Palmarès tv des Golden Globes 2011


Hier soir, la presse étrangère attribuait à Hollywood les Golden Globes aux séries et films de l’année 2010. Au total 8 productions télévisuelles se sont partagésles 11 trophées de cette 68ème édition:


Glee


Il s’agit de la série la plus plébiscitée de la soirée avec trois trophées pour 5 nominations . Un peu beaucoup selon moi mais la série connaît, il est vrai un large, succès aux États-Unis et a apporté un vent nouveau sur les comédies télévisuelles. Le début de la seconde saison a d’ailleurs attiré  4,5 millions de téléspectateurs de plus que l’automne passé. Bien que je trouve la série originale et parfois bien inspirée dans ses thèmes musicaux, je lui aurait préféré dans la catégorie meilleure comédie ou comédie musicale Modern Family d’autant plus que Glee avait déjà remporté ce prix l’année passée et qu’elle n’a pas été meilleure par la suite. Les autres nominés étaient 30Rock dont le début de cinquième saison est excellent grâce à ses personnages secondaires plus travaillés et ses guests mieux utilisées, The Big Bang Theory, The Big C et Nurse Jackie qui n’avais pas sa place dans cette catégorie dédiées aux séries qui savent nous faire rire et danser.


Avec un prix mérité du meilleur acteur dans un second rôle (série, mini-série ou téléfilm) pour Chris Colfer, le casting de Glee est lui aussi récompensé. L’interpète de Kurt a donc surclassé ses aînés: Scott Cann (aka Danny Williams dans Hawaï Five-0), Chris Noth (aka Peter Florick dans The Good Wife), David Strathairn (aka Pr Carlock dans le téléfilm d’HBO:Temple Grandin) et Eric Stonestreet (aka Cameron dans Modern Family).


Enfin, Jane Lynch remporte le même titre dans la catégorie féminine pour son rôle déjanté d’entraîneuse de pom-pom girl avide de pouvoir et de célébrité. Les perdantes sont Hope Davis (aka Hilary Clinton dans le téléfilm d’HBO et de la BBC Two:Special Relationship), Kelly MacDonald (aka Margaret Schroeder dans BoardwalkEmpire), Julia Stiles (aka Lumen dans Dexter) et Sofia Vergara (aka Gloria dans Modern Family).

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Crédit image: HFPA


Boardwalk Empire


La série pouvait certainement déjà être nominée rien qu’en regardant le papier. Elle est produite par HBO avec comme producteur exécutif Martin Scorsese et Terrence Winter (The Sopranos) pour l’adaptation scénaristique du roman éponyme. La série n’a reçu que des louanges depuis sa première diffusion que ce soit pour sa réalisation avec un pilote dirigé par Martin himself ou son casting avec un ancien Sopranos, Steve Buscemi qui a d’ailleurs remporté le prix du meilleur acteur dans une série dramatique face à Bryan Cranston alias le dealer au slip kangourou de Breaking Bad, Michael C. Hall dont le jeu surpasse avec dextérité le scénario, Jon Hamm le Mad Men d’AMC et Hugh Laurie aka Dr House .


On sait depuis Rome, que les séries historiques sont chouchoutées du public et Broadwalk Empire n’a pas fait exception à la règle avec pas moins de 4,8 millions de téléspectateurs pour sa première diffusion, en comparaison The Sopranos n’avait attiré “que” 3,45 millions de téléspectateurs pour leur premiere. Il s’agit tout simplement du meilleur lancement d’une série sur HBO depuis 6 ans avec Deadwood. Il faut dire qu’on avait pas lésiné sur les moyens avec un budget annoncé pour $50millions pour la première saison mais différentes sources indiquent que le pilote a lui seul aurait déjà coûté la bagatelle de $30millions, des cacahuètes quand on connait le budget de la chaine qui produit rarement en-dessous des $100millions la saison comme pour The Pacific, Rome ou Band of Brothers. Avec bien moins de moyens, les autres séries nominées s’en sont très bien sorties mais seules Mad Men pouvait faire jeu égal pour le trophée de la meilleure série dramatique point de vue réalisation. Les autres perdants sont Dexter (Showtime peut déjà s’estimer fort heureuse de sa nomination), The Good Wife (qui aurait mieux mérité que des simples nominations) et The Walking Dead (qui n’est  pas le meilleur d’AMC).

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Carlos


Les biopic ont la cote à la tv et surtout lorsqu’il s’agit de mini-séries. On se souvient des très bons John Adams (HBO) et House of Saddam (BBC). Ce type de fiction présente l’avantage de nous faire découvrir des personnages importants de notre histoire mais oubliés ou de nous présenter sous un nouveau visage ceux dont qui ont marqués l’histoire de façon parfois sanglante comme le terroriste Carlos. La production franco-allemande d’Olivier Assayas l’a emporté  parmi les meilleures mini-séries ou téléfilms sur Temple Grandin, The Pacific (qui comme son nom l’indique porte sur la guerre du Pacifique pendant la seconde guerre mondiale), le téléfilm You don’t know Jack (qui traite de l’euthanasie en se basant sur la vie du premier médecin a avoir revendiqué sa pratique de la mort assisté) et The Pillars of the Earth (adaptation du roman de Ken Folett qui aurait mérité plus d’épisodes car il y avait un peu trop de rebondissements par épisodes).

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Sons of Anarchy


C’est la grande surprise de cette 68ème édition, Katey Sagal a enfin décroché son globe doré de meilleure actrice (dans une série dramatique). Après quatre nominations consécutives (1991,1992,1993,1994) pour son rôle dans Married…with children, on n’y croyait plus. D’autant, qu’elle n’avait jamais été nominée pour son rôle de matriarche dans Sons of Anarchy. Voilà qui va calmer son mari, le scénariste et producteur Kurt Sutter, qui s’était emporté l’année passée en voyant que SoA avait été snobée aux Golden Globes et aux Emmy Awards. C’est donc un début de reconnaissance pour la série dont le seul défaut est peut-être de ne pas être accessible à tous. Les autres nominées dans la course au titre de meilleure actrice dans une série dramatique étaient la tenante du titre Julianna Margulies (aka Alicia Florick dans The Good Wife), Elisabeth Moss (aka Peggy Olson dans Mad Men), Piper Perabo (aka Annie Walker dans Covert Affairs) et Kyra Sedgwick (aka Brenda Jonhson dans The Closer).

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Temple Grandin


Claire Danes remporte le trophée de la meilleure actrice dans une mini-série ou un téléfilm pour son rôle de Temple Grandin. Il s’agit donc du deuxième bio-pic récompensé de cette édition puisque le téléfilm retrace le combat du professeur Temple Grandin pour le développement de technique d’abattage qui respectent le bien-être animal. Temple Grandin s’est aussi illustrée dans  l’étude de l’autisme étant elle-même atteinte de ce trouble. Claire Danes a gagné face à  Hayley Atwell (aka Aliena dans The Pillars of The Earth), Jennifer Love Hewitt (aka Samantha Horton dans le téléfilm The Client List), Judi Dench (aka Matilda Jenkins dans le téléfilm britannique Return to Cranford) et Romola Garai (aka Emma dans le téléfilm britannique Emma).

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The Big C


La série de Showtime sur le cancer s’en sort bien pour une nouveauté avec un globe sur 2 nominations. D’ailleurs, je trouve dommage qu’il n’y ait pas une catégorie dédiée aux meilleures nouveautés. Mais cela n’est pas grave pour The Big C qui gagne avec Laura Linney  (absente pour raisons familiales) un trophée celui de meilleure actrice dans une série comique  face aux “vieilles” héroïnes interprétées par les actrices de haut rang que sont Tina Fey (aka Liz Lemon dans 30Rock), Toni Colette (aka Tara dans The United States of Tara) et Edie Falco (la Nurse Jackie). Il y avait aussi Lea Michelle dans cette liste mais je déteste trop Rachel (Glee) que pour apprécier son interprétation, cela signifie qu’elle est soit bonne actrice soit qu’elle est simplement détestable.


The Big Bang Theory


Jim Parsons qui campe Sheldon Cooper dans The Big Bang Theory
récolte le golden globe du meilleur acteur dans une série comique. Je n’ai regardé que le pilote de la série car j’ai pas trop accroché, trop geek pour moi. Donc je ne pourrai pas juger de ce choix, Alec Baldwin était celui que je préférais dans la catégorie  mais je pense que son étagère est suffisement remplie. Les autres perdants étaient Steve Carell (aka Michael Schott dans The Office), Thomas Jane (aka Ray Drecker dans Hung) et Matthew Morrison (aka Will Schuester dans Glee).

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You don’t know Jack


Al Pacino est le meilleur acteur dans une minisérie ou téléfilm. Dommage de gaspiller un golden globe tv pour un acteur qui apparaît si rarement sur le petit écran. Ian Mac Shane (aka Waleran Bigod dans The Pillars of the Earth), Dennis Quaid (aka Bill Clinton dans le téléfilm The Special Relationship), Edgar Ramirez (aka Carlos dans Carlos) et Idris Elba (aka John Luther dans la série britannique Luther).

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En fin de compte 24 fictions sont parties bredouilles, les grandes perdantes sont donc:


Avec trois nominations:
-The Pillars of the Earth
-30 Rock
-The Good Wife
-Mad Men
-Dexter
-Modern Family


Avec deux nominations:
-The Special Relationship
-Nurse Jackie

Glee: Plus musicale que comédie°°

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Glee c’était la bonne surprise de la rentrée passée. Depuis, la série a perdu de son aura auprès de ceux qui appréciait le second degré pris durant la première partie de saison. Le season premiere cette année était aussi bon que celui de l’an dernier. Seule Emma manquait au tableau, Shuester avait enterré la hache de guerre avec Sue et on découvrait un nouveau coach de foot qui offrait de nouvelles perspectives aux affrontement Will/Sue. Malheureusement, l’effet est retombé comme un mauvais soufflé avec l’épisode spécial Britney.


Premièrement, le sujet Britney a été mal introduit. L’obsession de Will contre la chanteuse était incompréhensible puisqu’il avait accepté Madonna et Lady Gaga qui, je pense, ne sont pas de bien meilleurs modèles pour les adolescents. D’un point de vue scénaristique, rien ne se tenait. A chaque leçon, on voit Kurt demander du Britney ne pas l’obtenir et rien ne se passe comme si la demande de Kurt bloquait le cours et le reste de la vie de l’école. Rien ne se passe durant les glee class et dans les couloirs du lycée ce n’est pas bien plus folichon. On continue avec les romances peu passionnantes de Rachel que l’on supporte de moins en moins et celle de Artie. Conclusion, on utilise un artifice de narration pendant tout l’épisode afin d’introduire les tubes de Britney Spears. Britney sera chantée dans les fantasmes des chanteurs. On se retrouve alors face à des copies parfaites des clips les plus célèbres de la chanteuse. Un peu beaucoup décevant. Rien n’est réinterprété alors que c’est justement l’atout artistique de la série.


Ensuite, la gestion des différents protagonistes est à nouveau catastrophique. Les deux nouvelles recrues du Glee Club ont déjà disparues après un épisode. Ce n’est pas parce qu’elles ne participent plus au club qu’on doit les éjecter du champ de la caméra. Il aurait été intéressant de voir comment petit à petit Will essaierait de les récupérer car du sang neuf serait le bienvenu. On reste cantonné aux personnages les plus énervants du club. Alors que le figurant astiatique sort avec Tina il reste fantomatique avec le black qui fait les chorés et les chœurs.  Malgré sa ressemblance avec la star de Baby One More Time, Quinn a une fois de plus été mise à l’écart. Blonde, populaire et prônant la virginité devant tous avant et après ses transgressions, elle offrait une base scénaristique plus consistance que l’analogie purement homophonique entre Britany S. Pierce et Britney Spears. Pourtant, j’apprécie le rôle joué par Britany et ses répliques sont souvent excellentes. Mais elle n’a rien fait de plus que danser et chanter avec une voix fluette durant cet épisode.


Glee est retombée dans ses pires travers en misant sur son côté ado avec de la musique qui ne raconte rien et des histoires d’amour qui ne mènent à rien dont celles de Will. Le retour de se femme est un espoir pour rendre sa vie privée un peu plus pimentée en moins pathétique. J’espère également que Jonh Stamos restera au générique encore quelques épisodes car son personnage m’a convaincu et a été décrit avec nuances ce que la série a de plus en plus de mal à faire. Mes plus grandes craintes concernent Sue. Il serait bien qu’elle se concentre contre le foot cela serait un peu plus sensé et obligerait les scénaristes à renouveler les mésaventures du glee club.

Glee: Présentation°°°°

Glee est une nouvelle comédie de la Fox qui a la particularité d’être musicale.  Mais cela ne doit pas vous rebuter car elle est bien plus que cela. Glee est l’illustration parfaite d’une nouvelle génération de teen movie. Elle reprend la tendance actuelle à Hollywood de faire des loosers des héros.


Dans chaque teen movie, il y a le bully, la cheerleader, le quaterback et l’intello ringard. Tous ces ingrédient sont repris dans Glee en y ajoutant l’homo et la black victimisante. Comme dans les récents Napoleon Dynamite ou Juno, ce sont les minorités, les reclus qui sont au centre du show. A vrai dire le thème de la série lui même appelle à tous les retrouver. Les winners se bourrent entre eux sur le gazon, leurs compagnes les encouragent à moitié à poil dans des figures acrobatiques et les autres se retrouvent au glee club.


Ce qui est intéressant ici c’est que les winners  pour différentes raison rejoignent aussi le glee club. Non seulement on apprend donc  à apprécier les loosers autrement que par la pitié mais on se plaît aussi à découvrir le quaterback et sa cheerleader autrement que comme les rois de la prom.


Mais ce qui constitue l’essence même de Glee, c’est la représentation du monde professoral qui certes n’est pas originale mais est des plus distrayante. Car l’intérêt du show réside dans les rivalités qui divisent les prof et en particulier Will, le prof de chant et Sue, l’entraîneuse des cheerleaders. Ils ont pour arbitre le directeur de l’école dont l’accent pakistanais vous charmera à coup sûr. A la palette des profs s’ajoute le coach de foot bourru dont les manières sont aux antipodes d’Emma, la conseillère aux études qu’on croirait toute droite sortie de Pushing Daisies avec ses tenues tons sur tons et assorties au décor.


Glee c’est une chorale et donc de la musique. A chaque épisode on découvre quelques chorés qui reprennent des tubes actuels ou remettent les classiques anglo-saxon au goût du jour. Cet aspect m’avait fait un peu peur au départ car 50 minutes par semaine de comédie musicale me semblaient trop. En fin de compte, ces instants sont assez courts que pour ne pas saper l’histoire et les chorégraphies sont une fois sur deux à prendre au second degré. Beaucoup voient d’ailleurs dans la série une parodie des hits du box-office américain comme High School Musical.


Je ne dirais pas que Glee soit la bonne surprise de la rentrée car le pilote nous avait déjà été offert en guise d’amuse-bouche en mai. Mais je peux dire du moins que ce sont des agréables retrouvailles que j’ai faite avec ma bande de choristes loosers.