14 janvier 2011
Parenthood: Présentation°°°
La série familiale de la NBC est à sa deuxième saison et il est donc temps pour moi de vous la faire découvrir. Ce qui accroche en premier dans cette émission c’est son casting. On retrouve en effet Lauren Graham dans un rôle qui nous rappelle beaucoup celui de Loreleï et Peter Crause qui nous manque terriblement depuis la fin de Dirty Sexy Money. Le créateur de la série est le papa de Roswell, Jason Katims. Enfin, pour ceux qui préfère l’Alec Baldwin dans sa version light des années 90, vous vous rappellerez de bons souvenir en admirant son petit frère, William, jouer les guests dans votre petit écran.
L’originalité de Parenthood en comparaison aux autres séries du genre, est de se focaliser sur les difficultés d’être parent à tous les âges plus que sur le fait d’être enfant ou d’appartenir à une fratrie. La narration me rappelle Tell Me You Love Me. On approfondit un thème au travers de différents couples et familles qui ont toutes un point commun, dans le cas de la série d’HBO c’était le recours au même psychologue pour régler leur problèmes, ici c’est le fait d’appartenir à la même fratrie, celle des Braverman.
On a donc comme premier couple de parents, Zeek et Camille Braverman qui ont quatre enfants devenus adultes et parents à leur tour. En théorie, les tracas liés à la “parentalité” devraient être finis pour eux mais l’une de leur fille, Sarah, revient dans le nid familial avec ses deux enfants adolescents, Amber et Drew. Les grand-parents sont assez cools et n’ont aucun problème pour continuer leur vie comme s’il n’y avait plus d’enfants à la maison. Les adolescents ne posent d’ailleurs que peu de problèmes, de sorte que la série se focalise surtout sur la vie affective et professionnelle de Sarah qui est le modèle de la mère divorcée qui tout en sachant se sacrifier pour ses enfants veut continuer à mener sa vie de femme.
Le grand frère de Sarah, Adam, a deux enfants. L’aînée Haddie est une jeune fille bien moins indépendante et mature que sa cousine Amber. Les trames qui concernent l’âge ingrat sont d’ailleurs plus réalistes lorsqu’elles parlent d’elle ou de Drew . Haddie n’est pas la caricature de l’adolescente insupportable mais elle nous montre comment par amour et par crainte les parents peuvent restreindre la liberté de leur enfants à un moment où la quête d’indépendance devient obsessionnelle pour les jeunes. Adam et Kristina ont aussi un fils plus jeune, Max. Celui-ci souffre du syndrome d’Asperger et demande beaucoup d’attention. Alors que la maladie de Max est présentée comme un handicap social, on admire le temps et l’énergie que met Kristina afin qu’il se fasse des amis et une vie normale. Il est certainement l’enfant le plus attachant de la série parce que justement à cause de son autisme, il n’y a que de la vérité qui peut sortir de sa bouche. Autant dire que les matins chez ces Braverman offre les petits déjeuners les plus cocasses. Si Haddie prend un malin plaisir à maquiller la réalité et à boycotter les déjeuners et dîners familiaux, son frère dévoile ces mensonges dès qu’il y voit une injustice ou une inégalité qui sont les deux seuls principes qu’il parvient à assimiler, le politiquement correct qui est déjà peu évident à apprendre aux enfants lui est inconnu. De plus, Max ne supporte pas que l’on casse la routine et il ne s’intéresse qu’à des sujets très restreints, la communication n’est dons pas toujours aisée et est souvent bruyante.
Le second enfant de Zeek et Camille est l’alter ego féminin de Julia. Comme son frère, elle mène sa carrière au front et doit délaisser ses responsabilités de parent à son conjoint. C’est son mari Joel qui joue les nounous ce qui pose problème dans une société encore fort traditionnelle où c’est à l’homme à gagner le pain et à la femme de donner le temps et l’affection à ses enfants. Alors que la place de Kristina au foyer n’est jamais remise en question celle de Joël l’est au point qu’aussi bien lui que sa femme ont du mal à accepter chacun leur position. Julia se sent jugée par les autres mères et culpabilise de ne pas pouvoir se consacrer plus à sa fille. Joël, lui, se sent émasculé bien qu’il s’implique avec plaisir dans la vie scolaire et sociale de Sydney.
Enfin, Crosby est le cadet des Braverman et appartient à la branche bohême de la famille avec sa mère et sa sœur Sarah. /*SPOILERS SAISON1 EPISODE2*/Il ne supporte pas l’autorité et se voit plus comme le grand frère de son fils Jabbar que son père. On assiste à son apprentissage de père ce qui n’est pas évident puisqu’il a appris l’existence de sa progéniture que très tard./*FIN SPOILERS*/ Crosby est certainement le personnage le moins conventionnel et malgré son nouveau statut il refuse de le devenir.
On se retrouve donc face à 5 familles, 4 couples de parents et une mère divorcée et le tout dans une seule et grande famille. Cela fait beaucoup de personnages à gérer et on peut regretter qu’il faille attendre la seconde saison pour apprendre à connaître Drew qui avant ne faisait à proprement parler que de la figuration. On regrette aussi de ne pas voir plus souvent Zeek et Camille dans leur rôle de grands-parents plutôt que de suivre leurs histoires de couples. On apprécie surtout le réalisme des relations parents-enfants et la possibilité pour tout un chacun de s’y retrouver. Si je ne mets que trois bulles c’est parce que la série est très bonne dans son genre mais que ce genre ne me plaît guerre par son caractère lisse et son trop plein de bons sentiments. Elle dépasse de bien loin un Brothers&Sisters ou un 7Heaven mais je préfère les familles dans des registres soit comiques comme The Middle, Raising Hope ou Modern Family soit dramatiques à l’instar de Big Love et de Brotherhood. Donc si vous aimez les comédies dramatiques familiales foncez sinon essayez d’abord les séries précitées.
Publié par bloubbloub at 8:24 dans Parenthood Taggé ados, comedie dramatique, enfants, famille, Jason Katims, Lauren Graham, NBC, Parenthood, parents, Peter Crause
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