How to Make it in America: Présentation°°°°

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On poursuit notre calendrier nouveautés avec la dernière perle d’HBO qui vient tout juste de terminer, il était donc temps! En effet, la saison inaugurale d’How to Make it in America n’aura duré que 8 épisodes. Huit épisodes de 20minutes sur un fond de comédie dramatique urbaine ce fut un peu court, j’apprécie en général ce type de format pour des comédies pures.


Les amateurs d’Entourage, dont je ne fais malheureusement pas partie, éprouveront certainement un côté déjà-vu dans le pitch de la série. Ben et Cam, début de la trentaine, rêvent de percer dans le milieu artistique new-yorkais. Ben travaille dans un magasin de jeans après avoir abandonné ses études. Cam vit de petites combines et trouve ses fonds d’investissement dans les poches de son cousin tout juste sorti de prison. Rien qu’à son faciès, on devine que René n’est pas très commode et que le moindre retard de paiement se paie cher en intérêts. Pourtant, René n’est pas bien différent de nos deux compères. Lui aussi rêve de réussite et quand on est ex-taulard, il est difficile de se détacher de son étiquette sociale.


La réussite et l’opportunisme voici les maîtres mots d’How to Make it in America. Au départ c’est un peu dérangeant. C’est d’ailleurs ce qui m’avait dérangé dans Entourage. Voir des jeunes ne vivre que pour devenir riches et célèbres ça à quelque chose de pathétique. En Europe, on ne dit pas combien on gagne et on cache ses ambitions. C’est notre puritanisme à nous. Alors pourquoi ai-je aimé?


A cause du personnage principal, j’ai nommé New-York! On prend plaisir à découvrir les petits recoins les moins connus de Big Apple et les bons plans fringues/bouffe/sorties. On voit la ville bien différement que ce que nous montre en général les séries. Les quartiers ne sont pas chics comme dans Lipstick Jungle ou branché version Sex and the City. On n’est pas non plus dans le Bronx, on est dans le New-York du bobo. La jeune middle-class est représentée par ses artistes (designers, photographes, cuistos, etc)  et leurs aspirants, qui côtoient aussi bien la jeunesse dorée que de petits gens comme nos héros. Parfois, on y trouve même, au détour d’une rue, des golden boy laminés par la crise, en mal de solitude auprès de petite-amies-prostituées.


Il y a donc toujours moyen de croiser, lors de soirées arrosées de cocktails et d’extasy, des ‘gens du milieu’. Pour percer, il ne faut pas simplement être doué , il faut des relations. Mais les gens qui vous donnent leurs cartes de visites après deux coupes de champagnes ont-t-ils vraiment envie que vous les rappeliez une fois désaoulés? Comment savoir qui peut et veut vous aider, comment demander du piston sans avoir l’air opportuniste? Ben et surtout Cam s’en soucient peu, ils enfoncent et forcent toutes les portes et devant autant de volonté et de malchance, on a envie de croire, que tôt ou tard, leur bonne étoile brillera.