image des épisodes précédents beaucoup de scènes sont inutiles et tirées en longueur. Je pense, en particulier, à celle du Black Rock où l’on voit Ricardo se débattre longuement avec ses chaînes quand on sait très bien qu’il s’en libérera. Certes, ce fut une petite surprise de revoir l’homme en noir mais puisque je m’attendais à Jacob, je n’étais pas très loin. Les dialogues qui s’en suivirent furent d’une platitude hors du commun dont la métaphore de la bouteille de vin que l’homme en noir finit par briser comme symbole de sa volonté à sortir de l’île et à gangréner l’humanité.


Deuxièmement, je regrette qu’un personnage aussi charismatique et mystérieux ait droit à un passé aussi pourri. Le mettre dans les souillons d’un pauvre fermier espagnol, sur l’île de Teneriffe (pratique on ne doit pas changer le décor), qui plus est veuf de ne pas voir eu les moyens financiers de sauver sa femme et meurtier d’avoir utliser la force physique à défaut de l’argent pour payer ses soins,  lui à faire perdre de son aura. Maintenant nous le voyons comme une victime malheureuse du destin, coupable de crime comme beaucoup de lostiens et pion des jeux divins de Jacob et son Ennemi. Lorsqu’en début de saison il avait avoué ne rien savoir, ça nous avait déjà perturbé, le voir désespéré au point de suicider encore plus mais cette fois-ci son image d’homme fort et flegmatique est réduite à néant. On le voit supplier pour sa vie, recevoir une grosse raclée de Jacob et demander naïvement la vie éternelle par peur de mourir et errer à jamais dans les sous-terrains de l’Enfer.


Enfin, cette épisode tombe mal, trop tard. L’utilisation d’un flashback quand c’est la mode du flash-sideway le démontre bien.  On connaissait déjà de Richard le passé d’esclave sur le Black Rock, le don d’immortalité qui lui avait offert Jacob, on savait que l’homme en noir est supposé être le suppot de Satan et que Jacob l’empêche de quitter l’île. Et tout ce qu’on ignorait reste inconnu. Bon j’exagère un peu car on a quand même appris certaines choses mais sur lesquelles on ne s’était jamais posé de question comme de savoir à qui appartient le corps de Jacob, euh et quoi d’autre?


Déjà la mi-saison et nous restons avec nos questions et la frustration est grandissante. J’aurais certainement préféré avoir une ultime saison courte et dense plutôt que 18 character-centrics. A ce stade de l’histoire suivre un seul personnage en 40min oblige à faire de l’ameublement d’épisode pendant les 3/4 du temps. On connaît leur passé, de certains leur futur, ce qui intéresse c’est l’île et si Richard nous intriguait tant c’est parce qu’il était sensé nous en apprendre plus sur cet endroit. De plus, en ne se focalisant que sur une dizaine de personnages on en délaisse le double. J’attends de revoir Desmond&Penny, Rose&Bernard, Walt&Michael et Eloïse Hawking. Et encore bien d’autres lostiens et non-lostiens qui sont morts et qui devraient avoir retrouvé la vie dans la réalité-X.

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