Treme: Présentation°°°°

Image hosted by uppix.net


Je veux vivre en Louisiane! Ouais c’est vrai qu’il y a des ouragans, des marées noires et des vampires et loup-garous mais moi je veux me trémousser au rythme des trompettes du Treme. Ce quartier est emblématique de la culture de la nouvelle Orléans. De tradition cadienne (acadienne ou cajun) au sein d’une population pauvre et afro-américaine, le Treme vit de sa musique qu’on retrouve à chaque coin de rue et lors de son mardi gras coloré qui vaut le détour.


Treme ne pouvait être produite que pas HBO même pas par Showtime . La série est une chronique sociale comme les français savent le faire pour les films, c’est-à-dire sans en faire des tonnes ou virer dans la caricature. Pourtant avec pas moins de 8 personnages centraux et une saison inaugurale ne comptant que 10 épisodes, grossir les traits aurait été tentant pour aider les téléspectateurs à comprendre les habitants du quartier et à les aimer d’autant plus vite. Mais HBO c’est une chaîne pour intellos capables de comprendre sans catégoriser ^^.


La narration débute quelques mois après Katrina et nous raconte comment les survivants de l’ouragan se battent pour reprendre une vie normale et faire revenir les personnes qui ont fui. Je ne vais pas vous passer au crible les héros un par un car ce serait long et spoliant. Disons simplement que que l’on suit 4 couples ou familles. L’articulation de leurs istoires me rappelle d’ailleurs une autre série d’HBO, Tell Me You Love Me. Comme dans cette série les couples/familles ne se connaissent pas spécialement entre eux mais ils seront amenées tout logiquement à se côtoyer de près ou du loin puisque vivant dans la même ville. Ensemble, ses couples/famille représentent toutes les franges sociales de la société, en partant de l’artiste de rue au professeur d’université et en passant par la tenancière de café.


Treme c’est donc une série à personnages mais ça ne veut pas dire pour autant que l’histoire est bâclée. La série se déroule au ralenti au rythme des aventures des héros qui doivent faire face à des institutions corrompues et désorganisées. Dans le Treme on vit à la débrouille et on n’ose plus avoir l’ambition d’un futur. Pourquoi y resté alors? Parce que la NO (Nouvelle-Orléans) c’est nulle part comme ailleurs. A plusieurs reprises il est fait mention d’une big apple sans nature, sans culture, froide comme une morte. Les gens de la NO sont conscients de la spécificité de leur région et veulent la conserver en gardant vivant leur musique, leur cuisine et leur folklore.


Cette série est pour les mélomanes (en particulier les amoureux du jazz), les francophiles, les voyageurs et bien sûr les sériphiles, en particulier ceux qui ont aimé The Wire qui était écrit et produit par le même producteur. La série est dès à présent renouvellée et j’ai hâte d’en apprendre plus sur la NO dont je suis déjà tombée amoureuse, meilleur moment pour partir: le carnaval, of course

Glee: Présentation°°°°

Glee est une nouvelle comédie de la Fox qui a la particularité d’être musicale.  Mais cela ne doit pas vous rebuter car elle est bien plus que cela. Glee est l’illustration parfaite d’une nouvelle génération de teen movie. Elle reprend la tendance actuelle à Hollywood de faire des loosers des héros.


Dans chaque teen movie, il y a le bully, la cheerleader, le quaterback et l’intello ringard. Tous ces ingrédient sont repris dans Glee en y ajoutant l’homo et la black victimisante. Comme dans les récents Napoleon Dynamite ou Juno, ce sont les minorités, les reclus qui sont au centre du show. A vrai dire le thème de la série lui même appelle à tous les retrouver. Les winners se bourrent entre eux sur le gazon, leurs compagnes les encouragent à moitié à poil dans des figures acrobatiques et les autres se retrouvent au glee club.


Ce qui est intéressant ici c’est que les winners  pour différentes raison rejoignent aussi le glee club. Non seulement on apprend donc  à apprécier les loosers autrement que par la pitié mais on se plaît aussi à découvrir le quaterback et sa cheerleader autrement que comme les rois de la prom.


Mais ce qui constitue l’essence même de Glee, c’est la représentation du monde professoral qui certes n’est pas originale mais est des plus distrayante. Car l’intérêt du show réside dans les rivalités qui divisent les prof et en particulier Will, le prof de chant et Sue, l’entraîneuse des cheerleaders. Ils ont pour arbitre le directeur de l’école dont l’accent pakistanais vous charmera à coup sûr. A la palette des profs s’ajoute le coach de foot bourru dont les manières sont aux antipodes d’Emma, la conseillère aux études qu’on croirait toute droite sortie de Pushing Daisies avec ses tenues tons sur tons et assorties au décor.


Glee c’est une chorale et donc de la musique. A chaque épisode on découvre quelques chorés qui reprennent des tubes actuels ou remettent les classiques anglo-saxon au goût du jour. Cet aspect m’avait fait un peu peur au départ car 50 minutes par semaine de comédie musicale me semblaient trop. En fin de compte, ces instants sont assez courts que pour ne pas saper l’histoire et les chorégraphies sont une fois sur deux à prendre au second degré. Beaucoup voient d’ailleurs dans la série une parodie des hits du box-office américain comme High School Musical.


Je ne dirais pas que Glee soit la bonne surprise de la rentrée car le pilote nous avait déjà été offert en guise d’amuse-bouche en mai. Mais je peux dire du moins que ce sont des agréables retrouvailles que j’ai faite avec ma bande de choristes loosers.