Justified: Bilan de la saison2°°°°°


Cette seconde saison est sans aucun doute meilleure que la première et élève la série au rang des fictions qui marquerons cette période d’après-second âge d’or télévisuel. Parce que comme toutes les séries FX, Justified est porteuse d’un thème original et masculin et est jouée par un excellent casting (Timothy Olyphant a le regard, le sourire et la démarche du cowboy et les rôles secondaires ont brillement été tenus par Walton Goggins et Margo Martindale), elle mérite qu’on s’y essaye car elle nous offre quelque chose d’inédit.


Justified est un western des temps modernes et cette saison elle en fit toute la démonstration. Premièrement, Raylan Givens est devenu un héros ambivalent comme ceux des westerns spaghettis. Il est un justicier qui sait que la justice ne passe pas toujours pas la légalité. Le marshall ne poursuit que ses propres principes et son sens de la morale. Ainsi, il n’hésite pas deux secondes quand il doit camoufler le vol commis par sa petite amie parce qu’il estime qu’elle est différente des gens d’Harlan, qu’elle n’a volé l’argent de personne puisqu’il s’agissait d’une saisie et qu’elle n’a tué personne pour l’obtenir. Givens pardonne Winona mais pas son père, lui n’a droit à aucun traitement de faveur. De façon générale, les femmes trouvent plus facilement sa compassion, c’est un gentleman dans un monde où les femmes sont rarement les victimes de leur mari criminels mais leurs complices. C’est ce qu’explique Helen à Ava, les femmes ne doivent se mêler de rien par parce que c’est mal mais parce qu’elle risqueraient d’être des cibles. Elles ne désapprouvent pas les activités de leur époux, elle sont là pour veiller à la protection de la famille pendant que l’homme vole et tue. Ava est blessée en voulant participer à la défense des intérêts de Boyd et Helen trouve la mort en voulant défendre son mari. Elle sait qu’il est menacé par Dickie et que si elle ne le tue pas, il tuera Arlo. Cette mort d’une matriarche choque tout le monde car elle casse les codes, une femme à payer de sa vie pour son mari. Même Mags n’accepte pas cette mort, Helen n’était pas sa meilleure amie mais elle la respectait, elles étaient toutes deux dans la mafia d’Harlan mais prenaient soin de ne pas se marcher sur les pieds, elles laissaient leurs hommes ou enfants le faire pour elles. Pour Helen, Raylan est prêt à laisser Boyd tuer Dickie, ce qui est une première, jamais auparavant il n’avait cautionné un assassinat. Mais la probité du personnage sera sauvée, car pour sauver Loretta, il accepte que vengeance ne soit pas faite.


Loretta est un des nombreux personnages arrivés cette saison. On ne la voit pas souvent mais son rôle est symbolique. Elle a tout pour devenir une future Mags ou Helen mais il est encore temps pour elle d’être sauvée. C’est ce qu’essaie de faire Mags et Raylan. La première, n’a jamais eu de fille et pense que son monde est mauvais pour Loretta. Elle risque de devenir criminelle mais aussi de perdre sa féminité. Alors que Mags n’est pas une coquette, elle aime jouer à la poupée avec Loretta. Elle ne veut que Loretta devienne elle aussi une Ma Baker habillée de souillons et un fusil à la main. Je pense que c’est aussi pour elle qu’elle vend ses terres pour éloigner la jeune fille d’Harlan. Ce qu’essaie aussi de faire Raylan lorsqu’il la place dans une famille d’accueil. Raylan se reconnait en elle, elle a du caractère et a grandi dans le même milieu et  malgré qu’il soit devenu marshall il reste prisonnier de sa famille et de son passé. Il retourne sans cesse dans cette ville qu’il déteste parce qu’après tout c’est chez lui et qu’il sait que seul lui peut comprendre et régler les troubles à Harlan. Mags le met d’ailleurs dans le même sac qu’elle lorsqu’elle raisonne Loretta :”Tu sais le marshall et moi avons fait nos choix, maintenant nous le payons, mais toi, tu as encore une chance ”.


Harlan est dirigé par des clans, le nom que l’on porte est comme une fatalité. Chaque génération paie les méfaits de la génération passée.  Ceux qui ont la chance de ne pas avoir de filiation avec les familles de la pègre ou qui ont l’occasion de les fuir, comme Raylan avait essayé de le faire en allant à Miami, sont les seuls qui pourront s’en sortir. De la première saison, on ne connaissait que les Crowder et les Givens, bien que les Givens se résument à l’heure actuelle à Arlo et Rylan. Les Benetts ont été au centre de la saison 2 mais contrairement aux Crowder il n’appartiennent pas au paysage récurrent de la série. Ils sont quasi tous morts donc à moins que Dickie n’aille pas en prison, on repartira avec seulement les deux familles de départ qui se sont alliées sous le commandement de Boyd. Les Benetts devaient mourir car ce sont des brutes sans pitié. L’intelligence de Mags et son affection pour Loretta est la seule chose qui rendait la famille humaine. Ses fils n’obéissaient qu’à l’argent et au pouvoir et n’utilisaient comme moyen que la force. Tandis que les Crowders et les Givens sont des truands qui préfèrent la parole à l’acte. Dickie et Boyd sont tout en contraste. Le premier est rancunier, impatient et agressif tandis que le second est patient, réfléchi et sait pardonner quand c’est dans son intérêt. Boyd est un born again. Il est certes resté criminel mais sa façon d’agir et de parler est celle d’un homme de foi. Il parle lentement, n’élève jamais la voix et il possède un charisme tel que personne ne remet en cause son jugement. Ses alliances et trahisons dont celle avec Black Pipe m’ont vraiment surprise car on avait fini par croire qu’il s’était vraiment rangé mais Boyd n’est pas quelqu’un que l’on peut mettre dans une case. Certes hors-la-loi, il est difficile pour autant de dire qu’il est mauvais. Sa relation naissante avec Ava le rend d’autant plus attachant qu’il est loyal en amitié avec les Givens.


Le seul point faible de la saison a sans doute été Winona et Gary. L’histoire du vol ne m’a pas plue, j’ai trouvé que ça ne collait pas au personnage, que son idée d’aller voir “si c’était vrai” à la banque n’avait aucun sens et que c’était un peu trop pas de bol qu’en plus, on lui vole justement son billet volé. Quant à Gary, c’était toujours la même conclusion à chacune de ses actions, c’est un looser et Raylan assure trois fois plus que lui, à la fois c’est lassant. On se demande comment il a pu être marié à l’ex du marshall. Quant à la grossesse de Winona, soit elle doit faire une fausse couche soit quitter Raylan mais les trois ensemble dans une maison de banlieue ça fait pas vraiment cowboy. Comme 007, il doit ne jamais être casé avec une femme ou avec toute norme. C’est d’ailleurs pour cela que les scénaristes le font vivre dans un motel, sa vie personnelle doit être un chaos avec aucun engagement sur le long-terme de sorte que Givens ne vive que pour capturer des criminels et protéger leurs victimes.

Calendrier séries US: Janvier 2011


En ce début d’année, les networks lancent leurs séries de mi-saison et la tendance est à l’américanisation des séries britanniques. En  janvier, nous comptons pas moins de 3 remakes. Il y a d’abord Skins, adaptée par MTV. Je n’ai pas eu le courage de regarder le pilote entièrement tellement c’était proche de la version UK mais en moins trash. Cependant,la série n’est pas suffisamment consensuelle pour le puritanisme américain, elle est déjà menacée de censure. Ça valait la peine de dépenser autant de sou-sous pour lisser une série dont le propos est de toute façon trop réaliste pour le public.


Autre série a avoir été adaptée: Shameless. Une série qui prêchait aussi par son réalisme et qui a été édulcorée par Showtime. Je suis assez déçue du network qui avait osé, précédemment, prendre le risque de diffuser la version originale de Secret Diary of a Call Girl. Mais il semblerait que les critiques pestent l’accent des acteurs et le public n’adhère pas beaucoup plus. Au moins Showtime aura essayé. Moi, de mon côté, je n’ai pas apprécié le pilote de Shameless et ait voulu découvrir sa version originale. La version UK est plus cra-cra, les acteurs ne sont pas tous droit sortis des catwalks et le tableau socio-économique est bien plus compréhensible. Showtime a transformé Fiona (la fille aînée de la famille Gallagher qui est au centre de l’histoire) en une espèce de Cendrillon des temps modernes et son ami Steve est passé du statut de petit bandit à celui du prince de l’arnaque version Ocean’s 11.


Enfin, Syfy s’est appropriée Being Human dont la thématique colle parfaitement à l’esprit de la chaîne. Je ne l’ai pas regardé parce qu’après deux remakes, y en avait un peu ras le bol. Si les américains regardaient des fictions avec sous-titres comme nous, ou qu’ils apprenaient tout simplement à comprendre leur propre langue maternelle, nul doute qu’ils seraient un peu plus intelligents et ouvert d’esprit. De plus, ça leur économiserait pas mal d’argent d’acheter plutôt que d’adapter.


Voici ce qui est sorti en janvier avec leur pitch et leur trailer.


09 janvier- Episodes- Showtime
Cette création originale de Showtime fait justement écho à mon discours sur les remakes puisqu’on y parle d’un couple de scénaristes qui vont quitter la Grande-Bretagne pour adapter leur série à succès à Hollywood. La démarche ne manque pas d’ironie puisqu’elle a été lancée le lendemain du remake US de Shameless sur la même chaîne. De plus, Showtime a force de co-produire avec BBC a appris l’auto-dérision et l’humour british. Le monde de la tv US est présentée comme superficiel et à la merci des producteurs cherchant l’audience à tout prix. Sean et Beverly, les deux scénaristes vont voir leur show de plus en plus dénaturé et devoir abandonner tous les éléments qui leur semblait être la richesse de leur création. Bien que la production apprécie la version originale de la série, ils veulent la changer afin qu’elle colle aux codes hollywoodiens et que le public adhère. La série est écrite notamment par David Crane qui était déjà aux commandes de Friends dont un des acteurs est aussi à l’affiche d’Épisodes: Matt Leblanc. Celui-ci jouera son propre rôle, il sera la star imposée aux scénaristes car il est beau, célèbre et surtout pas anglais. Je vous donnerai prochainement ma critique car le pilote m’ayant plu je compte continuer à suivre la saison surtout que j’ai hâte d’enfin revoir un ex-friend dans un bon rôle à la tv.

Image de prévisualisation YouTube

10 janvier- Let’s Saty Together- BET
Je ne connaissais pas BET avant d’écrire ce post. Cette chaîne se veut celle de la communauté afro-américaine et nous produit donc en ce début d’année une série dont le casting est majoritairement issu de cette communauté. Let’s Stay Together est la première sitcom entièrement produite par BET. Elle est décrite comme un Mad About You urbain. Je ne sais pas si le “urbain” se réfèrent au casting black- ce qui m’agacerait un peu- mais du reste le thème principal touche en effet, les relations amoureuses et les difficultés de la cohabitation. Le couple central est formé par Charles et Stacy qui vivent une relation passionnée dans un cadre de cohabitation égalitaire ce qui n’est pas s’en poser des problèmes dans leur quotidien. Pour mettre en exergue le caractère moderne de leur relation, Tasha, la sœur de Stacy est, elle, engagée dans une relation bien plus traditionnelle. Alors qu’elle est bien plus jeune, elle a décidé de se consacrer corps et âme à Jamal son mari et à leur enfant, ce qui dérange Stacy. Enfin, Kita, le dernier personnage du casting principal, a décidé de profiter de la vie un max avant de se mettre en couple. Elle est la petite sœur de Charles. Bon les configurations ne sont pas très originales alors je m’y mettrai plus tard.


10 janvier- Ligths Out- FX
Si Showtime s’est spécialisée dans les dramédies de nana avec Weeds,USoT et Big C, FX, elle, est devenue la référence pour ceux qui veulent voir des héros qui sentent la testostérone à plein nez à l’instar de ceux de SoA et Justified. Lights Out continue dans cette lignée avec la seconde vie d’un boxeur, Patrick Leary, qui a du ranger ses gants malgré lui. Sa famille souhaite l’avoir près de lui ne pouvant plus supporter les risques pris sur le ring et qui ont déjà fait des dégâts important sur la santé de  Leary. Mais la tentation est grande pour le poids-lourd de retourner sur le ring quand toute sa vie n’a toujours été faite que de combat et de sport. Dans sa décision devront peser non seulement son amour de la boxe mais aussi une situation financière délicate. Si les audiences ne sont pas géniales (0.4% de part d’audience sur les 18-49ans pour le second épisode), la critique, elle, est élogieuse, notamment l’Hollywood Reporter et The New-York Times.

Image de prévisualisation YouTube

12 janvier- Off The Map- ABC
Off The Map c’est le Grey’s Anatomy de la jungle comme on l’entend un peu partout. Le medical drama produit par Shonda Rimes toujours pour ABC narre les aventures de médecins dans un petit hôpital au milieu d’une région tropicale. Le point de départ est l’arrivée de trois jeunes médecins qui cherchent à fuir leurs erreurs  du passé et prendre un nouveau départ. Le network attend beaucoup de son nouveau bébé, mais les premières audiences ont été peu satisfaisantes. Il faut aussi comprendre les spectateurs d’ABC qui ont donc droit maintenant à GA 1, GA 2 (Private Practice) et GA3 et tout cela sera bientôt diffusé sur une même semaine. Espérons cependant qu’Off The Map puisse nous offrir des cas médicaux plus intéressant grâce à une médecine de terrain pauvre en équipement et en effectif.

Image de prévisualisation YouTube

17 janvier- Harry’s Law- NBC
Harry’s Law est un legal drama comme son nom nous le laisse penser. Qui dit legal drama dit David E. Kelley. Très vite on retrouve dans Harry’s Law les caractéristiques d’Ally Mc Beal et Boston Legal. On est face à un nouveau cabinet d’avocats créé par une vieille avocate bougonne qui vient ‘être virée d’un cabinet d’avocat. Elle décide de créer son propre cabinet entourée de personnes excentriques et hautes en couleurs. De plus, le lieu de travail est en fait une fabrique de chaussure abandonnée située dans un quartier pauvre ravagé par la drogue et le proxénetisme. Bien que peu appréciée de la critique professionnelles et “amateur” (soit la communauté des blogueur), la série constitue à l’heure actuelle le seul hit de NBC. A vous de juger si ce succès populaire est la conséquence de sa qualité intrinsèque ou de la médiocrité des autres séries diffusées le lundi soir aux USA.

Image de prévisualisation YouTube

17 janvier- Skins US- MTV
Skins US c’est le même pitch que Skins UK à l’exception que Maxxie, le personnage du danseur gay, a été zappé et remplacé au profit d’une cheerleader lesbienne. Les jeunes adolescents passent toujours  leur vie à boire et à fumer mais ils le font maintenant dans les quartiers de Baltimore et non plus de Bristol. J’ai détesté le pilote et ce d’autant plus qu’au moment où MTV lançait ce remake, E4 nous présentait sa nouvelle génération de Skins UK qui est, ma foi, très prometteuse.

Image de prévisualisation YouTube

17 janvier- Being Human US- Syfy
Ici aussi c’est le même pitch que la version UK. Un vampire, un loup-garou et un fantôme vivent ensemble et doivent apprendre à s’intégrer aux humains en cachant leur vrai nature…

Image de prévisualisation YouTube

19 janvier- Retired at 35- TV Land
Tv Land est un network relativement jeune. Créée en 1996 elle ne produit des séries originales que depuis 2010. Retired at 35 est donc le deuxième bébé de Tv Land après le lancement l’année dernière d’Hot in Cleveland. On reste dans le domaine de la sitcom avec David, 35 ans, qui décide de se réinstaller chez ses parents et arrêter une carrière pourtant brillante qu’il menait à New-York. Alors qu’il décide de vivre dans une communauté de personnes âgées en Floride, sa mère justement en est fatiguée et quitte ses deux hommes. Elle décide d’aller de l’avant alors que son fils renoue avec son passé et ses anciennes connaissances.

20 janvier- Perfect Couples- NBC
Perfect Couples ne réinvente pas la comédie romantique. On suit une bande de 6 amis, 3 hommes et 3 femmes. Ils forment 3 couples tous différents les uns des autres. On a d’abord Rex et Leigh qui est le couple parfait. Pour atteindre et garder la perfection ils ne cessent de lire et de suivre des thérapies. La sœur de Rex, Julia, forme avec Dave le couple normal et  pas totalement parfait mais pas trop imparfait de sorte qu’ils soient la référence. Enfin, Vance, le meilleur ami de Dave est impliqué dans une relation instable avec Amy. C’est le sex couple de la bande. Un preview était sorti en décembre mais il ne s’agissait  pas d’un pilote donc il vaut mieux commencer par l’épisode de janvier.

Image de prévisualisation YouTube

20 janvier- Fairly Legal- USA Network
Fairly Legal est le deuxième legal drama de cette mid-season (oh, my god, j’écris comme parle JCVD). Kate Reed est avocate mais en a marre des tribunaux. Tout y est noir ou blanc et ce qui est légal n’est pas forcément juste à ces yeux. Le déclencheur de cette prise de conscience c’est la mort de son père, fondateur du cabinet dans lequel elle travaille. Après sa mort, elle démissionne pour devenir médiatrice. Mais pas facile de jouer les anti-avocats quand sa belle-mère, son frère et son ex-maris sont avocats. Sarah Shahi de Life campe le rôle vedette de la série.

Image de prévisualisation YouTube

21 janvier- Spartacus: Gods of Arena- Starz
Autant prévenir direct: Si vous n’avez pas aimé Spartacus, Blood and Sand, il y a peu de chance que vous appréciez son préquel. On y retrouve en effet la même recette avec beaucoup de scènes de sexe et de violence, des acteurs body-buildés, des belles filles et des effets spéciaux à vous en faire voir le décor vert sur lequel on peint allègrement des teintes rouges. Le préquel nous propose de suivre l’ascension de Batiatus qui a fait du modeste ludus de son père le premier fournisseur de gladiateurs pour divertir Capua. C’est avec plaisir qu’on retrouve les comparses de Batiatus et leur Doctore. Bien qu’on connaisse la fin on ne connait pas la manière ce qui laisse du suspense à Gods of Arena. Pour ceux qui n’ont pas vu la série mère, ce n’est pas grave mais il ne faut pas alors regarder les premières minutes qui rappellent les évènements qui se sont déroulés dans Blood and Sand. Le pilote de Gods of Arena a fait mieux que le pilote de Blood and Sand, en termes d’audience,Spartacus est en passe de devenir la série phare de Starz et c’est justifié selon moi car elle rempli son contrat de divertissement.

Image de prévisualisation YouTube

28 janvier- Working Class- CMT
CMT diffuse depuis cette fin janvier sa première série originale. Il s’agit d’une sitcom sur une mère, Carli, divorcée et élevant seule ses 3 enfants. Afin de leur offrir de meilleures perspectives d’avenir, elle déménage dans un quartier de la middle class bien au-dessus de ses moyens. Carli travaille d’arrache-pied pour sortir la tête de son gouffre financier et croit encore pouvoir rencontrer son âme sœur.

Image de prévisualisation YouTube

Sons of Anarchy: On the road again°°°°°

Image hosted by uppix.net


Déjà la troisième saison pour la série qui suinte la graisse et le cambouis. Je trouve qu’on ne parle pas assez de cet ovni télévisuel. Peut-être qu’un Emmy aiderait mais puisqu’il faut déjà avoir reçu un Emmy pour en recevoir un… Pourtant, avec un sujet assez original mais peut-être repoussant pour certains et surtout pour certaines, une pléiade d’excellent acteurs et des trames narratives haletantes de suspens, Sons of Anarchy compte parmi les meilleures séries du moment, ce qui avec ses bons scores d’audience justifie sa reconduction par FX pour une 4ème saison.


/*La suite de l’article dévoile les intrigues des 5 premiers épisodes de la saison3*/.Au vu du cliff de la saison dernière, j’étais assez impatiente de retrouver Jax, Tara et Gemma. Les deux faces du problème irlandais ont permis de séparer les intrigues avec d’une part, la recherche d’Abel et d’autre part, la cavale de Gemma. Le club n’est plus le centre de l’histoire comme en saison 1 et 2. Le business de Samcro est mis de côté et les relations entre les membres sont valorisées. La valeur familiale du club est mise en avant et on se prend même à aimer Clay dont les différends avec Jax nous avait passionné l’an passé. Clay endosse maintenant sa fonction de père envers Jax et tous deux semblent égaux en hiérarchie pour les SoA.


Si Clay est plus présent pour Jax c’est aussi parce que Gemma n’est plus là. Sa cavale est l’occasion d’en apprendre plus sur elle et lui avoir collé Tig n’est pas anodin. Il est non seulement la personne de confiance du president mais on sait aussi toute l’attention qu’il porte à la femme de celui-ci. La cavale en elle-même n’est pas trépignante, on n’est pas non plus dans Prison Break. Le seul suspens est celui de savoir quand elle va découvrir toutes les conséquences du mensonge de l’agent Stahl. Par contre, le duo féminin Gemma/Tara fonctionne toujours à merveille. Le regard sombre de la jeune old lady reste impénétrable, on ne sait jamais si elle est contente, déçue, malheureuse ou en colère. Ce qui est sûr c’est qu’elle devient de plus en plus indépendante ce qui lui fait gagner le respect de sa belle-maman.


Pour que cette nouvelle saison soit en continuité avec les précédentes, la rivalité entre les SoA et les Mayans reste au menu du jour et le fantôme de Jonh Teller continue de planer au-dessus de tous. Ce dernier point est semble-t-il le fil conducteur de la série, on n’en sait toujours pas plus sur lui, d’ailleurs. On l’imagine comme un motard idéaliste et rêveur. Les aventures de Jax à Belfast voendront peut-être dévoiler une face plus sombre du personnage. Découvrir les SoA de Belfast va aussi être intéressant pour mieux comprendre l’intérêt et le fonctionnement des clubs de motards car bien que le sujet ait été traité dans les débuts de la série, on n’a pas pu prendre toute la mesure de l’ampleur du phénomène.


On sort donc de Charming, la ville était devenue trop petites pour contenir tous les problèmes du club, les magouilles avec la police locale appartiennent au passé.  C’est l’organisation mafieuse des clubs qui va prendre le relais pour aider Samcro. La question que je me pose c’est de savoir comment les scénaristes vont gérer l’après Belfast car le contrôle de la ville et les rivalités avec les clubs voisins nous sembleront futiles après un kidnapping et une cavale. Peut-être que la collaboration amorcée entre l’agent Stahl et Jax sera le début des emmerdes à venir. Ce qui est certain c’est que tant que Stahl restera, la série sera garantie d’avoir des emmerdes à nous raconter.

Damages: Fin en beauté°°°°

Image hosted by uppix.net


La rumeur court de plus en plus fort, Damages risque fort de ne pas être reconduite la saison prochaine.
Assez étrangement, bien que j’aie apprécié cette ultime saison, cette décision me ravit. Quand on voit l’excellence de la saison inaugurale et l’incapacité des scénaristes à maintenir le cap durant trois saisons, c’est un soulagement que de savoir que la série ne sera plus malmenée à l’écran.


Le système des flashforward, si efficace au départ, s’est révélé mauvais au fil du temps. Peut-être que le visionnage de Lost au même moment m’a poussé à me lasser de cette technique narrative. Pourtant, ce que nous annonçait les flashes, c’était du lourd. La mort de Tom Shayes devait nous tenir en haleine durant des mois. Mais après trois épisodes de flashes sur sa mort on se dit: so what? L’intrigue sur les Tobin n’a pas non plus bien pris. Ils étaient tous détestables dans cette famille et finalement c’est leur avocat qui a rle mieux éussi à tirer son épingle du jeu et remplacer le vide laisser par Zeljko Ivanek, il y a 3ans déjà. D’ailleurs, le revoir cette année, même en “format ghost”, a apporter une touche de nostalgie, nous rappelant ô combien on avait trépigné devant chaque rencontre entre lui et Glenn Close.


Le retour d’Arthur a lui été moins bien géré. Pendant quelques épisodes, on sait quand même demandé où son histoire nous mènerait. Un épisode de moins sur lui aurait été mieux mais on ne crache pas notre plaisir quant on revoit Timothy Olyphant. On nous offre enfin une conclusion et de manière originale, au meurtre de David,avec en prime son fantôme of course. On pourra donc dire que tout le monde était à la fête pour dire au revoir à la série.


Les vies personnelles des deux “requines” (néologisme d’aquarium) ne sont donc pas en reste. Ellen a démontré qu’en tant que digne héritière de Patty elle pouvait être une connasse envers sa famille. Il faut bien dire qu’on s’est toujours demandé ce qu’une fille aussi brillante et jolie faisait dans une famille pareille. Pas grand chose, puisque sa mère a voulu d’en débarasser! Ce pan de l’histoire était bien trouvé et traité rapidement de surcroît. Pour ce qui est de la famille Hewes, la story-line Michaël m’a un peu embêté. Peut-être ne suis-je pas assez patiente mais quand on voit où ça nous mène on est un peu déosrienté. Autant de minutes passées seulement pour justifier le crash de voiture? Mais on pardonne parce que l’affrontement final entre Patty et sa belle-fille était d’un jouissif sans précédent! C’était du Patty dans sa grande classe, son meilleur coup de la saison.


Bon j’ai mis en avant beaucoup de points négatifs mais pourtant j’estime que c’est une belle fin. Les quatre derniers épisodes étaient remplis de twists qui n’auraient pas fait autant effet si ces histoires qui semblaient inutiles ou tirées en longueur n’avait pas été si minutieusement avancées. Dommage qu’il ait fallu entretenir autant le suspens. Même la mort de Tom a fini par nous surprendre. La scène finale était magnifique, Patty y dévoile son côté le plus sombre et nous laisse sur une seule interrogation, la seule qui n’ait pas trouvé de réponse, d’ailleurs: qui est ce Julian? Est-ce une hallucination dans son souvenir ou dans ce qui semblait être la réalité? Après avoir longtemps pensé à la première solution, sans trop y croire, je pense maintenant que Julian (qui a du inspiré le nom de Julia pour l’enfant mort-né) a réellement assisté à sa fausse couche. L’architecte qui la pousse à abattre les murs pour voir la vérité nue, n’est qu’une hallucination née de sa culpabibilité. Il ne sert qu’à lui montrer le monstre qui est en elle. Le trou dans le mur le lui rappelle sans cesse, elle vit dans cette immense appartement de luxe mais au prix de la solitude. Ellen, utopique, espère être différente mais son jeu avec le procureur (à la fin, j’ai pas compris qui avait trahi qui et ça j’ai bien “kiffé”) prouve bien qu’elle n’est pas bien loin de son modèle. Si la série devait continuer, elle pourrait sans conteste reprendre le rôle de Patty. Mais son Tom, Damages perd tout son capital sympathie alors pour la postérité de cette création, prions qu’elle n’existe plus. De plus, au vu des mauvais rôle qu’y jouaient les femmes, j’étais devenue misogyne bien qu’appartenant à la gente féminine.

Justified: Présentation°°°°°



Le calendrier des nouveautés de la mi-saison a été remis à jour et je commencerai par critiquer la nouvelle série à laquelle j’ai le mieux accroché, j’ai nommé Justified. Et je ne suis pas la seule, la nouvelle production FX reçoit des éloges des critiques et du public, qu’attendre de plus pour s’y lancer?


La première bonne surprise que j’ai eue en visionnant le pilot c’est d’y  retrouver Timothy Olyphant, dans un bien meilleur rôle que celui qui lui avait été offert dans Damages. Il tient parfaitement le personnage et c’est tant mieux car Justified est l’une de ces séries qui repose uniquement sur la psychologie de son héros. Ce personnage se doit alors d’être spécial et peu conventionnel. Le marshal Raylan Givens ne se drogue pas au boulot, ne deal pas, ne se prostitue pas, n’est pas un tueur en série ou presque pas. Son truc à lui c’est de dégaîner son pistolet plus vite que son ombre. Il dégaîne toujours après le criminel mais plus vite que lui, il est donc très doué le gars. Car quand Raylan tire c’est que c’est justifié (d’où le nom). Il parvient toujours à provoquer le criminel afin de se retrouver en position de légitime défense. Ce qui lui vaut une mauvaise presse et pousse son chef à le renvoyer dans le trou perdu d’où il vient. Quitte à ce qu’il abatte des gens autant qu’il le fasse dans la cambrousse. Et à vrai dire, son style y passe mieux. Avec son chapeau de cow-boy et sa barbe mal rasée le marshal devait faire un peu tâche sur les plages de Miami, et puis des séries à Miami on en avait déjà assez.


Comme c’est la tendance actuellement, retour dans l’Amérique profonde, avec des “vrais gens” comme on dit, pas en Alburquerque (cf. Breaking Bad ou avec d’autres marshals dans In Plain Sight) mais dans le Kentucky. Plus que l’espace c’est l’époque qui nous semble étrangère, à l’image de l’affiche promotionnelle de FX. D’ailleurs, il semblerait que l’existence même des marshals au XXIème siècle renvoie au passé et semble désuet (cf. le dialogue du début de l’épisode 2). Les marshals ayant été institués il y à deux siècles dans l’Ouest américain, leur mission étant notamment de retrouver des fugitifs et avec Raylan dégaînant tel Lucky Luke, il ne nous manquerait plus que les Daltons et Bily The Kid pour être en plein western.


Dans un pays où la peine de mort est encore pratiquée, un marchal qui tue des hors-la-loi doit certainement moins déranger qu’une mère dealeuse de beuh (Weeds) ou un père prostitué (Hung). Justified arrive à rester tout public tout en étant original par la manière dont son héros mène ses enquêtes et traite les malfrats. On réalise aussi à la vision du second épisode que certains personnages pas très saint vont devenir récurrents et qu’au saloon, Raylan ne va pas bien longtemps siroter seul son whisky. Chez lui dans le Kentucky, tout le monde connait un peu tout le monde et tout le monde a bien un parvenu comme père, frère ou cousin. On sent donc que ça grouille de gens peu fréquentables là-bas et que statistiquement le marshal ne peut faire autrement qu’en fréquenter certains que ce soit comme ami ou un peu plus… Un vrai western des temps modernes qui vaut à la série des comparaisons élogieuses au western d’HBO, Deadwood. Le pilot a obtenu des scores d’audience historiques qu’on avait plus vus sur FX depuis The Shield, que l’on compare également à Justified. Et c’est justifié! ;-)