Mon weekend télé n°4: The Borgias, The killing US, Game of Thrones,…

The Killing (s01e09)°°°°°
Il y avait beaucoup d’intensité de cet épisode. D’abord, pour la première fois Linden et Holder forment une vraie équipe et ça se voit sur le terrain. Le fait qu’elle sache qu’il est un ancien drogué la rassure, va savoir pourquoi. Du coup, elle ne l’envoie plus seul au bout de la ville se faire chier tout un épisode dans un bus. Les rôles sont maintenant bien définis mais complémentaires. Linden est docteur honoris causa en relations humaines et son coéquipier se charge du sale boulot comme marchander un mandat illégal auprès d’un juge. Quand il s’agit d’interroger les suspects, on nous évite judicieusement le good cop/bad cop qui aurait été tentant vu les personnalités diamétralement opposées. Mais le meilleur du duo se révèle grâce à une belle course-poursuite dans un marché couvert. Pour une fois qu’il y avait de l’action dans The Killing, il fallait le mentionner. Autre mention spéciale pour le retournement de situation avec le fameux Mohammed. On avait compris depuis longtemps qu’il n’était pas le coupable du meurtre de Rosie car comme les fans de Cold Case ne le savent que trop bien, le “vrai” coupable n’est jamais le suspect du départ. On peut même aller plus loin; toute l’enquête est à côté de la plaque et puis jamais la prod aurait oser rentrer dans le cliché du méchant musulman. Au contraire, on n’est plutôt dans l’image post-post 11septembre qu’on avait pu voir dans les dernières saisons de 24: Le gentil musulman est la plus grande victime du terrorisme islamiste. Et pour être victimisés ils le sont pas qu’un peu pour le coup. J’ai vraiment eu mal au cœur pour Benett qui n’a de cesse que d’aider les jeunes et qui se retrouve avec écrit dans son dos killer en lettre capitales rouges sur son tableau blanc. Ça peut sembler fou mais ça m’a fait penser à l’affaire du moment. Sans préjuger de la culpabilité de DSK, ce n’est pas le sujet, on voit comment la présomption peut détruire la vie d’une personne avant même que le procès commence. Je crains fort que ça finisse encore plus mal pour notre personnage de fiction. La scène finale est des plus choquantes. On comprend les motivations du père qui est insulté par sa femme de mauvais père et veut lui prouver mais aussi se prouver qu’il est encore la pater familias. Par contre, son acolyte a montré une face très sombre de son personnage. Son besoin de violence est fort puisqu’il frappe une pierre pour se défouler de ne pas pouvoir frapper lui-même Benett, je comprend mieux l’appréhension de la sœur de Mitch à son égard. Enfin, Richmond, s’annonce être aussi une victime collatérale de la “présomption de culpabilité”. J’en viens donc à me demander si ce n’est pas un des thèmes majeurs de la série et cela justifierait l’existence des personnages politiques dans la série.  On veut nous montrer que le meurtre d’une personne crée des dizaines de victimes; il y a bien sur les proches de celle-ci et sa famille, les suspects innocents qui voient leur vie bouleversée,et les inspecteurs qui font les frais des deux parties.

The Borgias (s01e09)°°°
La série a le mérite de finir mieux qu’elle n’a commencé mais elle reste fort moyenne cependant. Les scénaristes ont opérés à un saut dans le temps d’au moins 6mois sans mentionner quelque repère que ce soit. Ainsi après avoir rapidement réglé le problème français, on assiste à la vengeance des Borgias qui est assez jouissive mais était-ce le plus important quand on parle de personnages historiques d’une telle envergure? Les mœurs des Borgias est certes l’une des cause de leur célébrité à travers les siècles mais la question politique aurait dût être plus centrale. On a expédié ce problème en permettant à Cesare de fuir rapidement son escorte et ce d’ailleurs avec une déconcertante facilité . En fin d’épisode, Lucrezia accouche et le Roi Charles arrive à Naples. Peut-être que dans les autres épisodes la notion du temps était la même mais avec la grossesse on réalise mieux le temps qui file et ça me dérange un peu car les personnages ne sont pas marqués par le temps et leur caractère n’évolue pas. De plus, on ne sait pas ce qui se passe en dehors du Vatican ce qui n’aide pas à situer l’époque. A part Machiavel, on ne nous présente pas les penseurs de cette période. J’espère en tout cas voir les répercussions du jeu politique du pape avec le Roi Charles car à moins de prendre le bateau le roi devra bien repasser par Rome et ça me fait tellement marrer de voir la représentation qui en a été faite de lui par les américains.

Game of Thrones (s01e06)°°°°°
J’adore toute l’intrigue qui se situe en dehors des 7royaumes et j’en ai eu pour mon argent avec cet épisode. La Khaleesi s’affirme plus que jamais comme la principale prétendante au trône de fer. Si j’avais bien compris qu’elle était enfin prête à endosser son rôle de reine je n’avais jamais vu venir ses prétention sur le couronne de son père mais la mort de son frère la libère puisqu’elle est la dernière Targaryen. Je pense qu’elle ne voulait pas sa mort mais ayant observé qu’elle ne pouvait être brûlée, elle a dû penser que soit son frère était comme elle et qu’il survivrait à son couronnement soit qu’il était comme le commun des mortels et qu’alors il méritait la mort. L’importance des Targaryen a obligé la réalisation à zappé le mur ce qui n’était pas une mauvaise chose pour donner le temps aux intrigues de se développer bien que les scènes avec Jon Snow soient toujours appréciables. C’est donc son père qui a profité de ce temps d’antenne pour créer l’esclandre dans les hautes sphères du royaume en partie à cause de sa femme qui il faut bien l’avouer est aussi folle que sa sœur. J’ai vraiment eu pitié du pauvre Tyrion qui prouve son honnêteté en défendant la reine mais se retrouve finalement emprisonné par une femme qui donne le sein à un fils qui n’a plus rien d’un bébé et qui parvient à garder le sens de l’humour en toute circonstances. La prison est assez originale, puisque la cellule n’est pas close et que quiconque qui sait survivre à une chute de quelques centaines de mètres peut s’en échapper super facilement. La justice est très moyenâgeuse. J’ai été étonnée de voir qu’un chevalier des Starck ait pris le risque de le défendre, je me demande si il l’a fait parce qu’un Lannister paie toujours sa dette. L’attitude des Starck risque de leur coûter cher et je doute que Robert accepte ce que Ned a découvert sur sa paternité, l’amour du roi pour son ami doit avoir des limites.

Treme (s02e05)°°°°
Ce cinquième épisode a commencé sur un enterrement et bien que je ne me souvienne pas du mort j’ai été émue par la façon dont la NOLA enterre ses enfants. Le pas cadencé des porteurs de corbillards à la musique des cuivres et l’hommage rendu par tous les musiciens qui symboliquement lèvent leur instrument comme des soldats font l’ultime salut militaire. Même les gens ne le connaissant pas lui rendent hommage parce qu’il appartenait à la famille de la musique du Treme. C’est aussi l’occasion de nous rappeler que tous ces personnages que nous suivons depuis deux ans ne se connaissent pas mais participent chacun nous faire découvrir la même ville sous différents points de vue. La violence qui fait suite à Katrina est au centre de la seconde saison et concerne toute la population qu’on soit avocat, tenancière de café ou artiste de rue. A cette violence les habitants doivent aussi faire face à une administration peu flexible qui peut-être, sans le vouloir ne soyons pas paranos, favorise la venue de vautours de l’immobilier comme Nelson Hidalgo. Heureusement à côté du drame qui continue, d’autres histoires nous apporte un peu d’espoir et de gaieté. Davis et sa tante reconvertie en mamie du rap m’ont bien marrer avec leur style bounce que j’ai découvert grâce à la série, c’est comme une auto-caricature du rap et du hip-hop. A NY, Jannette retrouve facilement un job et c’est l’occasion de nous placer deux guests stars pour l’occasion: Tom Colicchio et Eric Ripert dans leur propre rôle. A vrai dire, j’étais tellement obsédée par l’identité de la première guest que je n’ai rien suivi au dialogue jusqu’à ce que je réalise enfin qu’en effet je connaissais bien cette tête déjà vue dans Top Chef. Je me demande combien de temps Janette restera à NY car il est évident que la NOLA lui manque tout comme à Delmond qui se sent de moins en moins compris par ses amis et sa petite amie new-yorkaise, je lui excuserais presque d’en avoir une deuxième dans sa ville natale. Au vu de la libido de Jannette, je commence même à penser qu’elle pourrait devenir une petite amie 2en1, elle vit à NY mais vient de la NOLA comme lui.

Mon weekend télé n°1: Fringe, Desperate Housewives, United States of Tara,…

Mon weekend télé est  une nouvelle rubrique qui comme son titre l’indique parlera des séries diffusées le weekend aux États-Unis ou en Europe. Il s’agira d’un bref avis sur le dernier épisode diffusé avec une cotation identique à celle des billets habituels.

Fringe (s03e20)°°°°°

Excellent épisode, comme d’habitude serait-on tenté de dire, car pour l’instant cette troisième saison est un sans faute. Les scénaristes repêchent des éléments des saisons précédentes et tout nous à l’air cohérent. On sait depuis longtemps qu’Olivia a des pouvoir dont ceux de télékinésie. Bon le coup du parchemin, ça m’a rappelé Alias et déjà à l’époque j’y avais pas mordu, autant de science écrite il y a des lustres sur un papier rare en Occident et à une époque où y avait même pas le téléphone…Mon seul regret est de ne pas avoir eu des nouvelles de l’autre monde. Notre appétit est rarement rassasié avec un seul épisode, il faudrait des épisodes de deux heures, une pour chaque monde.

The Borgias (s01e06)°°

J’ai cru que j’allais m’étrangler devant ma tv cette semaine. L’épisode intitulé the French King, se déroulait en partie en France. On est au XVème siècle et un cardinal italien rend visite au roi de France. Soit deux personnes parlant une langue latine mais qui pour une raison inconnue -si ce n’est la faible QI du télépublic- préfèrent parler l’anglais soit la langue de l’ennemi pour les français. Mais comble du comble pour faire plus vrai, l’acteur jouant le roi de France parle anglais avec un accent français surprononcé alors que le cardinal italien parle dans un anglais parfait! Passons ce petit détail qui ne m’a pas vraiment étonné car on n’est pas sur HBO et Showtime avait déjà fait pareil avec les Tudors. L’épisode aurait dû contenir un petit carré blanc en bas de l’écran car on a eu droit à une scène de sexe par Borgia, le cadet pré-pubère y compris. En tant que fan de Spartacus, je suis difficilement choquée mais là c’était vraiment juste pour meubler. Les intrigues politiques, qui devraient être centrales quand on traite de personnages tels que Cesaere Borgia ou  Machiavel, ont peu avancé et n’avaient aucun intérêt. Le politique se limite à un cardinal routard qui endure la connerie et la mesquinerie des seigneurs dans l’espoir de faire une guerre sainte contre un pape débonnaire qui contre chaque alliance de son ennemi par le mariage d’un de ses enfants. Il reste cependant qu’un enfant à marier je suppose qu’on passera aux divorces ou aux assassinats des époux,par la suite.

Desperate Housewives(s07e20)°°°°

Bon épisode dans l’ensemble. Quelques bonnes répliques de Renee et une situation bien cocasse entre Bree et les filles de Gaby. On retiendra tout particulièrement la scène de l’oreiller. Du côté de chez Paul, j’ai trouvé que l’empoisonnement était bien trop rapide, que Felicia était vite devenue l’amie de Susan mais je pense que c’est faute d’avoir trouver mieux à raconter en attendant que Paul meure. La scène du brownie avec Felicia qui le mange, le vomit et oublie ses clefs dans son vomi était par contre bien marrante. Quant à Lynette, les scénaristes se sont souvenu qu’elle avait un job, pas mal parce que moi j’avais complètement oublié. On a bien compris que Tom est devenu du jour au lendemain un big shot mais ce n’est pas le cas de sa femme, malheureusement pour nous. J’espère que c’était le dernier épisode sur ce thème, il va falloir trouver autre chose à nous raconter, les enfants Scavo sont peu exploité pour l’instant alors qu’il y en a 5.


The Killing (s01e06)°°°°°

La série continue sur sa bonne voie. Linden commence à révéler une autre face de l’enquêtrice, le good cop s’efface pour faire place à une inspectrice au cœur de glace qui n’aime pas que l’on joue avec ses pieds. Une fois de plus, elle envoie Holder se balader, on les voit rarement ensemble mais je ne vais pas m’en plaindre ça innove le genre et nous éloigne des Law and Order. De plus, cela nous a permis de suivre les manigances d’Holder avec ce qui ressemble à un agent du FBI. C’est une bonne idée pour faire contrepoids aux scènes familiale de la famille Linden, j’aime qu’on exploite les deux personnages. Du côté de la famille Larsen, c’était encore bon à nous faire chialer entre le petit frère qui veut porter le cercueil et le père qui n’a pas de chemises à manchettes et qui se troue une chemise pour porter les manchettes que lui a offerte sa défunte fille. J’ai hâte de voir qu’est-ce qu’il va faire de Benett, ça serait dommage qu’il le tue car je sais pas si je pourrai encore compatir à sa douleur. Quant à sa femme, elle était moins présente mais par contre sa sœur va je pense prendre de l’importance par la suite. Je n’ai d’ailleurs rien compris au malaise avec le père de Kris, est-ce un ancien amant? A voir…Enfin côté politique c’était pas folichon, on reste sur le même schéma, Richmond est un mec  trop intègre au grand dam des ses conseillers et de moi-même.  Ce ne serait pas très réaliste de le  faire gagner les élections si il se la joue aussi loyal.

United States of Tara (s02e06)°°°°

Quelle bonne idée d’avoir introduit Eddie Izzard au casting. Il était déjà génial dans The Riches et ici le rôle lui semble taillé sur-mesure. L’idée de donner un psy fou à Tara est en soit une bonne chose mais l’originalité vient surtout dans le relation inédite qu’ils entretiennent. A la fois patiente, cobaye et étudiante, Tara n’est pas prête de quitter le monde de l’altérité. De plus, quelque chose me dit qu’Hatteras cache aussi une autre personnalité. Du côté des enfants, Kate nous fait toujours bien rire et j’espère qu’elle restera hôtesse jusqu’à la fin de saison. L’avion offre en effet la possibilité d’introduire sans cesse de nouveaux personnages et de mettre en place des petits sketches indépendants du reste de l’histoire et qui nous permettent d’utiliser nos zygomatiques. C’était un peu plus mou du côté de Marshall, mais en 20 min on ne sait pas  tout développer. Cela dit j’ai trouvé le montage de son film très beau et je préfère Noah à Lionel, avec lui Marsh parle plus et on en apprendra plus de lui et de sa relation avec sa mère. Enfin, Charmaine s’est réconciliée avec Tara ce qui était prévisible. Elle essaie de profiter de sa mère mais là ça ne fonctionne pas car celle-ci est fauchée. Ce retour est surtout l’occasion de voir comment Tara réagit après la révélation faite par sa mère. Elle parvient finalement à ne pas changer de personnalité donc c’est bon signe quant à sa thérapie et au pacte qu’elle a passé avec ses alters. J’espère qu’on reverra au prochain épisode Buck au prochain épisode continuer la traque du demi-frère car pour moi c’est surtout par lui que passera sa guérison.

Californication: lancement de la saison 4°°


/*SPOILERS SAISON3 EPISODES 1 et 2*/On reprend l’histoire exactement où l’on s’était arrêté avec un Hank Moody on ne peut plus dans le pétrain. Seulement 48h ce sont écoulées depuis l’année passée, tout juste assez pour ne pas le voir en garde à vue. Hank se fait arrêter par deux fois et par deux fois on élude les scènes d’interrogatoire et de prison. Dommage, parce que l’on se cantonne alors aux rendez-vous avec son avocate et à ses  problèmes de couple.


Californication a définitivement perdu de sa fraîcheur et nous semble dès lors plus vulgaire que provocatrice. Le héros me répugne plus qu’il ne me fascine, son comportement avec les femmes est grossier mais ce ne pas ça le pire, il est surtout prévisible. Le personnage est devenu une caricature de lui-même tout comme Karen, Becca et Charlie. Karen et Becca sont les éternelles victimes qui ne peuvent s’empêcher de retourner vers leur bourreau. Runckle est le plus pathétique de tous, il devient un sous Moody qui trompe sa femme tout en essayant de la récupérer. C’est comme si son ami looser était un modèle à suivre sauf qu’il n’en possède pas le physique ce qui rend encore la pilule plus difficile à avaler.


J’ai du mal à cerner l’intrigue de cette saison ou plutôt son intérêt. En première saison, c’était la reconquête de Karen avec les conquêtes d’Hank en écran de fond. J’avais aussi aimé la découverte de la villa McKinley de David Hertz dans laquelle vivait Karen et d’une autre villa qu’Hank lui avait fait visité qui sont deux beaux exemples du patrimoine architectural de L.A.. En deuxième saison, il y avait l’écriture du second livre d’Hank et le vol de celui-ci par Mia. De plus, son amitié avec Lew Ashby offrait des trames supplémentaires . La troisième saison avait eu la bonne idée de se trouver un nouveau décor et d’élargir le casting pour renouveler les aventures dans l’enceinte universitaire de L.A.. C’était déjà un peu du recyclé car tout tournait autour du sexe entre le prof et ses étudiantes ainsi qu’à l’intérieur même du corps enseignant mais ça faisait plaisir de changer de contexte. Cette quatrième saison elle a peu d’enjeux parce qu’à aucun moment on ne mord aux problèmes juridiques de Moody. Car tout ce qu’on en voit c’est son avocate qu’il va tôt ou tard se taper. L’adaptation cinématographique du second livre nous rappelle celle du premier bien que cette fois-ci on suit le processus depuis le début. Mais la vision du cinéma par Hank n’a pas changé, il reste arrogant avec ses collaborateurs et passe de plus en plus pour un gros has been avec son pote Charlie dont il est le seul client. Peut-être que les choses s’amélioreront lorsque l’on suivra le tournage mais j’ai du mal à croire que les scénaristes aient prévu moins de sexe, cela les obligerait à écrire plus de dialogues et d’histoires.


Il n’y eu que deux épisodes mais c’est déjà 20% de la saison donc on peut se permettre d’être pessimiste quant à la suite. Il semble qu’en ce qui concerne Hank Moody on ait fait le tour de la question, la solution serait peut-être de plus développer les personnages secondaires comme Marcy qui avec sa voix nasillarde nous fait sourire à tous les coups.

Dexter: Bilan saison 5°°°

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Je crois qu’on ne pourra jamais qu’être déçu à la fin de chaque saison de Dexter. Car une fois de plus on savait la série confirmée pour une année supplémentaire et par conséquent on savait que Dexter s’en sortirait encore. J’ai pourtant bien aimé le fil conducteur de cette année. Le criminel était intéressant car manipulateur il n’était pas tueur. La prestation de l’ancien Eli Stone était excellent.


A plusieurs reprises et plus souvent qu’à l’habitude, Dexter a été à un cheveu d’être démasqué, si bien que j’ai été suffisamment sotte pour croire que Deb découvrirait le pot aux roses. Elle aurait pu devenir le justicier et son frère le tueur, plus besoin de Harry pour Dexter ni  pour Debra de devoir suivre les règles pour condamner quelqu’un. Mais on a préféré à Deb, une inconnue: Lumen. Malheureusement, elle ne cherchait qu’à se faire justice à elle-même.J’ai été très déçue par la non prise de risque. L’a faire partir juste après la mort de Jordan, c’est nous prouver que toute cette romance ne servait qu’à combler les silences entre les dialogues et la voix-off de Dexter.


La romance c’est justement le thème phare de ce cinquième volet. On nous a bien bassiné avec Laguerta et Batista et ça n’a jamais mené à quoique ce soit dans l’avancement des autres story-lines contrairement à celle de Quinn et Deb. S’il y a bien un constante dans la série, c’est que l’officier Morgan se chope chaque saison une relation foireuse. Celle-ci va semble-t-il durer et je n’ose espérer que son nouveau boyfriend réussira là où elle a échoué, en démasquant notre rouquin hémoglobinique.


Dexter a d’autant plus de chance de se faire démaquer qu’il enfreint de plus en plus facilement son code. En ce sens, la série peut encore témoigner d’un intérêt, celui de démontrer que ce qui est défendu ce n’est pas le bien fondé de la peine capitale mais plutôt la bassesse des instincts primaires qui la motive. En débarrassant Dexter de Harry nous voyons pour la première fois sa vraie nature. Il tue pour tuer et le reste ce n’est que du baratin pour atténuer la culpabilité du spectateur qui ressent de l’empathie pour son héros serial-killer. Mais ce qui est sur c’est que le héros, lui n’a nullement besoin de ménager sa conscience.


Avanr de conclure, on notera quelques passages qui ont relevé le niveau. D’abord, le retour de Disneyland des enfants qui apprennent la mort de leur mère par leur beau-père coiffé des oreilles de Mickey . Ensuite, les enquêtes sur la Santa Muerte de Debra et Cira qui nous ont fait plonger en plein little Havana. Dommage, que la rivalité naissante entre les deux femmes aient été aussi négligemment balayée du scénario tout comme les tensions avec le commisaire. Dire qu’elle a sauvé son cul pour tous les sauver, c’était un peu piqué des vers, mais bon, tout le monde à marcher alors tant mieux pour elle. Enfin, les personnages tels que Vince ou Astor ont apporté un réel plus à chacune de leur apparition. Le scientifique par son humour vulgaire qu’on aimerait plus souvent entendre et Astor parce qu’elle est la seule à mettre des bâtons dans les roues de Dexter quand Laguerta et Debra préfèrent s’en prendre à Quinn que voir la réalité qui leur pend au visage. Trois bulles seulement pour cette saison, j’avais peut-être trop d’espoirs après le précédent season final

The Big C: Présentation°°°°

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Avant d’entamer le stock de pilots qui grossit de jours en jours, j’ai voulu encore essayé les dernières séries estivales louées par mes collègues blogueurs. Je ne sais pas si c’est par conformisme mais j’ai tout de suite adhérer à The Big C et son personnage central, Cathy. C comme Cathy, C comme cancer, autre personnage principal de la série.


Si je vous dis que Cathy est enseignante de carrière et cancéreuse de son état, le rapprochement sera immédiat avec un autre héros du petit écran d’AMC. Pourtant, ce n’est pas à Walter White que l’on pense après deux épisodes mais plutôt à la palette d’autres personnages créés par Showtime. La chaîne est devenue spécialiste dans la dramédie au format sitcom. En couplant la diffusion de The Big C avec Weeds, on fait forcément le parallèle entre Cathy et Nancy. Ce sont deux femmes qui se battent pour leur familles et qui sont capables d’actions disproportionnées pour y arriver. La comparaison s’arrête là, car Cathy, elle, reste sur la voie morale et légale. Cathy veut  changer sa vie et en profiter, pas par nécessité mais par envie. C’est sur ce point qu’elle se distingue des deux autres dealers de l’écran.


Parmi les héros de Showtime, il y aussi l’antipathique Nurse Jackie et la douce Tara. Mais toutes ces héroïnes sont si bien construites psychologiquement qu’elles n’ont pour point commun que leurs idées farfelues. Mais de toutes, Cathy est la plus attachante. Elle n’est pas caricaturale, sa réaction à son cancer est  tout à fait compréhensible et touchante surtout l’attention qu’elle donne à ses proches même à ses étudiants. La relation qu’elle entretien avec l’une de ses étudiante donne un ressort comique à la dramédie moins lourd que les apparitions du clown qui lui sert de mari. Par contre son frère réussi parfaitement sa mission de divertissement en extremiste défenseur de l’écologie et comme j’ai une dent contre la nouvelle vague bio-décroissantiste, mon plaisir n’est que plus grand de voir ses sympathisants caricaturés.


On notera enfin les bons dialogues offerts par les scénaristes dont la réplique entre Cathy et l’une de ses étudiantes au sujet de l’obésité de cette dernière lors de l’épisode pilote. J’ai hâte de voir comment les scénaristes vont gérer à l’avenir la question du cancer qui pour l’instant est tabou pour l’entourage de la malade. C’est une bonne idée de départ mais avec le temps on risque d’avoir nous-même envie de crier qu’elle a le cancer comme justification à ses proches de ses comportements étranges. Il ne faudrait pas tomber dans ce genre de frustration pour le téléspectateur, l’attente risquerait de tuer l’effet d’annonce.

Secret Diary of a Call Girl: plus si secret°°°°°

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Secret Diary c’est l’antidote pour les filles en manque de Carry et de ses amies. Même folie des fringues, même goût du sexe mais avec en prime un amour de l’argent assumé. C’est le IIIème millénaire, les femmes n’ont plus peur de troquer les sentiments pour de l’argent.


Belle a depuis toujours cherché son indépendance financière et n’a jamais caché sa principale motivation. Elle vient d’une famille de la classe moyenne, ne se drogue pas et n’a pas d’enfants à nourir. La prostitution c’est son choix, c’est la façon la plus facile et la plus plaisante de se faire un max de blé. Le prix à payer est cher mais bien moins que ses tarifs. Elle s’est donc résolue à mentir à ses proches et limiter son cercle d’amis pour vivre dans le luxe de sa luxure.


La série traite du sujet avec légèreté et donne presque envie d’en faire aussi son métier. Belle a de très bons rapports avec ses clients, elle les fait jouir et parfois jouit aussi. Elle vit dans un super bel appartement et passe son temps libre à s’acheter des vêtements de grands couturier, en cash bien sûr. Certains reprochent à la série de traiter du  sujet avec trop de légereté et de ne pas montrer la face glauque de la prostitution et du proxénétisme. La question est de savoir si pour être de qualité, une série doit-elle être obligatoirement réaliste. Le réalisme n’est pas facile  et la comédie est toujours sous-évaluée. Pourtant faire rire sur le sexe sans tomber dans la vulgarité de Bigard ne me semble pas plus aisé./*SPOILERS:S03E06*/


Malheureusement, Hannah vit tellement seule qu’elle ne nous ouvrent pas beaucoup de pistes d’évolution
en dehors de leur clientèle. L’idée de donner une amie à Belle était une bonne façon de diversifier les histoires mais il faut bien avouer qu’en 20min il est un peu difficile de suivre les deux escort-girl. La question centrale depuis ces deux dernières saisons est la possibilité de vivre un amour quand on vit du sexe. La première tentative en saison 2 m’a semblé un peu scabreuse, on savait très bien comment tout ceci finirait et on avait que ça à se mettre sous la dent. Cette saison-ci avec la parution du journal intime de Belle, une toute autre voie s’ouvre et l’histoire qui commence est bien plus intéressante à la fois par ses dialogues et par la nature de la relation entre Hannah et Duncan. Elle vit du sexe et il vit de l’écriture des ses aventures sexuelles. Pourtant, à aucun moment ce n’est dérangeant pour nous, spectateurs. Duncan n’a rien d’un mac et Hannah lui parle de son boulot comme le ferait n’importe quelle femme avec son compagnon.


Dans un autre registre, le couple que forment Bambi et Byron est tout aussi attachant. Byron est un rêveur notoire et Bambi comme son nom l’indique est restée une enfant dans l’âme. Contrairement à Belle, la prostitution s’est imposée à elle. Abandonnée par ses parents, vivant dans un petit deux pièces, elle exerce le plus vieux métier du monde pour pouvoir simplement manger et payer son loyer. Elle est encore chez Stéphanie, la mac, et lui paie donc une large commission pour avoir accès une clientèle bas de gamme du fait de ses origines ethniques  et à mon avis aussi sociales./*FIN SPOILERS*/


Les épisodes se faisant, le sexe se fait de plus en plus original et je n’ose imaginer ce que l’on risque de voir dans les semaines à venir. J’espère que les scénaristes parviendront à rendre les compagnons de ces dames plus consistants afin de mieux comprendre les motivations qui les poussent à accepter de telles relations.

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