Glee: Plus musicale que comédie°°

Image hosted by uppix.net


Glee c’était la bonne surprise de la rentrée passée. Depuis, la série a perdu de son aura auprès de ceux qui appréciait le second degré pris durant la première partie de saison. Le season premiere cette année était aussi bon que celui de l’an dernier. Seule Emma manquait au tableau, Shuester avait enterré la hache de guerre avec Sue et on découvrait un nouveau coach de foot qui offrait de nouvelles perspectives aux affrontement Will/Sue. Malheureusement, l’effet est retombé comme un mauvais soufflé avec l’épisode spécial Britney.


Premièrement, le sujet Britney a été mal introduit. L’obsession de Will contre la chanteuse était incompréhensible puisqu’il avait accepté Madonna et Lady Gaga qui, je pense, ne sont pas de bien meilleurs modèles pour les adolescents. D’un point de vue scénaristique, rien ne se tenait. A chaque leçon, on voit Kurt demander du Britney ne pas l’obtenir et rien ne se passe comme si la demande de Kurt bloquait le cours et le reste de la vie de l’école. Rien ne se passe durant les glee class et dans les couloirs du lycée ce n’est pas bien plus folichon. On continue avec les romances peu passionnantes de Rachel que l’on supporte de moins en moins et celle de Artie. Conclusion, on utilise un artifice de narration pendant tout l’épisode afin d’introduire les tubes de Britney Spears. Britney sera chantée dans les fantasmes des chanteurs. On se retrouve alors face à des copies parfaites des clips les plus célèbres de la chanteuse. Un peu beaucoup décevant. Rien n’est réinterprété alors que c’est justement l’atout artistique de la série.


Ensuite, la gestion des différents protagonistes est à nouveau catastrophique. Les deux nouvelles recrues du Glee Club ont déjà disparues après un épisode. Ce n’est pas parce qu’elles ne participent plus au club qu’on doit les éjecter du champ de la caméra. Il aurait été intéressant de voir comment petit à petit Will essaierait de les récupérer car du sang neuf serait le bienvenu. On reste cantonné aux personnages les plus énervants du club. Alors que le figurant astiatique sort avec Tina il reste fantomatique avec le black qui fait les chorés et les chœurs.  Malgré sa ressemblance avec la star de Baby One More Time, Quinn a une fois de plus été mise à l’écart. Blonde, populaire et prônant la virginité devant tous avant et après ses transgressions, elle offrait une base scénaristique plus consistance que l’analogie purement homophonique entre Britany S. Pierce et Britney Spears. Pourtant, j’apprécie le rôle joué par Britany et ses répliques sont souvent excellentes. Mais elle n’a rien fait de plus que danser et chanter avec une voix fluette durant cet épisode.


Glee est retombée dans ses pires travers en misant sur son côté ado avec de la musique qui ne raconte rien et des histoires d’amour qui ne mènent à rien dont celles de Will. Le retour de se femme est un espoir pour rendre sa vie privée un peu plus pimentée en moins pathétique. J’espère également que Jonh Stamos restera au générique encore quelques épisodes car son personnage m’a convaincu et a été décrit avec nuances ce que la série a de plus en plus de mal à faire. Mes plus grandes craintes concernent Sue. Il serait bien qu’elle se concentre contre le foot cela serait un peu plus sensé et obligerait les scénaristes à renouveler les mésaventures du glee club.

Glee: Présentation°°°°

Glee est une nouvelle comédie de la Fox qui a la particularité d’être musicale.  Mais cela ne doit pas vous rebuter car elle est bien plus que cela. Glee est l’illustration parfaite d’une nouvelle génération de teen movie. Elle reprend la tendance actuelle à Hollywood de faire des loosers des héros.


Dans chaque teen movie, il y a le bully, la cheerleader, le quaterback et l’intello ringard. Tous ces ingrédient sont repris dans Glee en y ajoutant l’homo et la black victimisante. Comme dans les récents Napoleon Dynamite ou Juno, ce sont les minorités, les reclus qui sont au centre du show. A vrai dire le thème de la série lui même appelle à tous les retrouver. Les winners se bourrent entre eux sur le gazon, leurs compagnes les encouragent à moitié à poil dans des figures acrobatiques et les autres se retrouvent au glee club.


Ce qui est intéressant ici c’est que les winners  pour différentes raison rejoignent aussi le glee club. Non seulement on apprend donc  à apprécier les loosers autrement que par la pitié mais on se plaît aussi à découvrir le quaterback et sa cheerleader autrement que comme les rois de la prom.


Mais ce qui constitue l’essence même de Glee, c’est la représentation du monde professoral qui certes n’est pas originale mais est des plus distrayante. Car l’intérêt du show réside dans les rivalités qui divisent les prof et en particulier Will, le prof de chant et Sue, l’entraîneuse des cheerleaders. Ils ont pour arbitre le directeur de l’école dont l’accent pakistanais vous charmera à coup sûr. A la palette des profs s’ajoute le coach de foot bourru dont les manières sont aux antipodes d’Emma, la conseillère aux études qu’on croirait toute droite sortie de Pushing Daisies avec ses tenues tons sur tons et assorties au décor.


Glee c’est une chorale et donc de la musique. A chaque épisode on découvre quelques chorés qui reprennent des tubes actuels ou remettent les classiques anglo-saxon au goût du jour. Cet aspect m’avait fait un peu peur au départ car 50 minutes par semaine de comédie musicale me semblaient trop. En fin de compte, ces instants sont assez courts que pour ne pas saper l’histoire et les chorégraphies sont une fois sur deux à prendre au second degré. Beaucoup voient d’ailleurs dans la série une parodie des hits du box-office américain comme High School Musical.


Je ne dirais pas que Glee soit la bonne surprise de la rentrée car le pilote nous avait déjà été offert en guise d’amuse-bouche en mai. Mais je peux dire du moins que ce sont des agréables retrouvailles que j’ai faite avec ma bande de choristes loosers.