10 mai 2011
Fringe: bilan de la saison 3°°°°°
Pour le bilan de la première partie de la mi-saison voir ici.
Je crois que peu de personnes avait su prévoir après la première saison comment Fringe allait devenir le must-see de cette nouvelle décennie. Non je n’exagère rien! Si Lost était LA série des années 2000, Fringe ne peut être que la série des années 2010. JJ Abrams a des idées en or et elle sont d’autant meilleures qu’avec le temps il apprend à maîtriser les concepts paranormaux qui lui sont chers.
La différence principale avec Lost est que Fringe assume dès le départ son genre tandis que dans Lost l’explication scientifique est rarement recherchée. On passe donc du fantastique à la science-fiction. L’avantage? Les scénaristes ne peuvent plus utiliser des dieux ou esprits pour expliquer l’inexplicable, ils sont obligés d’être cohérents du début à la fin. La conclusion? Tout épisode est utile à voir mêmes si certains semblent moins intéressants il comportent tous un petit détail qui sera utilisé par la suite. Ainsi, la première saison nous aura, dés le départ, mis sur la piste des pouvoirs d’Olivia, de l’appartenance de Peter à un autre monde et du rôle des observateurs. Les trois éléments ont aujourd’hui été réunis en un seul épisode qui est a été détonnant.
Les références à Lost ont été nombreuses pour le season finale. Peter prétend venir du passé, le déroulement en flashback et la découverte avec Walt qu’ils appartiennent aux premiers hommes ce qui était une des possibilités émises pour les losties. La musique sur laquelle on joue les retrouvailles d’Olivia et Walter appartenait au même thème musical que celui de la dernière saison de la série d’ABC. On éprouve une nostalgie et on espère que cette fois-ci on aura des réponses voir même que les réponses de Fringe pourront être celles de Lost. Et le cliff final où l’on apprend que Peter n’a jamais existé est proche la théorie la plus courante quant à l’existence de l’île. J’ai même pensé à Battlestar Galactica avec ce dernier épisode./*SPOILERS BG*/ Je crois être la seule mais bon l’idée que les premiers hommes sur Terre étaient plus évolués que ceux qui ont suivis était un peu celle de la conclusion de BG./*FIN SPOILERS*/
Ce qu’on retiens surtout de cette saison c’est le deuxième monde. Toute la première partie de la saison avec les épisode en alternance d’un monde à l’autre était passionnante. On attendait avec impatience que d’un côté on découvre la taupe et que de l’autre la taupe revienne dans notre monde. Le fait que Peter sorte d’abord avec FauxLivia était géniale, ça faisait du coup beaucoup moins soap. Quant à le vraie Olivia, elle nous a permis de voyager dans l’autre monde et d’apprendre à le connaître, sans cela, la série n’aurait pas pu se permettre de faire par la suite des épisode uniquement avec la version fausse de nos héros. Ces épisodes ont été particulièrement réussis, l’enjeu était de taille avec la grossesse de FauxLivia et les plans machiavéliques de Walternate. On aime aussi revoir Charlienate et le tandem qu’il forme le trio qu’il forme avec FauxLivia et Lincoln. L’agent Dunham est chérie par ses coéquipiers dans l’autre monde et puisqu’ils sont des militaires et non des agents du FBI, les relations au travail sont différentes. Les militaires sont une bande de potes qui doivent être solidaires et veiller les uns sur les autres. On les voit bien aller boire des bières ensemble alors que dans notre monde ça blaguait pas souvent entre l’agent Francis et l’agent Dunham. L’enquête qu’ils sont en train de mener sur le secrétaire à la défense est un des enjeux principaux à venir.
Alors que dans la première partie de saison les gens de l’autre monde étaient représentés comme les ennemis, je me suis prise à les apprécier mais différemment de leurs alters puisqu’ils sont différents. L’état de guerre dans lequel vivent les gens de l’autre monde les a rendus plus soudés entre eux et contre les autres mais s’ils sont plus durs et intransigeants, ils n’en sont pas plus méchants. Il est difficile de dire par exemple qui est la plus grosse ordure entre Walter et Walternate quand on sait que Walternate est la victime de Walter et que contrairement à celui-ci il se refuse à utiliser des enfants comme cobayes. Il en est de même entre Olivia et FauxLivia, même Peter ne sait pas laquelle aimer. Lorsque dans l’épisode 6B, la Fringe division n’a pas d’autre choix qu’utiliser le protocole catastrophe du monde alternatif, on réalise que notre monde ne vaut pas mieux que l’autre et que où que l’on soit et qui que l’on soit, la fin justifie les moyens.
L’épisode qu’on ne risque pas d’oublier est l’épisode LSD et ses parallèles avec Inception. C’était une belle conclusion aux épisodes précédents. La mort définitive de William Bell méritait quelque chose d’exceptionnel. Le seul bémol de ce comic-fringe étaient les dessins peu ressemblants aux personnages et ce que l’on en retiendra surtout, c’est l’oiseau animé qui fit coucou à un Broyles shooté. Et si Anna Torv était pratiquement absente de l’épisode, Olivia en était plus que jamais au centre. Le monde tel qu’elle le vit est triste et morne, chacun y est interchangeable et cherche a ne pas se faire remarquer.
Cette troisième saison était la sienne et celle de son interprète qui a donc joué 3 rôle dont celui d’un autre acteur du casting! Même avec la même teinte de cheveux on sait distinguer les deux Olivia, la teinte qui a été choisie pour chacune d’elle révèle d’ailleurs aussi une partie de leur caractère. On a donné à l’une la blondeur de l’enfance et de la naïveté qui lui ont été enlevés trop tôt par son beau-père pour faire place à sa froideur apparente. A l’autre, le rouge flamboyant de la femme sure d’elle et qui vit ses passions jusqu’au bout. Notre Olivia n’aurait jamais osé trahir ses supérieurs par amour comme son alter.
Bon je pourrais en fait citer tous les épisodes, ils avaient tous quelque chose de spécial car la mythologie Fringe est devenue dense et permet maintenant de faire des épisodes très variés les uns des autres. Avec les shape-shifteurs, les observateurs, la machine, Massive Dynamics et sa bibliothèque digne d’Alias, les pouvoirs de Peter et Olivia et la famille Weiss, il y a un grand choix d’histoires sans compter que l’on peut changer de monde et d’époque. Certainement que l’on n’est pas au bout de la liste et que comme Sam Weiss cette année, on découvrira que d’autres personnes dont la présence nous semblaient anecdotique sont en fait essentiels pour comprendre la guerre des mondes.
Publié par bloubbloub at 4:43 dans Fringe Taggé anna torv, Fox, Fringe, JJ Abrams, John Noble, lost alias, SCIENCE-FICTION
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