mar
09
2009
… jouer le jeu du je des blogs, aimer ce que l’on déteste, faire ce que l’on reproche : humaines propensions au paradoxe, à l’absurde.
Voici un blog pour et sur, tout et personne, rien et quelqu’un.
Dans ce blog, il ne s’agira pas de prophéties, de prédictions, mais de constats.
Pas de justifications, mais de principes auto-suffisants.
Pas d’idéologies, mais d’idées ; pas de convictions, mais d’opinions.
Mais n’entendez pas par là un futur rempart relativiste, à vrai dire, la vérité n’est pas en question ; d’ailleurs elle n’importe pas vraiment ici-bas. Chaque jour qui constitue notre vie, nous nous mentons à nous-même, souvent par omission, c’est une conditio sine qua non à notre survie, nous avons besoin du faux, mais nous y reviendrons.
Arrive dès lors, inéluctablement, l’inexorable et récurrent pourquoi. Question réflexe, piège, hors de propos. Et bien pour y répondre en mettant un terme à ces verbiages : de pourquoi, il n’y a pas. C’est pourquoi ce blog fut.
mar
09
2009
Informatique + Radiohead = ???
5 est une solution convenable, toutefois, elle constituerait certainement un message dénué d’intérêt.

Radiohead utilise les nouvelles technologies et le fait savoir. Cette vidéo provient d’ailleurs de Google Code : ici. On y voit le making of, et on peut y faire “des expériences de visualisations”. Mais pour ne rien vous cacher, le contenu vise plus les informaticiens que les mélomanes.
mar
09
2009
1. Erreur de la confusion entre la cause et l’effet.
— Il n’y a pas d’erreur plus dangereuse que de confondre l’effet avec la cause : j’appelle cela la véritable perversion de la raison. Néanmoins cette erreur fait partie des plus anciennes et des plus récentes habitudes de l’humanité : elle est même sanctifiée parmi nous, elle porte le nom de « religion » et de « morale ». Toute proposition que formule la religion et la morale renferme cette erreur ; les prêtres et les législateurs moraux sont les promoteurs de cette perversion de raison. Je cite un exemple. Tout le monde connaît le livre du célèbre Cornaro où l’auteur recommande sa diète étroite, comme recette d’une vie longue et heureuse — autant que vertueuse. Bien peu de livres ont été autant lus, et, maintenant encore, en Angleterre, on en imprime chaque année plusieurs milliers d’exemplaires. Je suis persuadé qu’aucun livre (la Bible exceptée, bien entendu) n’a jamais fait autant de mal, n’a jamais raccourci autant d’existences que ce singulier factum qui part d’ailleurs d’une bonne intention. La raison en est une confusion entre l’effet et la cause. Ce brave Italien voyait dans sa diète la cause de sa longévité : tandis que la condition première pour vivre longtemps, l’extraordinaire lenteur dans l’assimilation et la désassimilation, la faible consommation des matières nutritives, étaient en réalité la cause de sa diète. Il n’était pas libre de manger beaucoup ou peu, sa frugalité ne dépendait pas de son « libre arbitre » : il tombait malade dès qu’il mangeait davantage. Non seulement celui qui n’est pas une carpe fait bien de manger suffisamment, mais il en a absolument besoin. Un savant de nos jours, avec sa rapide consommation de force nerveuse, au régime de Cornaro, se ruinerait complètement. Credo experto.