18 octobre 2009

Le meilleur des séries : Ally McBeal

Souvent considéré comme la série qui a révolutionné les héroïnes de série TV,Ally McBeal ne vise pas uniquement le public féminin. Retour sur une des nombreuses bonnes série de David E. Kelley.

Un cast parfait (ou presque), des histoires à dormir debout et une pléiade de guest font des 4 premières saisons de la série un petit bijou qui nous fera oublier la fausse note de la dernière… Fraîchement arrivée sur le marché du travail, Ally se voit offrir un job par un ancien ami, Richard Fish, dans son cabinet d’avocat. Elle y retrouve l’amour de sa vie… marié avec une autre.

La série aurait pu se cantonner à un enchaînement de sketch décalé si elle n’avait pas eu pour créateur l’excellent Kelley. Au contraire on se retrouve avec une véritable dramédie composée de personnages attachants et très délurés. Un acteur se détache dés le début véritablement du lot en plus de Calista Flockhart, Peter McNicol interprète de John Cage. C’est toujours un bonheur de le voir tant il excelle dans ce rôle qui semble véritablement taillé pour lui.

Mais plus que tout ça, Ally McBeal c’est ce mélange comme il y’en a toujours chez David E. Kelley entre le réel et l’imaginaire, le loufoque et le sérieux, le travail et le coeur. De Boston Public à Boston Legal en passant par The Practice, Kelley dans ses dernières séries a toujours tout mélangé, passant du plus sérieux au plus léger. Et c’est ce qui fait la force de ses séries. Si Ally McBeal était principalement loufoque, son opposée The Practice qui a commencé la même année était elle avant tout sérieuse. Dans les deux cas, cette opposition sert de soupape au rythme de ces deux séries pour éviter d’une part l’aspect sitcom et de l’autre que The practice ne soit pas trop pesante.

Au final, on se retrouve avec une série attachante où l’on fini tout de même par se demander si Ally trouvera enfin le bonheur. Et bon j’aime bien Bon Jovi mais même avec Jon Bon Jovi dans la dernière saison la sauce ne prend plus et on fait tout pour essayer de l’oublier !

8 octobre 2009

Preview 2009 : The Good Wife

Le retour de Julianna Margulies à la télé et encore dans une série judiciaire ça donne quoi ? Réponse tout de suite !

Une nouvelle série judiciaire, certains s’exclameront encore, d’autres comme moi diront plutôt enfin. Parce que contrairement à la légende urbaine, il n’y a pas une ribambelle de legal drama à part les Law and Order qui reste tout de même plus des procedural et surtout sont axés sur le pénal alors que The Good Wife (pour l’instant) se concentre sur les procès au civil. Et depuis que Boston Legal et Eli Stone ont quitté l’antenne, les networks n’en proposaient plus.

Alors que vaut cette nouvelle série ? Déjà le pitch est innovant. Alicia Florrick est la femme d’un procureur déchu à cause de relations torrides avec des prostitués et d’une affaire de corruption. Le scandale est largement repris par tous les médias mais Alicia Florrick décide tout de même de rester avec son mari qui se retrouve en prison. Parallèlement elle reprend son métier d’avocate qu’elle avait quitté quelques années plus tôt. Si sa vie personnelle est le fil conducteur de la série, chaque épisode se concentre sur une affaire juridique.

La première chose à saluer dans la série c’est Julianna Margulies qui réussi un magnifique retour après l’essai manqué de Canterbury Law. Elle remporte son pari en incarnant une femme touchante loin des working girl que nous imposent bien d’autres séries. A noter également la présence de Josh Charles, ça vous dit peut-être pas grand chose mais quand on est fan d’Aaron Sorkin on pense tout de suite à Dan Rydell dans Sports Night, petit bijou dont j’ai déjà parlé dans ce blog.

Comme j’ai trainé ces derniers temps j’ai eu le temps de voir plusieurs épisodes et je dois dire que j’aime bien. Ce n’est pas extraordinaire mais ça fait partie des bonnes nouveautés de la saison et comme je ne suis pas fan des dramas judiciaires “sérieux”, le fait que je la regarde encore après 3 épisodes est plutôt une bonne nouvelle.

Créateur : Michelle King et Robert King
Network : CBS
Genre : Drama
Cast : Julianna Margulies, Josh Charles, Archie Panjabi et Christine Baranski
Quand ? : Le mardi à 22h00
Must see ou pas ? : Must see !

1 octobre 2009

Emmy 2009 entre déjà vu et déception.

Il ne va être question ici que de quelques résultats, la cérémonie en elle-même était plutôt réussi sachant que ce n’est jamais facile de faire tenir le public pendant plusieurs heures, Neil Patrick Harris s’en est plutôt bien sorti dans cet exercice.


Jon Crye (Photo : E! )

Bon bien-sûr comme toujours 30 rock et Mad Men ont été très en vue, sauf petite nouveauté, Tina Fey s’est fait détrôné par Toni Collette pour l’emmy de meilleur actrice. Du côté du meilleur acteur masculin dans un drama c’est encore Bryan Cranston tandis que Glenn Close remet ça également. Beaucoup de nouveauté je vous dis…

Mais parlons un peu des seconds rôles, aussi bien dans les séries comiques que dans les dramas. Commençons avec la victoire de Jon Cryer qui joue Alan Harper dans la série Two and a Half Men. Beaucoup se sont émus de sa victoire aux dépends de Neil Patrick Harris qui joue l’inénarrable Barney dans How I Met Your Mother. Je suis pas tellement d’accord avec ces critiques, certes la saison 4 a sans doute été la meilleur pour Barney mais de son côté Jon Cryer se distingue également dans TAHM, c’était d’ailleurs sa 4e nomination pour sa 1e victoire. Le sentiment de déception ressenti par de nombreuses personnes est à mon avis dû au fait que Barney est un personnage culte, mais culte ne veut pas dire le meilleur. Même si NPH est un excellent acteur je pense honnêtement que Jon Cryer l’a surpassé cette année, bien sur son rôle est moins marquant que Barney puisque ce dernier fait l’impression d’un One Man Show a chaque épisode, mais cela ne suffit pas à gagner.


William Shatner, James Spader et Christian Clemenson (Photo : ABC)

Du côté des seconds rôles dans un drama par contre je suis vraiment deçu. Michael Emerson a remporté l’emmy devant William Shatner et Christian Clemenson tous les deux acteurs de Boston Legal. Si je veux bien passer sur le fait que Clemenson n’ait pas gagné, je suis par contre limite outré que Shatner n’ait pas eu un dernier emmy pour son magnifique rôle de Denny Crane. Premièrement parce que Shatner est une légende de la télévision américaine et que Denny Crane marque sans doute son dernier grand rôle dans une série et deuxièmement parce qu’il était tout simplement génial, son jeu était d’une telle justesse, son rôle si drôle et pathétique que c’est un crime de ne pas lui avoir offert de dernier emmy.


Battlestar Galactica (Photo : Syfy)

Enfin un dernier regret, le fait que Battlestar Galactica n’ait jamais remporté d’emmy majeur alors que la série est considéré à travers le monde comme tout simplement révolutionnaire et un chef d’oeuvre de la science fiction. Il est toujours aussi triste de voir que le genre reste considéré comme marginal dans le monde de la télévision.

26 septembre 2009

Preview 2009 : Cougar Town et Modern Familly

Petit aperçu des comédies du mercredi soir sur ABC qui ont cartonné pour leur première diffusion. Cougar Town avec en lead l’ex-monica de Friends et Modern Familly qui avec notamment Ed “Bundy” O’Neill et une ex de Boston Legal.

Cougar Town

Commençons avec Cougar Town qui marque le retour de Courtney Cox dans une série après la pas terrible Dirt. J’étais assez scéptique à la vue du pitch mais le fait qu’elle soit produite par Bill Lawrence m’a tout de suite rassuré. Cox joue une mère de famille séparée de son ex-mari qui à la suite du conseil d’une de ses amies va sortir avec des hommes plus jeunes. Une “Cougar” aux Etats-Unis est femmes dans sa quarantaine qui ne sort qu’avec des hommes biens plus jeunes, dans la vingtaine par exemple.

La première chose qui saute aux yeux dans cette sitcom est le fait qu’elle soit dirigé par le papa de Scrubs, on retrouve véritablement les mêmes procédés et presque la même ambiance (En ajoutant en plus Mme Lawrence qui joue Jordan dans scrubs). Il en résulte que même si la série est nouvelle on a une impression de familiarité, ce qui a l’avantage de nous mettre tout de suite dans le bain.

Pas grand chose d’autre à dire après cela, le pilot est sympa avec quelques scènes marrantes, à voir si la série confirme mais c’est un bon départ. Le cast est plutôt bon mais comme toujours il faudra voir dans la durée.

Créateur : Kevin Biegel et Bill Lawrence
Network : ABC
Genre : Comédie
Cast : Courteney Cox, Christa Miller Lawrence, Brian Van Holt, Busy Philipps, Dan Byrd, Ian Gomez et Josh Hopkins
Quand ? : Le mercredi à 21h30
Must see ou pas ? : Must see !

Modern Familly

Série très bien reçu par la critique mais je dois avouer que j’ai un peu de mal. Non pas que le jeu des acteurs soient mauvais puisque globalement c’est même très bon (excepté la très énervante Sofia Vergara).

Réalisé sous forme de mockumentaire, la série suit 3 familles qui sont sensées être le reflet de notre époque (D’où le titre), un couple à la composition normal mais aux parents un peu décalés (surtout le père), une famille recomposée et un couple d’homosexuel ayant adopté une petite vietnamiene.

Le problème pour moi est que j’ai du mal avec ce genre de série, malgré un bon jeu d’acteur et une histoire qui tient la route, ce type d’humour n’est pas pour moi. Donc honnêtement je ne peux que vous conseiller de regarder, si vous aimez le genre je pense que la série est de bonne facture.

Créateur : Steven Levitan et Christopher Lloyd (II)
Network : ABC
Genre : Comédie
Cast : Ed O’Neill, Julie Bowen, Burrell, Rico Rodriguez, Jesse Tyler Ferguson, Ariel Winter, Eric Stonestreet et Nolan Gould
Quand ? : Le mercredi à 21h00
Must see ou pas ? : Up to you !

(Photo : ABC)

23 septembre 2009

Preview 2009 : NCIS : Los Angeles

NCIS débarque à LA avec une nouvelle équipe, un nouveau générique et surtout apparrement une nouvelle armée tant l’ambiance fait colonie de vacances comparé au NCIS de base.

Biens sur il est normal que la série change de ton et d’ambiance, le but n’est pas de faire une mauvaise copie de NCIS. Je dois dire que j’aime beaucoup l’original et suis toujours chagriné de voir des commentaires pas terrible de la part des critiques. Je veux bien être d’accord pour dire que NCIS n’est pas d’une originalité folle mais je refuse de penser que c’est juste un autre cop show et pense que dans les créneau des séries grand public, elle défend plus qu’honorablement sa place.

Mais revenons à L.A. avecLadies Love Cool James et Chris O’Donnell en lead s’il vous plait ! Le moins qu’on puisse dire c’est qu’à part le titre et le directeur du NCIS interpréte par Rocky Carroll la série ne ressemble en rien à sa grande soeur. Neanmoins pour que le spéctateur ne l’oublie pas, la série reprend le principe de la photo noir et blanc pour les coupures pub avec une petite évolution technique cependant.

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de vous faire le pitch de la série mais je vais quand même parler des quelques nouveautés de ce spin-off. Premièrement la série ne se concentre pas sur une antenne banale du NCIS mais une unité chargée de mission d’infiltration. Comme je le disais dans l’intro on quitte ainsi le coté militaire de la série mère pour ce retrouver dans une ambiance beaucoup plus “civile” et décontracté. Nouveauté aussi, on ne suit plus vraiment une équipe mais surtout les deux héros, je m’explique. Là où Gibbs est presque toujours entouré de ses petits compagnons, LL Cool J et Chris O’Donnell ont véritablement une prépondérance par rapport à leurs collègues.

Qu’on se le dise NCIS : LA est vraiment différente et n’est pas juste une déclinaison de la série originale comme cela a été fait pour les experts. En tout cas la série semble avoir plu puisque le series premiere diffusé hier sur CBS a réalisé un beau 18,5 millions tandis que NCIS a fait 20 millions, soit son record. Quant à moi j’ai plutôt aimé, c’est un cop show solide avec un cast qui se débrouille pas trop mal, on passe un moment sympa et pas prise de tête qui correspond à ce qu’on attend de la série. Je ne la regarderais sans doute pas toute les semaines mais c’est une bonne alternative à une soirée rediff !

Note : Je ne traiterais pas de toutes les nouveautés de la saison, on peut exclure de prime abord The CW car aucun pitch ne m’attire, The Good Wife ou encore Accidentally en Purpose déjà diffusée seront traité dans quelques jours.

Créateur : Shane Brennan
Network : CBS
Genre : Drama/Cop Show
Cast : LL Cool J, Chris O’Donnell, Daniela Ruah, Adam Jamal Craig et Linda Hunt.
Quand ? : Le mardi à 21h00
Must see ou pas ? : Why not !

(Source pour audience : Nielsen ratings via www.tvchronik.com)

22 septembre 2009

Preview 2009: Bored To Death

Ca y’est c’est la rentrée et elle a commencé dès dimanche soir dernier avec la fameuse cérémonie des Emmys Awards (sur lequel je reviendrais peut-être mais en attendant les résultats c’est par ) plutôt réussie cette année. Pendant ce temps là Bored to Death une nouvelle comédie avec Jason Schwartzman était diffusée sur HBO.


(Crédit : HBO)

Bon franchement j’ai pas trouvé ça folichon, Jonathan est un écrivain qui boit et fume beaucoup, ce qui énerve sa copine au plus au point qui décide de le quitter. Complètement désemparé et seul, il décide de s’improviser détective privée en s’inspirant des personnages de ses livres préférés.

[Attention Spoiler]
L’épisode s’ouvre sur le déménagement de la future ex petite-amie et une petite scène qui nous montre un peut la personnalité du héros dans un style très Wes Anderson (Réalisateur avec lequel Schwartzman a travaillé plusieurs fois). Puis après une période de flottement il va se décider à publier une annonce pour proposer ses services. Il va dégoter sa première affaire, une fille qui recherche sa soeur disparue après qu’elle est rompue avec son petit ami. Il va la retrouver et se retrouver face à la police qui va lui expliquer d’arrêter ce qu’il fait, en vain bien sûr. Entretemps il se rend à une soirée d’une de ses connaissances Georges qui l’a engagé pour faire parler les célébrités et ainsi avoir des bons mots.
[Fin Spoiler]

En regardant ce pilote j’ai eu une impression de facilité et de déjà vu ce qui n’est pas commun sur HBO. Je suis pas un fan de la chaîne à péage mais on ne peut généralement pas lui reprocher son manque d’originalité, or dans Bored to Death l’histoire semble déjà entendu mille fois. Peut-être à cause de la série Castle diffusé depuis le printemps sur ABC et qui a globalement le même sujet ? [Spoiler] Le héros fait semblant de savoir faire quelque chose qu’il n’a jamais fait, il y réussi plus ou moins, on lui dit d’arrêter mais il continue quand même.[Fin spoiler]

A coté de ça le jeux monolithique de Jason Schwartzman s’il convient à l’univers de Wes Anderson est un peut à contre rythme d’une série comique (surtout que l’action est plus présent que dans une série comme The Office où la lenteur du jeux colle parfaitement à l’univers de la série. Enfin le sidekick de Jonathan qui est interprété Zach Galifianakis m’a paru relativement inutile à l’inverse de George. A voir donc comment le personnage se développera.

Pour l’instant je reste mitigé même si je suivrais le début de la saison pour voir si cela s’améliore. Wait & see… (A savoir que globalement les critiques sont beaucoup plus enjoué que moi, à voir donc si je fais une réaction allergique !)

Créateur : Jonathan Ames
Network : HBO
Genre : Comédie
Cast : Jason Schwartzman, Zach Galifianakis et Ted Danson
Quand ? : Le dimanche à 21h30
Must see ou pas ? : ou pas !

18 septembre 2009

Vive les tv locales !

Un petit billet inutile du vendredi soir sur mon grand bonheur de la journée après la défaite de l’équipe de France de basket hier et celle de La Mon’f cet après-midi !

Vous l’aurez compris à la photo, mon bonheur c’est Parker Lewis ! Série que j’ai pu regarder cet après-midi sur la chaîne parisienne IDF1 (Que je ne connaissais pas). Alors les nouveaux se demandent où ils sont tombés, les quelques lecteurs habitués pensent que je suis devenu fou, mais pas du tout ! Bien sur Parker Lewis ne perd jamais est une série pour ado, mais c’est avant tout une madeleine de Proust. Et pas seulement !

Parker Lewis n’est pas une teen-series comme les autres ! Complètement folle et à la limite du cartoon, la série a un univers visuel très coloré et excentrique sortant presque du réel, comme lorsque Jerry sort tout un tas de chose de son pardessus ou quand on voit la taille des placards qui semblent aussi grands qu’un terrain de foot. Comment ne pas mentionner les chemises du héros interprété par Corin Nemec (Que l’on retrouvera dans la 6e saison de Stargate SG1) qui sont importables pour tous les êtres humains mais qui bizarrement collent bien au personnage.

Mais l’intérêt de la série ne réside évidement pas uniquement dans la photo et le décors. C’est avant tout l’humour et l’histoire qui la démarque d’une banale série pour ado. Les auteurs n’ont pas choisis la facilité et intègrent des références au film le Parrain ou bien même Casablanca qui prouvent le niveau plutôt relevé de la série. Jerry, “Monsieur” Parker et “Monsieur” Randall ont pour simple but de faire le plus de blagues et de bêtises possibles et accessoirement de rendre hystérique la proviseur mégalo, madame Musso. Ajoutez à cela le monstre du lycée Kubiac gentil crétin qui effraie tout le monde et pourrait manger un troupeau de vache au petit déjeuner, Franck Lemmer le sbire limite gothique de la proviseur et la petite soeur de Parker, Shelly qui font tout pour que les héros se fassent prendre et vous avez une légère idée de l’ambiance de la série.

Enfin il faut voir aussi le contexte américain de la série. En effet elle était diffusé sur le tout jeune network Fox qui n’a alors que 4 ans. Elle surf également sur le succès du film Ferris Bueller’s Day Off qui est adapté officiellement au même moment (et diffusé sur le même créneau) par NBC, ce qui suscitera quelques controverses. Néanmoins l’adaptation officielle du film culte fera un flop et c’est Parker Lewis qui remportera le duel et symbolisera avec d’autres programmes comme les Simpsons le caractère innovant de la Fox.

Aucun problème..

(Crédit photo : Fox)

14 septembre 2009

Nouvelle règle : Plus de VO !

J’ai fait un article il y a quelque mois sur la VO et sa présence en France. Je vous avez parlé des quelques séries diffusées de cette manière sur les chaines hertziennes et de mon souhait d’en voir plus.

Et bien ce souhait a été exaucé ! Jeudi dernier dans un de mes grands moments d’effort, j’étais avachi sur mon lit à zapper et bam je suis tombé sur Zoolander sur TMC. Alors d’accord Zoolander en soi-même n’a pas grand intérêt, mais ce qui m’a interpellé c’est le fait que Ben Stiller et ses petits camarades discutaient en anglais. Ô joie, bonheur intense pour mes oreilles en feuilles de choux qui pouvaient se délecter de la langue de Shakespeare !

Mais ce n’est pas tout, n’étant pas véritablement satisfait par la prestation d’Owen Wilson et de ses compères je décidais de zapper à nouveau pour me diriger vers M6. Là je tombe sur Bones et encore une fois, l’anglais résonne à mes oreilles. Hallucinant un peu plus je me demande si je ne suis pas trop fatigué de ma journée passer en montagne au milieux d’anglais et d’australiens sur une arrête pas très large.

Je me suis donc un peu renseigné sur l’état des lieux, M6 a annoncé en juin qu’elle allait généraliser la VO et donc que des programmes comme Desperate Housewives ou Bones ont l’honneur du multilingue, malheureusement NCIS n’a pas le même traitement, le plus gros succés de la chaîne n’y a pas le droit à cause du contrat liant CBS et M6.

Quoiqu’il en soit, je ne peut être qu’enthousiaste face aux initiatives des chaînes. A l’inverse, il est toujours consternant de voir que le service public est incapable de nous proposer quelque chose en VO alors que l’on sait maintenant que c’est un outil appréciable pour l’apprentissage des langues ! Enfin je quitte la télévision pour me diriger vers Itunes ou la VOST a enfin fait son apparition notamment sur les séries du catalogue Warner Brothers.

Beaucoup de positif donc pour cette rentrée, en espérant qu’on puisse avoir bientôt le choix sur tous les programmes !

9 septembre 2009

Preview 2009 : Glee

Soyons clair si vous êtes dans le Glee Club, l’A/V Club ou la Chess Team, il y a de fortes chances que vous soyez un looser selon les critères de coolitude des lycéens américains (Perso, j’étais dans l’A/V Club…). C’est globalement le parti que prend le pilot de Glee, la nouvelle création de Ryan Murphy papa du controversé Nip/tuck.

Will Schuester professeur d’espagnol est désigné pour reprendre en main la désastreuse chorale de l’école, déserté par tout le monde, elle n’a jamais rien gagné alors que d’autres clubs comme celui des pom-pom girl entraîné par Sue sylvester - la géniale Jane Lynch - font un véritable carton. Notre sympathique professeur d’espagnol va donc réorganisé tout ça et rassembler des personnages tous plus différents les uns que les autres dans un furieux air de tout le monde “il peut faire quelque chose de sa vie”

Autant dire que c’est le grand écart pour Ryan Murphy qui passe des sulfureux chirurgiens esthétiques entourés de créature de rêve aux gentils looser du midwest. La question qui se pose est : le grand écart est-il réussi ? Oui et non. Oui parce qu’enfin on a devant les yeux un pitch qui change pour une série tv, il y a une véritable audace. Non parce qu’on retombe parfois dans les travers, on est différent mais on s’assume, soit comme tu le souhaites, t’iras au bout de tes rêves (blablabla) même si j’ai rien contre l’idée d’être différent, on avait compris en regardant Footloose y’a 25 ans… (Pour ne pas remonter plus loin et parce que c’est toujours marrant de citer Footloose !).

Et la musique ? Bah oui parce que lorsqu’on parle de chorale, on pense bizarrement à ça. Pour le premier épisode la prod n’a pas pris trop de risque avec Don’t Stop Believing de Journey notamment entendu dans View from the Top (Oui je fais un concours pour référencer le film le plus cheezy…) et à peu près toutes les séries de ces dernières années, des Sopranos à Scrubs ! Mais l’arrangement qui est fait étant très sympathique et travaillé, le coup est plutôt réussi.

A voir donc, même si je reste plutôt optimiste quant à la qualité de la série j’ai peur qu’elle ait du mal à trouver son public, qui a envie de voir une comédie musicale toutes les semaines ? Surtout qu’il y a de fort à parier que les chansons ne soient pas aussi efficace dans tous les épisodes.

Créateur : Ryan Murphy
Network : Fox
Genre : Drama musical
Cast : Jane Lynch, Matthew Morrisson, Lea Michelle et Cory Monteith
Quand ? : Le mercredi 9 septembre à 21h30
Must see ou pas ? : Must see !

Note : Le Blog reprendra dans le courant de la semaine prochaine mais le Season Premiere de Glee étant diffusé ce soir il me paraissait plus malin de publier ce billet aujourd’hui.

20 août 2009

Préview 2009 : Community.

Avant de partir, un petit bonus avec la critique du pilote de la Sitcom d’NBC !


(crédit : NBC)

Franchement ça fait longtemps que j’avais pas vu un pilote de sitcom aussi enthousiasmant sur NBC, n’étant pas vraiment dans le délire The Office ou 30 rock, la grille Sitcom d’NBC ne m’attirait pas vraiment.

Le pitch est simple, Jeff un avocat voit son diplôme (pas très net) invalidé, il doit donc retourner à la fac où il sera entouré de personne qui sont aussi peu à leurs places que lui. De la mère divorcée au vieux pervers - qui n’est autre que le truculent Chevy Chase - en passant par john Oliver, déjà hilarant dans The Daily Show, toute une galerie de personnages délurés est installée dans le pilot.

Le tout est emmené par l’excellent Joel McHale qui va devenir une sorte de mentor pour toute cette équipe de doux dingues, dans un épisode qui rappelle furieusement The Breakfast Club, film culte du Brat Pack des années 1980 - Au passage ABC a annoncé l’adaptation d’un autre film phare du Brat Pack, St Elmo’s Fire. Pas de rire enregistré, un cast qui tient la route et une approche qui sort de l’ordinaire, Community a tous les atouts pour devenir une bonne série, à défaut de faire des succès d’audiences ! A voir donc si la série confirmera mes premières impressions.

Image de prévisualisation YouTube

Créateur : Dan Harmon
Network : NBC
Genre : Sitcom
Cast : Joel McHale, Chevy Chase, John Oliver et Gillian jacobs
Quand ? : Le jeudi à 21h30
Must See ou pas ? : Must See !

20 août 2009

Reprendre son souffle.

Salut tout le monde,

juste pour dire que le blog prend ses vacances d’été, j’aurais aimé être plus actif ces dernières semaines, mais malheureusement j’ai eu un emploi du temps surchargé

Je reviendrais mi-septembre avec des critiques sur les nouveautés, des articles de fond et le meilleur des séries (sachant qu’il n’y aura pas que ça comme ça a été le cas ce dernier mois…).

Voila, en espérant que vous me lisez depuis le sable chaud !

20 août 2009

Le meilleur des séries : The Wire

Baltimore, ses rues malfamés, l’inspecteur Mcnulty et ses petits camarades, où comment l’une des meilleurs série de tout les temps reste inconnue en France.


Crédit : HBO

Est-ce à cause de la mise en scène réaliste et sans concession de la série ? Ou bien est-ce plutôt dû au fait qu’elle traite d’une problématique purement américaine ? Quel qu’en soit la raison, la série n’a pas su trouver sa place au pays de Josephine Ange Gardien. On peut écarter une chose, ce n’est pas à cause de sa qualité tant cette série est prenante et composée de personnage fort, divers et identifiable. Ainsi si Bill Clinton avouait qu’il aimait beaucoup Boston Legal, The Wire a les honneurs du nouveau président démocrate puisque Barack Obama considère Omar Little comme son personnage préféré de la télévision.

La série commence par une scène de crime. Sur place ? Des enfants, des policiers, des dealers… le ton est donné. La série se veut sombre mais pas déprimante, sérieuse mais pas aseptisée, réaliste mais pas écoeurante - parfois. En fait, The Wire est un véritable projet politique, là où une série aurait pu se contenter de la chasse au trafiquant de drogue, The Wire a pris le parti de s’éloigner de cette thématique au fil des saisons pour s’intéresser à d’autres phénomènes américains, les syndicats flirtant avec les mafieux, le racisme latent, la corruption en politique, la déliquescence du système d’éducation… on continue ? On pourrait croire que le tableau dépeint est trop sombre mais il ne fait que reprendre avec réalisme la situation de Baltimore, ville parmi les plus dangereuses des Etats-Unis…

Sans jamais tomber dans le moralisme ou les bons sentiments, The Wire ne cherche pas à sanctifier la police ou à l’inverse démoniser les malfrats, tout en ne faisant pas d’eux des victimes de la société. Réalisme - je disais- est vraiment le mot qui s’applique à The Wire, pas de gros 4×4 et peu de moyen tandis que la lourdeur administrative se fait ressentir. Son créateur David Simon sait de quoi il parle, journaliste au Baltimore Sun pendant une dizaine d’année, il a passé un bon bout de temps sur le terrain. Ces éléments font tout simplement de Sur Ecoute le meilleur cop show qu’il m’ait été donné de voir.

Créateur : David Simon
Saisons : 5

10 août 2009

Le meilleur des séries : Code Quantum

La tentation est grande lorsqu’on parle de série des années 80 de rajouter des séries tel que l’Agence tout risque pour le coté madeleine. Mais contrairement à cette dernière Quantum Leap ce distingue clairement par son pitch et ses acteurs… Oh boy !

Créer par Donald P. Bellisario, également le papa de Magnum ou plus récemment de NCIS, Code Quantum fait partie des séries cultes de la fin des années 80. Sam Beckett, un brillant scientifique, se retrouve bloqué dans le passé et “saute” de personne en personne pour empêcher le tournant tragique que doit prendre leur vie. Pour accomplir cette mission il est aidé d’Al, un collègue et ami resté dans le présent avec qui il communique par hologramme.

Passé l’excellent générique, Code Quantum est une série qui se distingue d’abord par ses deux acteurs principaux, Scott Bakula et Dean Stockwell, ayant tous les deux remporté un Golden Globe pour leurs performances. Ensuite la série repose sur un savant mélange d’humour et d’action, renforcé par les situations assez ubuesque lorsque Sam incarne une femme ou bien un rabin.

Mais la question que l’on se pose souvent est de savoir pourquoi Sam fait ça. En effet, on sait que l’expérience a raté, le but était de retourner dans le passé et de pouvoir y voyager à sa guise, pas de se trimballer aléatoirement en sauvant des gens :). Les fans trouveront la réponse que dans le dernier épisode (que je me garderais bien de dévoiler). Par ces interrogations la série a développé sa mythologie, si on est anxieux de savoir comment Sam réussira a sauver la personne dans chaque épisode, on se demande de plus en plus pourquoi il fait ça, quelles en sont les raisons.

Code Quantum reste tout de même une série à part, se distinguant des séries de l’époque par un pitch vraiment novateur qui ne fait que reprendre le fantasme de la machine à renvoyer dans le temps. Qu’une chose à dire, et en VF cette fois-cî, Oh Bravo !

Créateur : Donal P. Bellisario
Saisons : 5

25 juillet 2009

Le meilleur des séries : Futurama

Autant vous prévenir tout de suite, Futurama est la seule série animé à figurer dans mon panthéon.


Leela, Bender et Fry dans une référence idote :) (Crédit Photo : 20th Century Fox)

“L’autre” série du créateur des Simpsons est pour moi la meilleure des deux. Bien sûr quand on est fan de Futurama on ne peut pas renier les Simpsons, tout simplement parce que c’est grâce à celle-cî que la série de SF la plus barré de tous les temps a pu exister. Mais les Simpsons je trouve ça sympa le temps d’un épisode et je m’ennuie rapidement, tandis que Futurama me fera souvent pleurer de rire.

Soyons franc, Futurama ne s’apprécie vraiment qu’avec une pop culture geekisante, le nombre de référence à Star Trek, aux maths quantiques et autres blagues de prépa math ne sont pas des plus accessibles, comme par exemple tous les clins d’oeil écrit en binaire.. Cette série est un clin d’oeil permanent à beaucoup de ce qui constitue la sous-culture (en culture marginal, pas moins bonne que les autres) geek, de la Fantasy à la SF en passant par les comics ou jeux-vidéo. Et ça tombe bien à part les comics que je ne connais qu’un peu on tombe sur tout une frange de ce que je me plaît pompeusement à appeler ma “pop culture” !

L’intérêt de la série ne réside pas seulement dans ces références, bien que cela constitue un terreau indéniable pour nombre de péripétie, Matt Groening et David X. Cohen ont su créer une galerie de personnages aussi hauts en couleur que chez les petits hommes jaunes. Plaçons le pitch d’abord, Fry un livreur de pizza se fait cryogéniser par accident en 1999 et se fait décongeler 1000 ans plus tard, s’en suive les aventures du livreur qui va tenter de s’adapter à un monde totalement loufoque. Le vieux professeur Farnsworth très drôle dans son mélange de professeur Frankenstein/Tournesol, savant aussi fou que sénile, créé toute sorte de chose les plus loufoques les unes que les autres grâces aux revenues de sa société de livraison Planet Express. Société qui lui fourni aussi ses cobayes.

Fry sera accompagné de Leela une cyclope fleur bleu avec un côté femme fatale qui est la capitaine du vaisseau de livraison, Amy la stagiaire qui est prête a sauter tout ce qui bouge, Hermes, jamaïcain danseur de limbo et très à cheval sur la réglementation. Il faut rajouter à cela le Docteur (en médecine) Zoïdberg, crustacée de l’espace qui connaît aussi bien le corps humain que je connais le système de reproduction du pingouin violet. Sans oublier mon préférer, Bender, le robot tordeur qui n’a aucune morale qui est alcoolique, voleur et fumeur de cigare, fan de “All my Circuit” (La vraie série est le soap “All my Children” et est diffusée sur ABC) et grand amateur de porno robot… Tout un programme je vous dit !

Enfin la série a la bonne idée de renaître de ses cendres puisque la chaîne Comedy Central a commandé une saison de 26 épisodes pour notre plus grand bonheur !!

Créateur : Matt Groening
Saisons : 4 + films + en production.

24 juillet 2009

Le meilleur des séries : Friends

Comment passer à coté de la sitcom sans doute la plus populaire au monde lorsqu’on parle des meilleurs séries ? C’est simple on ne peut pas et à raison pour une fois.

Le cast de Friends dans les premières saisons. (Crédit photo : Warner bros/NBC)

Parce que soyons honnêtes entre nous, les séries les plus vues aujourd’hui ne sont pas forcément les meilleurs, quand on voit que les différentes déclinaisons de CSI font des chiffres de fous furieux en France tout en marchant plutôt pas mal dans le reste du monde, il y a de quoi avoir peur…

Alors Friends n’est pas une série qui se distingue par sa réflexion sur la condition humaine ou même par des dialogues super élaborés, mais franchement qui ne peut pas rire devant les aventures de Monica, Phoebe, Rachel, Chandler et Joey, sans oublier Ross ? De bonnes histoires et un (très) bon panel de personnage auquel beaucoup peut s’identifier, de la folle de service (Phoebe) au geekisant Ross sans oublier mon préféré blagueur en série un peu lourd : Chandaler Bong ! (Selon la fameuse adresse du guide tv :))

Pourquoi Friends a-t-elle aussi bien marché ? Honnêtement des gens plus compétent que moi dans le domaine ont déjà dû y répondre et de meilleur façon. Mais je pense que c’est une combinaison de facteur, les années 90 étaient particulièrement propices aux sitcoms et Friends avait la qualité d’être universelle à la différence de très bonnes séries comme Seinfeld, Cheers ou Roseanne. Puis bien sûr, on rit, on s’attache et on en redemande tant les premières saisons sont impeccables. Mais cela étant la qualité d’une série ne fait pas forcément son succès (A ce propos voir le dernier numéro de Génériques) et Friends a cette petite magie en plus qui fait qu’elle est devenu une des séries les plus populaires au monde (avec baywatch, sic).

Je pense cela étant que la série a bien fait de s’arrêter, les deux dernières saisons tournaient en rond et c’est toujours dommage quand une série “Jump the shark” , Friends a surfé avec la limite mais n’a jamais dépassé la ligne principalement grâce à ses personnages principaux qui après 10 ans d’existence ont tous finis par rentrer dans nos coeurs (même Rachel !). Voila ce que je pouvais dire de Friends, série qui m’est d’autant plus cher que c’est celle que je regardais enfant ou au moins jeune quand je vivais à Londres et que je ne parlais pas encore super bien la langue de Shakespeare…

Créateurs : David Crane et Marta Kauffman
Saison : 10

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