19 janvier 2011
Californication: lancement de la saison 4°°
/*SPOILERS SAISON3 EPISODES 1 et 2*/On reprend l’histoire exactement où l’on s’était arrêté avec un Hank Moody on ne peut plus dans le pétrain. Seulement 48h ce sont écoulées depuis l’année passée, tout juste assez pour ne pas le voir en garde à vue. Hank se fait arrêter par deux fois et par deux fois on élude les scènes d’interrogatoire et de prison. Dommage, parce que l’on se cantonne alors aux rendez-vous avec son avocate et à ses problèmes de couple.
Californication a définitivement perdu de sa fraîcheur et nous semble dès lors plus vulgaire que provocatrice. Le héros me répugne plus qu’il ne me fascine, son comportement avec les femmes est grossier mais ce ne pas ça le pire, il est surtout prévisible. Le personnage est devenu une caricature de lui-même tout comme Karen, Becca et Charlie. Karen et Becca sont les éternelles victimes qui ne peuvent s’empêcher de retourner vers leur bourreau. Runckle est le plus pathétique de tous, il devient un sous Moody qui trompe sa femme tout en essayant de la récupérer. C’est comme si son ami looser était un modèle à suivre sauf qu’il n’en possède pas le physique ce qui rend encore la pilule plus difficile à avaler.
J’ai du mal à cerner l’intrigue de cette saison ou plutôt son intérêt. En première saison, c’était la reconquête de Karen avec les conquêtes d’Hank en écran de fond. J’avais aussi aimé la découverte de la villa McKinley de David Hertz dans laquelle vivait Karen et d’une autre villa qu’Hank lui avait fait visité qui sont deux beaux exemples du patrimoine architectural de L.A.. En deuxième saison, il y avait l’écriture du second livre d’Hank et le vol de celui-ci par Mia. De plus, son amitié avec Lew Ashby offrait des trames supplémentaires . La troisième saison avait eu la bonne idée de se trouver un nouveau décor et d’élargir le casting pour renouveler les aventures dans l’enceinte universitaire de L.A.. C’était déjà un peu du recyclé car tout tournait autour du sexe entre le prof et ses étudiantes ainsi qu’à l’intérieur même du corps enseignant mais ça faisait plaisir de changer de contexte. Cette quatrième saison elle a peu d’enjeux parce qu’à aucun moment on ne mord aux problèmes juridiques de Moody. Car tout ce qu’on en voit c’est son avocate qu’il va tôt ou tard se taper. L’adaptation cinématographique du second livre nous rappelle celle du premier bien que cette fois-ci on suit le processus depuis le début. Mais la vision du cinéma par Hank n’a pas changé, il reste arrogant avec ses collaborateurs et passe de plus en plus pour un gros has been avec son pote Charlie dont il est le seul client. Peut-être que les choses s’amélioreront lorsque l’on suivra le tournage mais j’ai du mal à croire que les scénaristes aient prévu moins de sexe, cela les obligerait à écrire plus de dialogues et d’histoires.
Il n’y eu que deux épisodes mais c’est déjà 20% de la saison donc on peut se permettre d’être pessimiste quant à la suite. Il semble qu’en ce qui concerne Hank Moody on ait fait le tour de la question, la solution serait peut-être de plus développer les personnages secondaires comme Marcy qui avec sa voix nasillarde nous fait sourire à tous les coups.
Publié par bloubbloub at 10:23 dans bloubbloub de mots Taggé californication, comedie dramatique, david duchovny, drogue, livre, sexe, showbiz, Showtime
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