Californication: lancement de la saison 4°°


/*SPOILERS SAISON3 EPISODES 1 et 2*/On reprend l’histoire exactement où l’on s’était arrêté avec un Hank Moody on ne peut plus dans le pétrain. Seulement 48h ce sont écoulées depuis l’année passée, tout juste assez pour ne pas le voir en garde à vue. Hank se fait arrêter par deux fois et par deux fois on élude les scènes d’interrogatoire et de prison. Dommage, parce que l’on se cantonne alors aux rendez-vous avec son avocate et à ses  problèmes de couple.


Californication a définitivement perdu de sa fraîcheur et nous semble dès lors plus vulgaire que provocatrice. Le héros me répugne plus qu’il ne me fascine, son comportement avec les femmes est grossier mais ce ne pas ça le pire, il est surtout prévisible. Le personnage est devenu une caricature de lui-même tout comme Karen, Becca et Charlie. Karen et Becca sont les éternelles victimes qui ne peuvent s’empêcher de retourner vers leur bourreau. Runckle est le plus pathétique de tous, il devient un sous Moody qui trompe sa femme tout en essayant de la récupérer. C’est comme si son ami looser était un modèle à suivre sauf qu’il n’en possède pas le physique ce qui rend encore la pilule plus difficile à avaler.


J’ai du mal à cerner l’intrigue de cette saison ou plutôt son intérêt. En première saison, c’était la reconquête de Karen avec les conquêtes d’Hank en écran de fond. J’avais aussi aimé la découverte de la villa McKinley de David Hertz dans laquelle vivait Karen et d’une autre villa qu’Hank lui avait fait visité qui sont deux beaux exemples du patrimoine architectural de L.A.. En deuxième saison, il y avait l’écriture du second livre d’Hank et le vol de celui-ci par Mia. De plus, son amitié avec Lew Ashby offrait des trames supplémentaires . La troisième saison avait eu la bonne idée de se trouver un nouveau décor et d’élargir le casting pour renouveler les aventures dans l’enceinte universitaire de L.A.. C’était déjà un peu du recyclé car tout tournait autour du sexe entre le prof et ses étudiantes ainsi qu’à l’intérieur même du corps enseignant mais ça faisait plaisir de changer de contexte. Cette quatrième saison elle a peu d’enjeux parce qu’à aucun moment on ne mord aux problèmes juridiques de Moody. Car tout ce qu’on en voit c’est son avocate qu’il va tôt ou tard se taper. L’adaptation cinématographique du second livre nous rappelle celle du premier bien que cette fois-ci on suit le processus depuis le début. Mais la vision du cinéma par Hank n’a pas changé, il reste arrogant avec ses collaborateurs et passe de plus en plus pour un gros has been avec son pote Charlie dont il est le seul client. Peut-être que les choses s’amélioreront lorsque l’on suivra le tournage mais j’ai du mal à croire que les scénaristes aient prévu moins de sexe, cela les obligerait à écrire plus de dialogues et d’histoires.


Il n’y eu que deux épisodes mais c’est déjà 20% de la saison donc on peut se permettre d’être pessimiste quant à la suite. Il semble qu’en ce qui concerne Hank Moody on ait fait le tour de la question, la solution serait peut-être de plus développer les personnages secondaires comme Marcy qui avec sa voix nasillarde nous fait sourire à tous les coups.

Breaking Bad: Retour gagnant°°°°°

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La saison 2 de Breaking Bad construite avec des flashforward était excellente et confirmait la perfection dans laquelle la série s’était ancrée dès son pilot. Il était donc naturel de craindre une baisse de régime, surtout que la configuration initiale avait changée puisque Skyler avait quitté Walt et que celui-ci était en rémission. L’argent “dûment gagné” était plus que suffisant et il état normal de penser que Walt veuille arrêter pour profiter de sa vie et récupérer sa famille. Comment donner au principal protagoniste les motivations de continuer?


C’est cette question que doit certainement hanter Pollos, le sage dealer. Walt ne veut plus cuisiné et pourtant le scénario garde tout son intérêt. Peut-être est-ce parce que l’on sait que tôt ou tard il s’y remettra. Mais Walt est devenu un pro et les épisodes consacrés à ses premiers pas dans le crime appartiennent définitivement au passé. Ce qui m’intéresse maintenant c’est le cercle familial de Walt. Skyler se montre plus intelligente que je n’aurais pu le penser et Walt est à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer maintenant de lui, un fin manipulateur auprès de son fils. Lui le criminel parvient à être aux yeux de tous la victime et la frustration de Skyler et sa façon de la gérer est magnifique à voir. Chaque petit-déjeuner à la table des White est assurément délicieux.


/*SPOILERS EPISODE 4*/Les amphèt ne sont donc pas pour l’instant à chercher chez le professeur mais plutôt chez son disciple, Pinkman. Les synergies entre les deux zigotos sonstituent la base des scènes anthologiques de Breaking Bad. Si dans un premier temps, Walt est assez touchant quand il s’inquiète pour celui-ci, la façon dont il le traite est vraiment exécrable et on a réellement pitié de voir Jesse coincé avec ce fou. Sans lui, il est seul. Et à vrai dire sans Jesse, Walt est aussi, bien seul. Mais puisqu’il est devenu sociopathe ça n’a pas vraiment d’importance pour lui. Il fout tout en l’air, ses relations professionnelles, criminelles, tout pour se consacrer à sa famille. Malheureusement, ce n’est plus l’amour qui le pousse mais l’orgueil. Quelque soit le domaine, il veut tout commander et n’accepte pas l’échec. Ainsi, il devient carrément fou quand son associé ose cuisiner sans lui alors qu’on aurait pu espérer que le pédagogue paternaliste des premiers épisodes se réveille et congratule l’ancien cancre. Mais plus rien n’intéresse Walt à part lui même.


Heureusement, certaines personnes mal intentionnées arrivent et vont lui remettre les pieds sur terre, si pas sous terre. /*FIN DE SPOILERS*/La présentation des jumeaux a été soignée du premier plan du season premiere à l’épisode 3 où l’on apprend finalement qui ils sont et ce qu’ils veulent. Je trouvais ça bien trouvé le lien fait avec la saison passé et des évènements dont avait peut-être sous-estimé les causes et conséquences.


Si 2 années se sont écoulées depuis que Walt a découvert son cancer, à l’écran le temps s’écoule doucement .  Les connexions entre les épisodes sont donc importantes, on ne peut pas facilement zapper un élément en faisant un saut dans le temps. L’accident annoncé pendant les 8 épisode de la saison passée est encore présent dans toutes les scènes, il sert de toile de fond. Beaucoup portent encore le ruban bleu, la voiture de Walt en montre encore les stigmates tout comme son conducteur qui éprouve semble-t-il des remords et Saul essaie d’en profiter pour se faire un max de tune. On en retiendra surtout la scène du gymnase, si bien jouée qu’on à l’impression d’y êre tellement le malaise est profond.


Fait marquant dans le troisième volet des aventures hautes en couleurs de mr White et Pinkman, c’est qu’ils ne monopolisent plus l’écran, en particulier Jesse encore en phase dépressive. Des personnages secondaires voire ‘figurants” sont étoffés et grâce à eux on découvre la complexité des hiérarchies mafieuses. La mise en avant de ces criminels intensifie le rythme lent typique des succés AMC que sont Breaking Bad et Mad Men dans un autre registre, une autre époque.

Skins: itinéraire d’une adolescence désenchantée°°°

Il ne fait pas bon vieillir au royaume des teen shows. Soit la série se transforme en série post-ado (cf. Berverly Hills, Dawson) soit elle se doit de changer son casting (cf. Harley Coeurs à vif, Friday Night Lights). Il n’y a pas une solution meilleure qu’une autre mais  la première est certainement la plus facile, garder les mêmes acteurs pour une audience qui grandis avec ses héros. Dans le cas de Skins, cette solution était cependant quasi impossible. La série de Jamie Brittain avait fait de son ambiance ado sex, drug and rock’n roll sa marque de fabrique et son principal atout. Transposer cete ambiance à des college student aurait été bien original. Pourtant, bien que continuant de suivre des ados issus du même lycée et de classes sociales similaires, l’atmosphère qui planait autrefois sur les soirées de Tony, Michelle, Cassie and co a disparu avec eux.


A vrai dire il ne reste plus que le sexe et la drogue. Mais les drogues douces ont été remplacées par de l’ecstacy et de la cook. Leur consomation n’est plus sociale, elle sert à fuir la réalité d’un quotidien. Si on a toujours représenté les ados en conflit avec leur parent, il s’agissait surtout d’une question d’autorité contre laquelle les jeunes aiment se rebiffer. Comme avec la première génération, ici, le rôle des parents dans l’éducation est quasi inexistant, leurs rejetons font ce qu’ils veulent sans leur demander leur avis et se cassent à la première contestation. Peut-être me fais-je vieille mais le monde décrit par Skins me semble  peu en phase avec ce que ce doit être un ado de la classe moyenne dans une ville post-industrielle. Autant avec la première génération, j’avais des doutes mais c’était tellement drôle, autant ici, je suis sure que c’est du surfait et aucun épisode ne me le fait oublier.


Mais il n’y a pas que sur ce pan que Skins me semble moins bon, car je ne m’en souciais guère avant. Non ce qui me  dérange c’est la trame dramatique qui a bel et bien pris le pas sur le pendant comédie. Il y a très peu de Skins party et quand il y en a, elles finissent toujours mal. Je suis nostalgique quand je repense au voyage de classe en première saison ou à toutes ces autres moments de réunion des personnages. Continuer à dédier un épisode à un personnage de la seconde génération est une terrible erreur, on a l’impression que les autres protagonistes y vont des apparitions en guest-stars plutôt que comme personnages récurrents.


Il y a cependant, une chose que la série à réussi en cette quatrième saison, c’est nuancer certains skinsiens qui étaient vite devenus insupportables au cours la saison précédente. L’épisode sur Cook était une parfaite réussite. On continue, certes, sur le schéma d’une famille éclatée qui pousse ses enfants aux pires comportements, mais on nous en fait rire et c’était drolement bon et ce, en partie, grâce à l’introduction d’un personnage original et décalé à l’image du petit gangster de la saison1 et bien plus marrant et convaincant que celui de la saison3. On a pu enfin découvrir la famille de Cook. On ne connaissait que le père dont le fils était une pâle copie. Malheureusement, les scénaristes n’ont pas su tenir le cap. Le focus sur Freddie bien qu’il traitait avec justesse de la perte d’un parent  était lent, prévisible et ennuyeux tout comme sa relation avec Effy qui reste le seul personnage que je ne peut absolument pas blairer.


Plus je regarde Skins plus j’ai envie de regarder ses pemières saisons. En reprenant un casting ado (contrairement aux séries US), les producteurs ont oublié de donner des rôles d’ado. Peut-être les critiques leurs sont-elles montées à la tête et ont-ils voulu aller encore plus loin en ne prenant que des cas sociaux. Mais force est de constater que certaines histoires colleraient bien mieux dans un univers un peu plus vieux. La fraîcheur d’un Anwar ou d’une Cassie manque cruellement au show et je ne pense que JJ et Thomas sauveront le lot.

Weeds: la rechute

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S’il y a bien une série que j’attends avec impatience chaque été c’est Weeds. Le show connaît ses hauts et ses bas mais on reste toujours accro aux petites feuilles vertes de Jenji Kohan.J’avais déjà précédemment parlé de la série dans la présentation de Breaking Bad. Le soleil revenant c’est le moment idéal de consacrer un billet, sur mon mur délaissé, aux errements de la housewive la plus maladroite et malchanceuse du câble. (Lire la suite…)

Breaking Bad: Présentation

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Breaking bad c’est péter un plomb et le pétage de plomb dont il est question c’est celui de Walter White. Walt est professeur de chimie dans une école secondaire d’Albuquerque et est marié à Skyler, enceinte jusqu’aux dents de leur second enfant. Leur aîné Walter Junior souffre d’un handicap locomoteur et parle en bégayant. La famille White a une petite vie paisible et sans problème, si ce n’est financier, comme tout le monde serait-on tenté de dire. Malheureusement, leur avenir qui se voulait radieux grâce à la venue d’un nouvel enfant va être obscurci par la découverte du cancer de Walt. (Lire la suite…)