Bored to Death: Présentation°°

Avec un titre pareil, on ne peut qu’associer l’ennui à la nouvelle production de HBO. Bien qu’ayant entamé le pilot avec à l’esprit des critiques très positives, je me suis retrouvée au bout de seulement 10min assoupie sur le sofa! Mais en tant que sériephile avertie, une deuxième chance et un deuxième visionnage s’imposait.


Jonhathan est un écrivain new-yorkais dont le premier roman a été un succès. Vous devinez j’en suis sûre la suite…il ne parvient pas à écrire le second! Conforme au stéréotype de l’artiste, Johnathan boit et fume mais assez étrangement, ne court pas les jupes des filles ,juste celles de sa copine ou plutôt ex-copine puisqu’elle le quitte dès le premier épisode. Pour retrouver l’inspiration et ne pas s’enfoncer dans la dépression, il décide de s’improviser détective privé non-licencié. Voilà le topo qui m’avait assez emballée, mais qui malheureusement ne m’a pas fait travailler les zygomatiques. Je pense que le pilot était trop prévisible, c’est peut-être l’inconvénient de lire les pitchs et regarder les trailers. Mais je le fais pour d’autres séries qui n’en n’ont pas été desservies pour autant.


Passé l’introduction de Johnathan, la série devient regardable bien qu’on garde l’envie d’étouffer le poète maudit dans son imperméable de détective privé. A chaque épisode, une nouvelle pseudo-enquête qui de temps à autres fait rire. En toile de fond, sa relation houleuse avec son ex, looseuse avec son BFF et foireuse avec son éditeur. Dans ce rôle: Ted Danson, toujours impeccable quand il s’agit de jouer les riches mégalomanes.


On apprécie l’apparition en guest star et dans son propre rôle de Jim Jarmusch et quelques clin d’oeil satiriques sur les dernières tendances bio bobo bien-être. Je n’abandonne pas la série (j’en suis au quatrième épisode) car je suis hbotienne dans l’âme et le network ne m’a jamais déçue jusqu’à présent. De plus, New-York, le monde de l’édition, la maladresse de Jonhathan me replongent dans l’univers de Woody Allen. Et pour compléter le tableau, ça ne m’étonnerait pas que l’on découvre bientôt les origines juives du héros. Du Woody sur HBO et en série, ça avait tout pour me charmer…