Rubicon: Présentation°°°

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Voici la petite dernière du network montant, AMC. Alors c’est peu dire que l’on attendait beaucoup de Rubicon après avoir vu Breaking Bad et Mad Men. Et à la comparaison Rubicon ne tient pas la distance que ce soit visuellement ou conceptuellement parlant. L’idée n’est pas aussi originale que BB et la période et l’univers exploré est bien connu. Le pitch est simple, Will, analyste dans une organisation secrète investigue sur la mort mystérieuse de son mentor et beau-père.


Il y a comme un flou général sur l’histoire et les personnages. Cela va bien sur de pair avec le thème de la série qui mise sur la fascination des américains les complots. Personnellement, cette mystification des arènes du pouvoir ne m’a jamais passionné. Car dès le départ on sait comment ça finit c’est juste les motifs qui varient entre raison d’état et intérêts personnels de quelques cadres dirigeants.


Pourtant, dans la théorie du complot des innovations peuvent encore être apportées comme l’a démontré Damages. LA clef de la première saison était dans la narration déstructurée chronologiquement et dans la conjugaison de plusieurs petits complots plutôt qu’un gros qui dépasse tout sens de la réalité. Rubicon n’innove malheureusement rien ni la narration ni le complot. On se retrouve avec un club d’hommes qui fument le cigare en sirotant leur whisky dans des alcôves sombres. Les suicides et les accidents paraissent toujours suspects et certains amis gentils, les plus gentils, se révèlent souvent être les méchants.


Rubicon se laisse regarder mais n’offre rien d’exceptionnel. Will est un héros fort taiseux et discret ce qui me dérange puisque ses acolytes le sont un peu tous aussi. Il y a autant de regards échangés que de paroles, je ne sais pas comment font ces personnes pour vivre dans un tel malaise mais moi ça me fout mal et ça m’énerve. On a envie de leur dire aller bougez-vous, dites ce que vous pensez au lieu d’espérer que les autres le devinent. Mais bon c’est peut-être le langage des analystes qui m’échappe!

Damages: Fin en beauté°°°°

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La rumeur court de plus en plus fort, Damages risque fort de ne pas être reconduite la saison prochaine.
Assez étrangement, bien que j’aie apprécié cette ultime saison, cette décision me ravit. Quand on voit l’excellence de la saison inaugurale et l’incapacité des scénaristes à maintenir le cap durant trois saisons, c’est un soulagement que de savoir que la série ne sera plus malmenée à l’écran.


Le système des flashforward, si efficace au départ, s’est révélé mauvais au fil du temps. Peut-être que le visionnage de Lost au même moment m’a poussé à me lasser de cette technique narrative. Pourtant, ce que nous annonçait les flashes, c’était du lourd. La mort de Tom Shayes devait nous tenir en haleine durant des mois. Mais après trois épisodes de flashes sur sa mort on se dit: so what? L’intrigue sur les Tobin n’a pas non plus bien pris. Ils étaient tous détestables dans cette famille et finalement c’est leur avocat qui a rle mieux éussi à tirer son épingle du jeu et remplacer le vide laisser par Zeljko Ivanek, il y a 3ans déjà. D’ailleurs, le revoir cette année, même en “format ghost”, a apporter une touche de nostalgie, nous rappelant ô combien on avait trépigné devant chaque rencontre entre lui et Glenn Close.


Le retour d’Arthur a lui été moins bien géré. Pendant quelques épisodes, on sait quand même demandé où son histoire nous mènerait. Un épisode de moins sur lui aurait été mieux mais on ne crache pas notre plaisir quant on revoit Timothy Olyphant. On nous offre enfin une conclusion et de manière originale, au meurtre de David,avec en prime son fantôme of course. On pourra donc dire que tout le monde était à la fête pour dire au revoir à la série.


Les vies personnelles des deux “requines” (néologisme d’aquarium) ne sont donc pas en reste. Ellen a démontré qu’en tant que digne héritière de Patty elle pouvait être une connasse envers sa famille. Il faut bien dire qu’on s’est toujours demandé ce qu’une fille aussi brillante et jolie faisait dans une famille pareille. Pas grand chose, puisque sa mère a voulu d’en débarasser! Ce pan de l’histoire était bien trouvé et traité rapidement de surcroît. Pour ce qui est de la famille Hewes, la story-line Michaël m’a un peu embêté. Peut-être ne suis-je pas assez patiente mais quand on voit où ça nous mène on est un peu déosrienté. Autant de minutes passées seulement pour justifier le crash de voiture? Mais on pardonne parce que l’affrontement final entre Patty et sa belle-fille était d’un jouissif sans précédent! C’était du Patty dans sa grande classe, son meilleur coup de la saison.


Bon j’ai mis en avant beaucoup de points négatifs mais pourtant j’estime que c’est une belle fin. Les quatre derniers épisodes étaient remplis de twists qui n’auraient pas fait autant effet si ces histoires qui semblaient inutiles ou tirées en longueur n’avait pas été si minutieusement avancées. Dommage qu’il ait fallu entretenir autant le suspens. Même la mort de Tom a fini par nous surprendre. La scène finale était magnifique, Patty y dévoile son côté le plus sombre et nous laisse sur une seule interrogation, la seule qui n’ait pas trouvé de réponse, d’ailleurs: qui est ce Julian? Est-ce une hallucination dans son souvenir ou dans ce qui semblait être la réalité? Après avoir longtemps pensé à la première solution, sans trop y croire, je pense maintenant que Julian (qui a du inspiré le nom de Julia pour l’enfant mort-né) a réellement assisté à sa fausse couche. L’architecte qui la pousse à abattre les murs pour voir la vérité nue, n’est qu’une hallucination née de sa culpabibilité. Il ne sert qu’à lui montrer le monstre qui est en elle. Le trou dans le mur le lui rappelle sans cesse, elle vit dans cette immense appartement de luxe mais au prix de la solitude. Ellen, utopique, espère être différente mais son jeu avec le procureur (à la fin, j’ai pas compris qui avait trahi qui et ça j’ai bien “kiffé”) prouve bien qu’elle n’est pas bien loin de son modèle. Si la série devait continuer, elle pourrait sans conteste reprendre le rôle de Patty. Mais son Tom, Damages perd tout son capital sympathie alors pour la postérité de cette création, prions qu’elle n’existe plus. De plus, au vu des mauvais rôle qu’y jouaient les femmes, j’étais devenue misogyne bien qu’appartenant à la gente féminine.