Fringe: bilan de la saison 3°°°°°


Pour le bilan de la première partie de la mi-saison voir ici.


Je crois que peu de personnes avait su prévoir après la première saison comment Fringe allait devenir le must-see de cette nouvelle décennie. Non je n’exagère rien! Si Lost était LA série des années 2000, Fringe ne peut être que la série des années 2010. JJ Abrams a des idées en or et elle sont d’autant meilleures qu’avec le temps il apprend à maîtriser les concepts paranormaux qui lui sont chers.


La différence principale avec Lost est que Fringe assume dès le départ son genre tandis que dans Lost l’explication scientifique est rarement recherchée. On passe donc du fantastique à la science-fiction. L’avantage? Les scénaristes ne peuvent plus utiliser des dieux ou esprits pour expliquer l’inexplicable, ils sont obligés d’être cohérents du début à la fin. La conclusion? Tout épisode est utile à voir mêmes si certains semblent moins intéressants il comportent tous un petit détail qui sera utilisé par la suite. Ainsi, la première saison nous aura, dés le départ, mis sur la piste des pouvoirs d’Olivia, de l’appartenance de Peter à un autre monde et du rôle des observateurs. Les trois éléments ont aujourd’hui été réunis en un seul épisode qui est a été détonnant.


Les références à Lost ont été nombreuses pour le season finale. Peter prétend venir du passé, le déroulement en flashback et la découverte avec Walt qu’ils appartiennent aux premiers hommes ce qui était une des possibilités émises pour les losties. La musique sur laquelle on joue les retrouvailles d’Olivia et Walter appartenait au même thème musical que celui de la dernière saison de la série d’ABC. On éprouve une nostalgie et on espère que cette fois-ci on aura des réponses voir même que les réponses de Fringe pourront être celles de Lost. Et le cliff final où l’on apprend que Peter n’a jamais existé est proche la théorie la plus courante quant à l’existence de l’île. J’ai même pensé à Battlestar Galactica avec ce dernier épisode./*SPOILERS BG*/ Je crois être la seule mais bon l’idée que les premiers hommes sur Terre étaient plus évolués que ceux qui ont suivis était un peu celle de la conclusion de BG./*FIN SPOILERS*/


Ce qu’on retiens surtout de cette saison c’est le deuxième monde. Toute la première partie de la saison avec les épisode en alternance d’un monde à l’autre était passionnante. On attendait avec impatience que d’un côté on découvre la taupe et que de l’autre la taupe revienne dans notre monde. Le fait que Peter sorte d’abord avec FauxLivia était géniale, ça faisait du coup beaucoup moins soap. Quant à le vraie Olivia, elle nous a permis de voyager dans l’autre monde et d’apprendre à le connaître, sans cela, la série n’aurait pas pu se permettre de faire par la suite des épisode uniquement avec la version fausse de nos héros. Ces épisodes ont été particulièrement réussis, l’enjeu était de taille avec la grossesse de FauxLivia et les plans machiavéliques de Walternate. On aime aussi revoir Charlienate et le tandem qu’il forme le trio qu’il forme avec FauxLivia et Lincoln. L’agent Dunham est chérie par ses coéquipiers dans l’autre monde et puisqu’ils sont des militaires et non des agents du FBI, les relations au travail sont différentes. Les militaires sont une bande de potes qui doivent être solidaires et veiller les uns sur les autres. On les voit bien aller boire des bières ensemble alors que dans notre monde ça blaguait pas souvent entre l’agent Francis et l’agent Dunham. L’enquête qu’ils sont en train de mener sur le secrétaire à la défense est un des enjeux principaux à venir.


Alors que dans la première partie de saison les gens de l’autre monde étaient représentés comme les ennemis, je me suis prise à les apprécier mais différemment de leurs alters puisqu’ils sont différents. L’état de guerre dans lequel vivent les gens de l’autre monde les a rendus plus soudés entre eux et contre les autres mais s’ils sont plus durs et intransigeants, ils n’en sont pas plus méchants. Il est difficile de dire par exemple qui est la plus grosse ordure entre Walter et Walternate quand on sait que Walternate est la victime de Walter et que contrairement à celui-ci il se refuse à utiliser des enfants comme cobayes. Il en est de même entre Olivia et FauxLivia, même Peter ne sait pas laquelle aimer. Lorsque dans l’épisode 6B, la Fringe division n’a pas d’autre choix qu’utiliser le protocole catastrophe du monde alternatif, on réalise que notre monde ne vaut pas mieux que l’autre et que où que l’on soit et qui que l’on soit, la fin justifie les moyens.


L’épisode qu’on ne risque pas d’oublier est l’épisode LSD et ses parallèles avec Inception. C’était une belle conclusion aux épisodes précédents. La mort définitive de William Bell méritait quelque chose d’exceptionnel. Le seul bémol de ce comic-fringe étaient les dessins peu ressemblants aux personnages et ce que l’on en retiendra surtout, c’est l’oiseau animé qui fit coucou à un Broyles shooté. Et si Anna Torv était pratiquement absente de l’épisode, Olivia en était plus que jamais au centre. Le monde tel qu’elle le vit est triste et morne, chacun y est interchangeable et cherche a ne pas se faire remarquer.


Cette troisième saison était la sienne et celle de son interprète qui a donc joué 3 rôle dont celui d’un autre acteur du casting! Même avec la même teinte de cheveux on sait distinguer les deux Olivia, la teinte qui a été choisie pour chacune d’elle révèle d’ailleurs aussi une partie de leur caractère. On a donné à l’une la blondeur de l’enfance et de la naïveté qui lui ont été enlevés trop tôt par son beau-père pour faire place à sa froideur apparente. A l’autre, le rouge flamboyant de la femme sure d’elle et qui vit ses passions jusqu’au bout. Notre Olivia n’aurait jamais osé trahir ses supérieurs par amour comme son alter.


Bon je pourrais en fait citer tous les épisodes, ils avaient tous quelque chose de spécial car la mythologie Fringe est devenue dense et permet maintenant de faire des épisodes très variés les uns des autres. Avec les shape-shifteurs, les observateurs, la machine, Massive Dynamics et sa bibliothèque digne d’Alias, les pouvoirs de Peter et Olivia et la famille Weiss, il y a un grand choix d’histoires sans compter que l’on peut changer de monde et d’époque.  Certainement que l’on n’est pas au bout de la liste et que comme Sam Weiss cette année, on découvrira que d’autres personnes dont la présence nous semblaient anecdotique sont en fait essentiels pour comprendre la guerre des mondes.

Fringe: The firefly°°°


Enfin, Fringe a repris sa seconde moitié de saison et ce désormais dans la tranche du vendredi soir. La longue attente n’a heureusement pas découragé les fans qui sont restés aussi nombreux pour poursuivre les aventures paranormales de la Fringe Division. Malheureusement, l’épisode Firefly n’a pas été à la hauteur des attentes du moins des miennes.


Pourtant, l’histoire de cette semaine n’était pas complètement une side-story puisque le personnage
principal était l’Observateur. La réapparition du fils  chanteur du groupe préféré de Walter n’était qu’un prétexte pour culpabiliser celui-ci et offrir un rôle de guest à Christopher Llyod qui n’est pas étranger à la thématique de la série pour avoir camper le rôle du Dr Brown dans Retour vers le futur. Il n’ y avait pas réellement d’enquête à ce niveau-là. L’essentiel de l’intrigue s’est déroulée autour des différentes interventions de l’Observateur. Le but était donc de l’attraper ce qui ne présentait aucun intérêt puisqu’on devinait que l’objectif ne pourrait être atteint. En effet, comment prendre de cours quelqu’un qui voit le futur et possède le pouvoir de le changer comme bon lui semble.


Après neuf épisodes entièrement consacré à Olivia, il semble que l’on privilégie dorénavant les Bishop. L’agent Dunham est encore marquée par son séjour dans l’autre monde et semble définitivement changée. Sa relation avec Peter continue d’être approfondie mais on sait que l’échange entre les deux Olivia a permis aux scénaristes de repousser l’union des amoureux pour encore une saison et ce tout en restant cohérent. Une fois de plus, j’aimerais saluer la prestation d’Anna Torv qui en 10 épisodes nous a offerts trois versions d’un même personnage.


J’aurais aimé discuter de la mythologie de Fringe mais ce dernier épisode est loin de m’en avoir donné les moyens. Assez étrangement voir l’Observateur pendant 40minutes ne nous a rien appris de lui. De plus, le scénario était très mal construit. Alors que la vie de Peter était en danger , je n’ai jamais senti la pression monter, seul Walter s’inquiétait parmi les personnages. De surcroît, le twist final était raté, c’était un peu léger de justifier tout ce cinéma par un test psychologique:” Walter: cap ou pas cap?” Cependant il pourrait être intéressant de voir jusqu’à quel point le chauve au chapeau peut jouer avec Walter et surtout jusqu’où peuvent mener les remords du professeur.

Fringe: bilan de mi-saison (saison 3)°°°°°

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Je n’aurais jamais cru pouvoir décerner autant de bulles à ce qui longtemps m’a paru être qu’un sous X-Files. Force est de constater que ce qui a fait défaut à la série pendant deux saisons est son format sériel. En effet, comme pour Lost, JJ Abrams sait prendre son temps pour dresser le décor de ses aventures. Après tout, le temps est infini quand il s’agit de série alors pourquoi le presser?


Pendant, deux ans nous avons été initié au paranormal et à accepter que rien est impossible et que ce qui n’a pu être fait dans notre monde l’a été dans un autre. Mieux, lors du premier season final, nous avons appris qu’aucune frontière n’était infranchissable même celles du réelles. Le symbole était fort avec le World Trade Center mais cela n’a eu qu’un impact infime sur les intrigues et la narration. On a continué à suivre Fringe comme un cop-show dont les héros étaient certes particulièrement attachant mais leur vie personnelle n’était pas suffisamment exploitée et les enquêtes trop indépendantes. Les pistes étaient lancées depuis longtemps avec les pouvoirs d’Olivia et la non-appartenance de Peter à notre monde. La romance entre les deux personnages restait à l’état d’embryon mais sur ce point la lenteur ne me dérangeait pas car cela n’apporterait rien de plus fantastique à l’histoire, pire ça la banaliserait un peu.


Alors lorsque l’on découvre en fin de saison 2 le monde de Walternate, on se dit enfin! Il est difficile de s’imaginer comment les scénaristes vont gérer le cliff mais on sent qu’on ne sera pas déçu car on atteint enfin cette fameuse mythologie dont on nous parle tant. On peut pour la première fois assembler des pièces du puzzle mais celui-ci, au fil des épisodes, ne fait que s’agrandir. Malheureusement, les observateurs sont laissés de côtés et on ne parvient toujours pas à comprendre d’où ils viennent et le dernier épisode nous le rappelle.


Mais ce n’est pas grave, on a été tellement par ce début de saison 3 qu’on en a oublié tout le reste. Pourtant, les saisons inaugurales n’ont pas été vaines. Si on n’avait  pas aussi bien connu Olivia on n’aurait peut-être pas pu la différencier de son alter ego. On n’aurait pas pu détester autant celle-ci tout en croisant nos doigt pour que l’agent version blonde revienne parmi nous. Une chose est sure, après deux années de tergiversassions entre les fans, Anna Torv est une excellente actrice et la fadeur et le manque de peps qu’on lui reprochait n’était que le reflet du personnage qui lui avait été écrit. Même avec la même coupe de cheveux on aurait pu différencier les deux Olivia.


John Noble a aussi dû composer un nouveau personnage et il l’a fait avec brio. Walternate doit certainement être ce que Walter aurait été sans sa folie, il est calculateur et prêt à tout pour obtenir ce qu’il souhaite. Il n’est pas différent de Walter, il a juste vécu un autre parcours mais à la base il est pareil. De même, si Olivia n’avait pas perdu sa mère elle aurait pu être sure d’elle comme sa version parallèle. D’ailleurs, les autres personnages ne sont pas forts différents bien que Broyles lui aussi soit plus méchant dans l’autre monde parce qu’il a lui aussi failli perdre un fils mais il prouve finalement qu’il reste une personne sensée et rationnelle contrairement à Walternate. Le retour dans l’autre monde a aussi été l’occasion de retrouver Charlie qu’on aimait voir se désaxer la mâchoire sur ses chewing-gums.


La narration a gardé la formule: une enquête par épisodes mais le fait de voyager d’un monde à l’autre de semaines en semaines et de laisser une place importante au combat de notre Olivia pour retourner dans notre monde a rendu cette troisième saison très excitante. D’ailleurs, les enquêtes en elle-même m’ont semblé plus inspirées notamment celle des frères jumeaux et celui des enfants kidnappés. A vrai dire, j’ai préféré les épisodes de l’autre côté, ils étaient plus constructifs. On a découvert  comment ce monde pouvait percevoir “le nôtre” et comprendre le combat qu’il nous livre depuis 2 saisons. Alors que dans notre monde, les enquêtes étaient vouées à l’échec par Olivianate et n’apportaient aucun jalon à la mythologie ni à la révélation de la véritable identité de l’agent Dunham. J’ai trouvé que les scénaristes lui a un peu trop facilité la tâche mais ils ont sans doute préféré approfondir sa relation avec Peter ce qui pourra s’avérer salutaire en ce sens qu’elle met un frein à la relation entre Olivia et Peter.


Fringe reprendra ce vendredi soir seulement. Je trépigne d’impatience de voir s’il a été  possible de garder la même qualité pour la deuxième moitié de la saison. J’espère qu’on ne laissera pas de côté ce qui se passe dans l’autre monde et que l’Observateur sera plus présent.

Lost: saison 6 épisode 11°°°°°

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Quel est le point commun entre ma dernière critique de Lost et celle-ci? Elles se réfèrent aux  épisodes centrés sur les deux personnages les plus intéressants de la série. Alors que l’épisode 8 était bon, celui-ci est excellent. Quel est le secret d’un épisode lostien réussi? Répondre aux questions, en soulever de nouvelles et être basé sur des personnages charismatiques. Desmond a su soigner chacune de ses apparitions sans jamais faire de faux pas, pour Richard c’était parfait jusqu’à cette saison.


Desmond avait montré tout son potentiel narratif dans The Constant. Une nouvelle fois son pouvoir particulier sert notre compréhension de l’histoire. Ce qui semblait être, auparavant, des voyages temporels ou un pouvoir de prédicion, s’apparente maintenant plus à des voyages dans des réalités parallèles. Les personnages clefs utilisés sont les mêmes. On pourrait d’ailleurs en regrouper la majorité sous le nom de clan Widmore. Eloïse confirme son statut de gardienne du temps et Daniel, même privé de son doctorat d’Oxford, est le seul à comprendre les rouages de l’île. Si Eloïse se charge du temporel, son pas tendre époux pourrait être le gardien de l’île. Je sais, cette mission incombe à  Jacob mais la balance de la justice représentée en sculpture et en tableau me donne des idées. Charles est peut-être avocat mais ça ne serait pas intéressant pour nous. Et s’il était juge? Qu’il pourrait juger du bien, Jacob, et du mal, Smokey Monster. J’avoue il n’est pas très impartial mais l’investissement qu’il fournit dans cette île et les sacrifices auxquels il a dû consentir, tout cela  témoigne d’un rôle particulier qu’il lui reviendrait dans cette tragédie lostienne. Enfin, les apparitions de Penny restent sporadiques mais indispensables. Si Desmond est la constante de Daniel, sa demi-soeur est celle de Desmond.


L’amour qui unit Penny et Desmond est la seule chose qui subsiste à travers les turbulences spatio-temporelles. Cet amour n’est pas le seul à subsister dans la réalité-X. Charlie et Daniel ont le souvenir d’un coup de foudre, d’un sentiment d’amour profond pour une personne qu’ils sont sensés ne pas connaître. Ces sentiments provoquent des réminiscences de leur séjour sur l’île. Dans le cas de Richard, je trouvais que la corde sentimentale était usée, mais dans cette épisode, les trois couples dont il est question sont essentiels. Sans amours, Charlie n’aurait peut-être pas voulu sauver les lostiens en allant dans la station sous-marine, Daniel n’aurait peut-être pas voulu faire sauter la bombe et donc sauver Charlotte et Desmond, c’est assez évident, il n’aurait  pas voyagé jusque sur l’île, l’Ocean 815 ne se serait pas crashé et des millions de téléspectateurs ne s’abrutisseraient pas depuis 6 ans devant une fiction sans queue ni tête.


Il n’est donc pas anodin de les avoir réunis dans le même épisode. La bonne gestion des “guest character” est le point fort de cet épisode. Pourtant, ça commençait mal. Le dialogue avec Claire n’était pas éclairant sur quoi que ce soit. Minkowski dans le rôle du chauffeur, c’était comme Michkaïl et Keamy en mafiosi, sans intérêt. Enfin, ce qui, je suppose, devait être une surprise, Desmond bras-droit de Widmore, était trop prévisible, tout comme la dégustation du whisky. Il a fallut, pour moi, attendre la balade en voiture avec Charlie pour que je prenne conscience de ce qui ne me semblait être que des clins d’œil scénaristiques. Voir la paume de Charlie sous l’eau m’a fait un effet électrochoc. Ensuite, bien que ce ne fut pas étonnant de retrouver Eloïse dans le rôle de Mrs Widmore, son message qui faisait écho à celui de la bijouterie était pour le moins intéressant. Aussi, en repensant à The Constant, je me suis souvenue que c’est dans cet épisode que Minkowski et Desmond avaient fait connaissance. Celui qui conduit notre Scottish au stade (celui où Jack et Desmond ont fait connaissance la première fois) pour retrouver sa Peneloppe avait déjà précédement aidé le couple à être réunis en indiquant Desmond sur le local des communications.


Cet épisode 11 est parfaitement réussi, même le cliffhanger était bon alors qu’il présentait le grand handicap de s’appuyer sur Sayid. Lorsque le générique de fin apparaît, on ressent une frustration comme d’habitude. Mais elle n’est plus la même, la faim n’est plus celle du manque mais celle de l’appétit. La mise en bouche “humienne” promet une suite de plats savoureux et je l’espère nombreux.

Lost: saison 6 épisode 9°°°

Nous avons eu droit cette semaine au centric le plus attendu, celui du charismatique Richard/Ricardus/ Ricardo. J’avoue avoir poussé le cri d’une petite gamine après les premières minutes, excitée à l’idée de passer 40min avec le bel homme. Aux 3bulles affichées dans le titre, vous devinez que malheureusement mon excitation fut de courte durée.


Premièrement, parce qu’à l’image des épisodes précédents beaucoup de scènes sont inutiles et tirées en longueur. Je pense, en particulier, à celle du Black Rock où l’on voit Ricardo se débattre longuement avec ses chaînes quand on sait très bien qu’il s’en libérera. Certes, ce fut une petite surprise de revoir l’homme en noir mais puisque je m’attendais à Jacob, je n’étais pas très loin. Les dialogues qui s’en suivirent furent d’une platitude hors du commun dont la métaphore de la bouteille de vin que l’homme en noir finit par briser comme symbole de sa volonté à sortir de l’île et à gangréner l’humanité.


Deuxièmement, je regrette qu’un personnage aussi charismatique et mystérieux ait droit à un passé aussi pourri. Le mettre dans les souillons d’un pauvre fermier espagnol, sur l’île de Teneriffe (pratique on ne doit pas changer le décor), qui plus est veuf de ne pas voir eu les moyens financiers de sauver sa femme et meurtier d’avoir utliser la force physique à défaut de l’argent pour payer ses soins,  lui à faire perdre de son aura. Maintenant nous le voyons comme une victime malheureuse du destin, coupable de crime comme beaucoup de lostiens et pion des jeux divins de Jacob et son Ennemi. Lorsqu’en début de saison il avait avoué ne rien savoir, ça nous avait déjà perturbé, le voir désespéré au point de suicider encore plus mais cette fois-ci son image d’homme fort et flegmatique est réduite à néant. On le voit supplier pour sa vie, recevoir une grosse raclée de Jacob et demander naïvement la vie éternelle par peur de mourir et errer à jamais dans les sous-terrains de l’Enfer.


Enfin, cette épisode tombe mal, trop tard. L’utilisation d’un flashback quand c’est la mode du flash-sideway le démontre bien.  On connaissait déjà de Richard le passé d’esclave sur le Black Rock, le don d’immortalité qui lui avait offert Jacob, on savait que l’homme en noir est supposé être le suppot de Satan et que Jacob l’empêche de quitter l’île. Et tout ce qu’on ignorait reste inconnu. Bon j’exagère un peu car on a quand même appris certaines choses mais sur lesquelles on ne s’était jamais posé de question comme de savoir à qui appartient le corps de Jacob, euh et quoi d’autre?


Déjà la mi-saison et nous restons avec nos questions et la frustration est grandissante. J’aurais certainement préféré avoir une ultime saison courte et dense plutôt que 18 character-centrics. A ce stade de l’histoire suivre un seul personnage en 40min oblige à faire de l’ameublement d’épisode pendant les 3/4 du temps. On connaît leur passé, de certains leur futur, ce qui intéresse c’est l’île et si Richard nous intriguait tant c’est parce qu’il était sensé nous en apprendre plus sur cet endroit. De plus, en ne se focalisant que sur une dizaine de personnages on en délaisse le double. J’attends de revoir Desmond&Penny, Rose&Bernard, Walt&Michael et Eloïse Hawking. Et encore bien d’autres lostiens et non-lostiens qui sont morts et qui devraient avoir retrouvé la vie dans la réalité-X.

Lost: saison 6 épisode 6°°


Pas grand chose à se mettre sous le dent dans ce centric Sayid. Il y a les grands déçus qui s’attendaient à un épisode dédié à Sun et Jin étant donné le titre:Sundown. Ensuite, il y a ceux comme moi qui préfèrent la plage et la jungle au temple. Ajoutons à cela que Sayid n’a jamais vraiment su s’imposer comme autre chose qu’un meurtrier malgré lui. Et malheureusement, c’est encore sur cette corde qu’on a joué cet épisode-ci.


Pour la première fois depuis que je fais les recap de Lost je n’aurais pas besoin de diviser mon propos entre LA-X et l’île. Car le parallèle n’a jamais été aussi juste que pour l’irakien. Quelque soit le décor et l’endroit Sayid à une ombre noir en lui qui prend systématiquement le dessus. L’ardoise de son passé ne veut pas être effacée et la lutte entre le bien et le mal se joue en lui. Las de toujours devoir prouver être un good guy et las de se décevoir lui-même, il ne peut qu’accepter la proposition de Smokey Monster. Si Jacob lui avait pris Nadia, SM la lui rend mais sous certaines conditions. Elle ne sera plus sa femme mais sa belle-soeur. C’est du moins, ce que l’on peut déduire des flashmaybe et des révélations de Dogen.


Dogen qui tente de manipuler Sayid se retrouve tué par celui-ci après qu’il lui ait confié le deal passé avec Jacob tout en supposant que SM en ferait un similaire à l’ex-garde républicain Ce qui démontre bien que pour Jacob la fin justifie les moyens et que ces moyens ne sont pas plus louables que ceux de SM voir pire, si l’on repense à la mort du mari de Juliet ou à celle de Nadia.


Chaque camp recrute et étant donné la trahison de Sayid les good guys loose. D’ailleurs, leur arrivée au temple était des plus décevante. Alors qu’on attendait depuis un mois la réunion de tous les personnage, celle-ci s’est produite ni vu ni connu. Les retrouvailles de Kate et Claire, de Miles et Ilana&co. sont tombées à plat. Claire qu’on a fait passer pour une folle réagit de façon fort rationnelle quand elle découvre l’identité du kidnappeur de son fils. Sun comme d’habitude reste cantonnée à la réplique ‘where is my husband’, tandis quela ba lance de son husband semble pencher du côté obscur. Le plus étonnant c’est que bien qu’ayant organisé une big lost party au temple, des personnages centraux restent absents du show depuis trop longtemps, en particulier, Richard, Sawyer, Rose et Bernard.


On a donc pas encore réussi à gérer le large casting. A moins de récussiter, Dogen est devenu le personnage le plus inutile avec John Lennon de l’histoire de la série. La morale de l’épisode est semble-t-il que les mauvais restent mauvais. Ainsi, en est-il de Sayid, Kate (qui rejoint le mauvais camp malgré elle), Sawyer et Jin, tous coupables d’au moins un homicide. La scène finale était certes intéressante pour la suite mais comme tout le reste elle n’a pas brillé en suspens et en rythme.

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