Spartacus, blood and sand: Présentation°°°

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Continuons la découverte de notre calendrier des nouveautés avec une série dont le titre semble prometteur, puisqu’il s’agit d’un péplum basé sur le personnage de Spartacus, esclave gladiateur qui mena une révolte contre le pouvoir de Rome et qui faillit réussir. Pas que le personnage de Spartacus m’intéresse plus que cela mais, étant une orpheline de Rome version HBO, j’étais contente de pouvoir me replonger dans l’Antiquité.


Malheureusement, on n’est pas ici sur HBO et Starz n’en a pas les moyens de toute évidence. Du moins, c’est ce que l’on se dit lorsque viennent les premières scènes d’extérieur. On a l’impression de voir le studio et le vert de l’écran de fond, c’est pour dire que les effets spéciaux sont cheap. La neige artificielle est ridicule, tellement artificielle que les acteurs l’oublient et combattent quasi à poil. Et des poils ce n’est pas ce qui manque dans le pilot et les épisodes qui le suivent. Aucune scène de nudité ne nous est épargnée, si on ne voit pas un sein, on matte des poils pubiens. Il y a minimum trois scènes de cul par épisode ce qui explique certainement le choix des acteurs, les hommes sont bodybuildés et les femmes ont la poitrine ferme.


Mais le pire visuellement c’est sans aucun doute les combats et ce pour deux raisons. De un, parce que chaque coup de pied ou coup de poing mérite un ralenti façon Matrix sauf que les techniques de combats sont archaïques et ne nécessitent pas d’être ralenties. Cette lenteur combinée aux images de synthèses donne l’image d’un jeu vidéo en 3D. Le second élément qui dérnage, c’est le rouge. Je pense que pour être réaliste la série a dû supposer qu’à cette époque, l’être humain contenait 10l de sang tellement l’hémoglobine gicle à chaque raclée. Pire, les globules rouges surcolorent les scènes en dehors de l’arène et des courts d’entraînement. Le titre le laissait présager, le sang tâche jusqu’à notre écran.


Je pensais avoir tout vu quand, je ne sais pour quelle raison, je continue à regarder le générique. Il faut le voir pour le croire, des effets spéciaux encore pourris, un montage qui rappelle les génériques de documentaires sauf qu’on en est bien loin au vu du nombre d’anachronismes. Mais finalement, c’est grâce à cela que j’ai eu l’envie de poursuivre la série. C’était tellement mauvais que ça ne pouvait qu’être voulu, en partie du moins.


Très vite le second épisode confirme mon appréhension, Spartacus: Blood & Sand est la première série “série B” qu’il m’ait été donné de voir. Cela devient évident lorsque Batiatus s’étonne sur la dureté de son pénis et que sa femme ordonne une esclave de s’en occuper. De plus, le langage est vulgaire non seulement dans la bouche des esclaves mais aussi dans celle de l’aristocratie romaine. Le sexe est donc volontairement outrancier et la violence se veut payante. On envisageant la série sous cet angle, le pathétique s’efface au profit du comique et sans être exceptionnelle, j’apprécie cette série moins conventionnelle et plus provocante que celles de sa génération. L’utilisation des sentiments amoureux comme ressort pour justifier l’envie de vivre de Spartacus est facile mais d’autres en abuse également, pensons simplement à Lost que j’adore pourtant. Je précise finalement que la série est déconseillée aux moins de 18ans et que moi-même j’ai dû parfois me cacher les yeux devant autant de cruelle bestialité.

Secret Diary of a Call Girl: plus si secret°°°°°

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Secret Diary c’est l’antidote pour les filles en manque de Carry et de ses amies. Même folie des fringues, même goût du sexe mais avec en prime un amour de l’argent assumé. C’est le IIIème millénaire, les femmes n’ont plus peur de troquer les sentiments pour de l’argent.


Belle a depuis toujours cherché son indépendance financière et n’a jamais caché sa principale motivation. Elle vient d’une famille de la classe moyenne, ne se drogue pas et n’a pas d’enfants à nourir. La prostitution c’est son choix, c’est la façon la plus facile et la plus plaisante de se faire un max de blé. Le prix à payer est cher mais bien moins que ses tarifs. Elle s’est donc résolue à mentir à ses proches et limiter son cercle d’amis pour vivre dans le luxe de sa luxure.


La série traite du sujet avec légèreté et donne presque envie d’en faire aussi son métier. Belle a de très bons rapports avec ses clients, elle les fait jouir et parfois jouit aussi. Elle vit dans un super bel appartement et passe son temps libre à s’acheter des vêtements de grands couturier, en cash bien sûr. Certains reprochent à la série de traiter du  sujet avec trop de légereté et de ne pas montrer la face glauque de la prostitution et du proxénétisme. La question est de savoir si pour être de qualité, une série doit-elle être obligatoirement réaliste. Le réalisme n’est pas facile  et la comédie est toujours sous-évaluée. Pourtant faire rire sur le sexe sans tomber dans la vulgarité de Bigard ne me semble pas plus aisé./*SPOILERS:S03E06*/


Malheureusement, Hannah vit tellement seule qu’elle ne nous ouvrent pas beaucoup de pistes d’évolution
en dehors de leur clientèle. L’idée de donner une amie à Belle était une bonne façon de diversifier les histoires mais il faut bien avouer qu’en 20min il est un peu difficile de suivre les deux escort-girl. La question centrale depuis ces deux dernières saisons est la possibilité de vivre un amour quand on vit du sexe. La première tentative en saison 2 m’a semblé un peu scabreuse, on savait très bien comment tout ceci finirait et on avait que ça à se mettre sous la dent. Cette saison-ci avec la parution du journal intime de Belle, une toute autre voie s’ouvre et l’histoire qui commence est bien plus intéressante à la fois par ses dialogues et par la nature de la relation entre Hannah et Duncan. Elle vit du sexe et il vit de l’écriture des ses aventures sexuelles. Pourtant, à aucun moment ce n’est dérangeant pour nous, spectateurs. Duncan n’a rien d’un mac et Hannah lui parle de son boulot comme le ferait n’importe quelle femme avec son compagnon.


Dans un autre registre, le couple que forment Bambi et Byron est tout aussi attachant. Byron est un rêveur notoire et Bambi comme son nom l’indique est restée une enfant dans l’âme. Contrairement à Belle, la prostitution s’est imposée à elle. Abandonnée par ses parents, vivant dans un petit deux pièces, elle exerce le plus vieux métier du monde pour pouvoir simplement manger et payer son loyer. Elle est encore chez Stéphanie, la mac, et lui paie donc une large commission pour avoir accès une clientèle bas de gamme du fait de ses origines ethniques  et à mon avis aussi sociales./*FIN SPOILERS*/


Les épisodes se faisant, le sexe se fait de plus en plus original et je n’ose imaginer ce que l’on risque de voir dans les semaines à venir. J’espère que les scénaristes parviendront à rendre les compagnons de ces dames plus consistants afin de mieux comprendre les motivations qui les poussent à accepter de telles relations.

Cougar Town: Présentation°°

La population vieillit et le public aussi. Les scénaristes l’ont compris et essaient de faire coller au mieux leurs héros à ceux qui les suivent de semaine en semaine. Après Eastwick, c’est donc au tour de Cougar Town de s’atteler aux problèmes des quadragénaires. Est-il plus difficile de vieillir quand on est une femme? La vie est-elle finie à 40 ans? A-t-on assez profité de ses 20 ans? Tant de questions auxquelles la série tente  de répondre par l’humour.


A la première de ces questions, la série répond par l’affirmative et il n’y a rien de nouveau. On dit du charme masculin qu’il se bonifie avec les années  tandis que les atouts féminins sont réputés se faner. Mais ce qui est certainement plus innovant c’est d’oser nous le montrer en nous mettant face à des mœurs qui nous dérangent. Que Hank Moody dans Californication enchaîne jeunes conquêtes sur jeunes conquêtes nous choque peu. On dira de lui que c’est un Dom Juan, un hédoniste. Maintenant si Karen adoptait le même comportement, il ne fait pas de doute que certains penseraient qu’elle est désespérée ou pathétique. On se rend donc compte que la série de Showtime qui se veut provocatrice ne l’est pas tant. Je n’irais quand même pas jusqu’à dire que Cougar Town l’est, car on est sur ABC et qui plus est en 2009, après le phénomène Sex and The City. Mais la série met le doigt sur ce qui pourrait gêner , surtout dans une Amérique conservatrice: voir des femmes divorcées de l’âge de votre mère chasser de jeunes proies, telles des cougars (terme américain qui désigne les femmes mûres qui sortent avec de jeunes hommes).


Le public visé est aussi féminin que le casting. C’est une série de femmes par des femmes  et pour les femmes. Je ne cherche pas ici à émasculer un public potentiel mais le ressenti est bien différent de part et d’autre. On peut rire d’être dans pareille situation, on peut rêver d’éviter de l’être ou l’on peut juste regarder cela comme un compte-rendu sociologique. Car la sitcom ne va pas vous faire mourir de rire , tout au plus sourire. Au mieux, elle vous conscientisera sur une réalité sociale à laquelle nos normes ne se sont pas encore adaptées.


*Pour un pitch parlant, vous pouvez cliquer dans la colonne droite ou sur le lien suivant

Eastwick: Présentation°°

Prenez Charmed mettez-y une dose de Desperate Housewifes et vous vous retrouvez avec trois quadras aux pouvoirs surnaturels toutes droites sorties d’Eastwick. La série vous l’avez compris n’a rien d’innovant et joue sur un thème qui commence à m’agacer celui de la femme forte et indépendante mais qui reste scotchée à un idéal petit bourgeois.


L’atmosphère d’Eastwick est elle-même assez banale. Les décors me rappellent ceux de nombreux films de sorcières se déroulant dans de petits villages avec des habitations de type manoir. Vous y ajoutez que le soleil y brille toujours et je pense que vous avez une bonne idée du tableau général. Tout le monde se connaît et comme à Wisteria Lane les bruits courrent plus vite qu’Usain Bolt himself. Bien sûr on a droit la blonde, la rousse et la brune qui sert en même temps de représentante d’une minorité.


Cependant, la série remplit son contrat d’entertainement. Elle a l’avantage d’avancer sur plusieurs fronts à la fois ce qui peut également devenir un point négatif si elle n’accélère pas sa vitesse de croisière. En effet, les problèmes de sexe n’y sont pas tabous, on y parle aussi des difficultés d’être mère, de mener sa carrière et de pouvoir à quasi 40ans encore trouver l’âme soeur. En toile de fond, les sorcières découvrent lentement leurs pouvoirs sans que cela ne les trouble plus que cela d’ailleurs. Il semblerait donc que dans un premier temps la série se focalise plus sur son côté DH que son côté Charmed. J’ai du mal à imaginer pour l’instant que des êtres fantastiques sortis de l’enfer débarquent sur la place du village.


Ce qui m’a dérangé pendant ces premiers épisodes, c’est le traitement de ce qui me semble être le fil rouge de la saison ou peut-être même de la série. J’aimerais que les scénaristes nous donne plus de pistes sur l’identité du nouvel habitant énigmatique d’Eastwick (sur ce coup on se croirait un dimanche sur ABC). Mais peut-être suis-je trop impatiente… Après tout c’est normal le beau et ténébreux Darryl Van Horne est le seul à connaître toute la mythologie des sorcières d’aujourd’hui et d’hier. Et c’est sur ce point que la série à selon moi un bon potentiel.

Hung: Présentation

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La crise financière et économique semble être devenue une source d’inspiration pour les scénaristes d’outre-atlantique. Si en Europe on parle beaucoup de la crise on en ressent moins les effets dans la vie de tous les jours qu’aux Etats-Unis (logique) où des pertes d’emploi importantes sont annoncées avec la chute des géants du capitalisme américains. Parmi ses géants: General Motors et le monde de l’automobile en général. S’il y avait donc bien une ville pour symboliser le marasme économique et les dérives du capitalisme et de l’industrialisation c’était Détroit. Ce sont donc des bâtiments désaffectés et les rives polluées des lacs qui servent de décor au nouveau looser fauché de la télé: Ray. Lire la suite »